Página inicial > Antiguidade > Neoplatonismo (245-529 dC) > Plotino (204-270 dC) – Tratados Enéadas > Plotino - Tratado 22,12 (VI, 4, 12) — Metáforas da orelha, dos olhos, do som (...)

ENÉADAS

Plotino - Tratado 22,12 (VI, 4, 12) — Metáforas da orelha, dos olhos, do som e do ar

Enéada VI, 4, 12

terça-feira 29 de março de 2022, por Cardoso de Castro

Chap. 12. Métaphores de l’oreille, des yeux, du son et de l’air ; comment l’âme totale reste en elle-même, alors que le corps s’en approche et se saisit d’une âme. [Richard Dufour]

Igal

12. Muchas veces, un sonido y una palabra oral transmitidos por el aire son recibidos y percibidos por el oído, y lo mismo ocurriría con otro oído situado en el intervalo: la palabra y el sonido se acercarían hasta él, o mejor todavía, sería el oído el que vendría hasta ellos. De igual modo varios ojos tienen la misma visión y se llenan a la vez del mismo espectáculo, ello aunque el objeto contemplado se halle separado. En uno y otro caso existen unos órganos que son la vista y el oído, pero otro tanto ocurriría con el ser capaz de recibir el alma; no hay duda que la recibiría y que de este mismo hecho podrían darse derivaciones diferentes.

Un sonido se ofrece en el aire en todas partes, pero no dividido sino por entero. Respecto a la visión, si el aire experimenta de algún modo su forma, la experimenta de manera no divisible; por ello, dondequiera se encuentre el ojo, allí percibirá esa forma. Esta no es, sin embargo, la opinión general, y la damos a conocer para indicar la participación de la pluralidad en la unidad. En lo que concierne al sonido se hace todavía más evidente que una forma está presente por entero en la totalidad del aire; porque todo el mundo no escucharía lo mismo, si la palabra no estuviese por entero en cada parte del espacio y sí cada órgano receptor no la recibiese de igual manera. Sí damos por supuesto que la totalidad de un sonido se extiende por todo el aire, pero sin que una parte del aire se una a una parte del sonido y sin que éste se divida con arreglo a las divisiones de aquél, ¿por qué hemos de dudar que el alma acompañe a las divisiones del espacio y pensar, en cambio, que dondequiera esté presente -y es claro que lo está en todas partes- aparezca como no divisible?

Una vez que el alma ha llegado a los cuerpos, muestra analogía con un sonido transmitido por el aire, pero antes de incorporarse a los cuerpos semeja al que pronuncia el sonido o está en condiciones de pronunciarlo. Ya unida a los cuerpos, el alma no mantiene distancia con el que habla, el cual, al hablar, conserva la voz y la da a los demás. Los caracteres del sonido no corresponden, sin embargo, a los del alma, para lo cual los hemos elegido; tienen, con todo, semejanza en algo. Mas, el alma posee una naturaleza muy distinta y hemos de comprender que no dispone de una parte del ser en sí misma y de otra en los cuerpos; toda ella está en sí misma y a la vez se hace visible en una pluralidad de cuerpos. Y si otros cuerpos se dirigen hacia el alma para recibirla, lo que de verdad reciben, e invisible-mente, es lo que ya se daba en los otros cuerpos. No están las cosas preparadas de tal manera que una parte del alma, situada en un determinado lugar, venga también a un cuerpo determinado. Esa parte que decimos que viene a un cuerpo, se encontraba ya en el universo y en sí misma; y todavía permanece ahí aunque parezca haber venido hacia nosotros. Pero, ¿cómo podría venir? Pues si realmente no vino y sólo se la ha visto en el momento en que se encontraba presente -presente decimos sin tener que esperar la participación de un cuerpo-, está claro que permanece en sí misma a la vez que se encuentra presente al cuerpo. Por tanto, si permanece en sí misma y asimismo se da en el cuerpo, será entonces el cuerpo el que habrá venido a ella. Es el cuerpo el que, fuera del ser real, vino hasta el ser real y se instaló en el universo viviente; mas, ese mundo viviente existía ya en sí mismo y se daba en sí mismo sin división alguna de su propia masa. Porque, en verdad, carecía de volumen y el hecho de venir a él no significa que lo adquiera. No entendamos la participación como la relación de una parte con el todo; si alguna cosa extraña llega realmente a este mundo, participará por entero en él. De igual modo, sí decimos que se da totalmente en los cuerpos, admitiremos que se da también, y por entero, en cada uno de ellos. Pues en todas partes es el mismo, único y no divisible, pero total.

Bouillet

XII. Quand un son retentit dans l’air et que ce son constitue une parole, l’oreille qui est présente entend et perçoit ce son et cette parole, surtout si le lieu est tranquille. Placez dans ce lieu une autre oreille : le son et la parole s’approcheront également d’elle, ou plutôt cette oreille 328 s’approchera de la parole. Supposez aussi que plusieurs yeux considèrent le même objet : tous sont remplis de sa vue, quoique cet objet occupe une place déterminée (53). Ainsi le même objet fera éprouver des perceptions différentes à des organes différents, parce que l’un est un œil, et l’autre une oreille (54). De même, toutes les choses qui peuvent participer à l’Ame y participent en effet, mais chacune reçoit d’un seul et même principe une puissance différente. Le son est présent partout dans l’air : ce n’est pas une unité divisée, mais une unité partout présente tout entière (55); de même, si l’air reçoit la forme de l’objet visible, il la possède sans division : car, en quelque endroit que l’œil se place, il perçoit la forme de l’objet