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ENÉADAS

Plotino - Tratado 22,8 (VI, 4, 8) — Inteligível e corpos

Enéada VI, 4, 8

terça-feira 29 de março de 2022, por Cardoso de Castro

    

Chap. 8. Étant incorporel, l’intelligible ne possède aucune des caractéristiques des corps : le lieu, la divisibilité, la passivité. [Richard Dufour]

    

Igal

8. Como aquí se trata de la luz de un cuerpo, es claro que puede decirse de dónde viene, ya que se puede indicar también de qué cuerpo emana. Si es realmente inmaterial y no necesita del cuerpo para nada, será por naturaleza anterior   a todo cuerpo, ya que estará situada en sí misma; pero posiblemente no tenga necesidad de residir en sí misma, aunque, si un ser así no tiene origen   ni proviene a la vez de un cierto lugar o no pertenece a un cuerpo, ¿cómo decir que una parte suya se encuentra en un lugar y otra en otro? Con ello precisaríamos ya un punto de partida y le asignaríamos un ser determinado. Nos queda por afirmar que, si un ser participa de la luz, participa asimismo de la potencia del universo  , pero sin que la luz resulte afectada y sufra división alguna. De un ser que pertenece a un cuerpo podemos decir que sufre, aunque sólo sea por accidente; se le atribuye, pues, ese carácter e incluso el de ser divisible, puesto que es una parte de un cuerpo, cual ocurre con la afección o la forma. Mas, el ser   que nada tiene que ver con cuerpo alguno, no obstante la solicitud del cuerpo, ese ser, por necesidad, no puede de ningún modo experimentar las pasiones del cuerpo y ni siquiera, por supuesto, la divisibilidad; porque ésta es la primera afección de un cuerpo como tal cuerpo. Por tanto, si lo divisible queda vinculado a la naturaleza del cuerpo, lo indivisible   será algo incorpóreo  . ¿Cómo, pues, podríamos dividirlo, si carece de magnitud? Es indudable que si algo extenso participa de alguna manera en un ser carente de magnitud, participará en él sin necesidad de dividirlo, porque, en otro caso, habría que atribuirle la extensión. Cuando se dice que la unidad se da en la pluralidad, no quiere decirse con ello que la unidad se convierta en multiplicidad. Lo que pasa es que se atribuye a la unidad el carácter de lo múltiple, al verla a la vez en una pluralidad de cosas. No significa, pues, que pertenezca a cada una de las cosas ni a todas ellas el que lo uno se dé en una pluralidad; porque lo uno pertenece a sí mismo   y existe en sí, y al existir en sí no se abandona a sí mismo. Pero no se afirmará por ello que esa sola cosa sea tan grande como el universo sensible   o siquiera como una parte de este universo. Ya hemos dicho que carece de magnitud y, ¿cómo entonces atribuírsela ahora?

Establecemos la comparación en magnitud de un cuerpo con otro, pero no cabe de ningún modo esa atribución con cualquier otra naturaleza. Sí no mentamos para nada la cualidad, no podemos hablar de una situación en uno u otro lugar, ni decir, por tanto, que una cosa está aquí o allá. Estaría cada vez en un determinado lugar. Si referimos la divisibilidad de una cosa al hecho de que se encuentre en un lugar, esto es, a que cada parte ocupe una situación determinada, ¿cómo, entonces, podría ser divisible lo que no ocupa esa situación? Convendrá considerarlo como indivisible y compañero de sí mismo, bien que muchas cosas deseen unírsele.

Si muchas cosas aspiran a él, es claro que aspirarán a él en totalidad; y si la participación de que hablamos puede darse, es claro que será también una participación en totalidad. Conviene decir que una participación así entendida no es una posesión, y que lo no divisible no pertenece propiamente a ningún ser. Sólo en este sentido permanecerá por entero en sí mismo e, igualmente, en las cosas que nosotros vemos. Si no se diese por entero, no estaría en sí mismo, con lo cual las cosas no participarían en lo que ellas desean, sino en otro ser que no constituye el objeto de su aspiración.

Bouillet

VIII. La lumière   émanant d’un corps, il est aisé de dire d’où elle vient, parce qu’on sait où ce corps se trouve placé. Mais si un être est immatériel, s’il n’a aucun besoin de corps, s’il est antérieur à tout corps, édifié sur lui-même (38), ou plutôt s’il n’a pas besoin, comme le corps, d’être édifié quelque part, l’être doué d’une pareille nature n’a point d’origine d’où il soit sorti, ne réside dans aucun lieu, ne dépend d’aucun corps. Comment pourriez-vous donc dire qu’il a une de ses parties ici, une autre là? car de cette manière il aurait une origine d’où il serait sorti et il dépendrait de quelque chose. Il faut donc dire que si une chose participe à cet être par la puissance de l’univers, elle participe à cet être tout entier, sans qu’il change pour cela ou qu’il soit divisé : car c’est à l’être uni à un corps qu’il convient de pâtir (quoique souvent cela ne lui arrive que par accident), et sous ce rapport on peut dire qu’il est passif et divisible (39), 321 puisqu’il est quelque chose du corps, qu’il en est ou la passion, ou la forme. Quant à l’être qui n’est uni à aucun corps, et auquel le corps aspire à s’unir, il ne doit partager en aucune façon les passions du corps en tant que corps : car se diviser est la passion essentielle du corps en tant que corps. Si le corporel est divisible de sa nature, c’est également de sa nature que l’incorporel est indivisible. Comment en effet diviser ce qui n’a pas d’étendue? Si donc l’être étendu participe à l’être qui n’a pas d’étendue, il participe à cet être sans le diviser ; sinon, cet être aurait de l’étendue. Par conséquent, lorsque vous dites que l’unité [de l’Être universel] est dans la multitude, vous ne dites pas que l’unité est devenue multitude, mais vous rapportez la manière d’être de la multitude à cette unité en la voyant dans toute cette multitude à la fois. Quant à cette unité, il faut bien concevoir qu’elle n’appartient à aucun individu ni à toute la multitude, mais qu’elle n’appartient qu’à elle seule, qu’elle est elle-même, et qu’étant elle-même elle ne se manque pas à elle-même. Elle n’a pas non plus une grandeur telle que celle de notre univers, ni, à plus forte   raison, telle que celle d’une des parties de l’univers: car elle n’a absolument aucune grandeur. Comment aurait-elle telle grandeur ? C’est au corps qu’il convient d’avoir telle grandeur. Quant à l’Être qui a une nature toute différente de celle du corps, il ne faut lui attribuer aucune grandeur. S’il n’a aucune grandeur (40), il n’est nulle part; il n’est pas ici et là : car de cette manière il serait en divers lieux (41). Si donc la division par rapport aux lieux ne convient qu’à l’être dont une partie est 322 ici et une partie là, comment se diviserait l’Être qui n’est pas ici et là? Par conséquent, l’Être incorporel doit rester en lui-même indivisible, quoique la multitude des choses aspire à s’unir à lui et y parvienne. Si elles aspirent à le posséder, elles aspirent à le posséder tout entier, en sorte que, si elles parviennent à participera cet Être, elles participent à cet Être tout entier autant qu’elles le peuvent. Toutefois les choses qui participent à cet Être doivent participer à lui comme si elles n’y participaient pas, en ce sens qu’il n’appartient en propre à aucune d’elles. C’est ainsi que cet Être demeure tout entier en lui-même et dans les choses dans lesquelles il se manifeste; s’il ne demeurait pas entier, il ne serait plus lui-même, les choses ne participeraient plus à l’Être auquel elles aspirent, mais à un autre être auquel elles n’aspirent pas.

Guthrie

UNITY IS IN THE MANIFOLD BY A MANNER OF EXISTENCE.

8. When light emanates from a body it is easy to tell when it shines, because the location of that body is known. But if a being be immaterial, if it have no need of a body, if it be anterior to all bodies, and be founded on itself, or rather if it have no need, as has a body, or resting on any foundation—then, a being endowed with such a nature has no origin from which it is derived, resides in no place, and depends on no body. How could you then say that one of its parts is here, and another is there? For thus it would have an origin from which it had issued, and it would depend from something. We must, therefore, say that if something participate in this being by the power of the universe, it participates in this being entirely, without thereby being changed or divided; for it is a being united to a body that suffers (although often that happens to it only accidentally), and in this respect it may be said that it is passive and divisible, since it is some part of the body, either its passion, or form. As to the (being) which is united to any body, and to which the body aspires to be united, it must in no manner share the passions of the body, as such; for the essential passion of the body, as such, is to divide itself. If, therefore, the body be by nature inclined to divide itself, then is the incorporeal, by nature, indivisible. How, in fact, could one divide that which has no extension ? If, therefore, the extended (being) participate in the (being) which has no extension, it participates in this (being) without dividing it; otherwise, this (being) would have extension. Consequently, when you say that the unity (of the universal   essence) is in the manifold, you do not say that unity has become manifold-ness, but you refer to this unity the manner of existence of the multitude, seeing it in this whole multitude simultaneously. As to this Unity, it will have to be understood that it belongs to no individual, nor to the whole multitude, but that it belongs to itself alone, that it is itself, and that, being itself, it does not fail to support itself. Nor does it possess a magnitude such as of our universe, nor, let alone, such as that of one of the parts of the universe; for it has absolutely no magnitude. How could it have any magnitude? It is the body that should have such magnitude. As to the (being) whose nature is entirely different from that of the body, no magnitude should be ascribed to it. If it have no magnitude, it is nowhere; it is neither here nor there; for if so, it would be in several places. If then the local division suits only the (being) of which one part is here, and the other there, how could the (being) that is neither here nor there be divided? Consequently, the incorporeal (being) must remain indivisible in itself, although the multitude of things aspire to unite itself to it, and succeeds therein. If they aspire to possess it, they aspire to possess it entire, so that if they succeed in participating in that (being), they will participate in that entire (being) so far as their capacity reaches. Nevertheless, the things that participate in this (being) must participate in it as if they did not participate in it, in this sense that it does not belong exclusively to any of them. It is thus that this (being) dwells entirely in itself, and in the things in which it manifests; if it did not remain entire, it would no more be itself, and things would no longer participate in the (being) to which they aspire, but in some other (being) to which they did not aspire.

MacKenna

8. The light of our world can be allocated because it springs from a corporeal mass of known position, but conceive an immaterial entity, independent of body as being of earlier nature than all body, a nature firmly self-based or, better, without need of base: such a principle, incorporeal, autonomous, having no source for its rising, coming from no place, attached to no material mass, this cannot be allotted part here and part there: that would be to give it both a previous position and a present attachment. Finally, anything participating in such a principle can participate only as entirety with entirety; there can be no allotment and no partition.

A principle attached to body might be exposed, at least by way of accident, to such partition and so be definable as passive and partible in view of its close relationship with the body of which it is so to speak a state or a Form; but that which is not inbound with body, which on the contrary body must seek, will of necessity go utterly free of every bodily modification and especially of the very possibility of partition which is entirely a phenomenon of body, belonging to its very essence. As partibility goes   with body, so impartibility with the bodiless: what partition is possible where there is no magnitude? If a thing of magnitude participates to any degree in what has no magnitude, it must be by a participation without division; divisibility implies magnitude.

When we affirm unity in multiplicity, we do not mean that the unity has become the multiples; we link the variety in the multiples with the unity which we discern, undivided, in them; and the unity must be understood as for ever distinct from them, from separate item and from total; that unity remains true to itself, remains itself, and so long as it remains itself cannot fail within its own scope [and therefore does reach over the multiple], yet it is not to be thought of as coextensive with the material universe or with any member of the All; utterly outside of the quantitative, it cannot be coextensive with anything.

Extension is of body; what is not of body, but of the opposed order, must be kept free of extension; but where there is no extension there is no spatial distinction, nothing of the here and there which would end its freedom of presence. Since, then, partition goes with place - each part occupying a place of its own - how can the placeless be parted? The unity must remain self-concentrated, immune from part, however much the multiple aspire or attain to contact with it. This means that any movement towards it is movement towards its entirety, and any participation attained is participation in its entirety. Its participants, then, link with it as with something unparticipated, something never appropriated: thus only can it remain intact within itself and within the multiples in which it is manifested. And if it did not remain thus intact, it would cease to be itself; any participation, then, would not be in the object of quest but in something never quested.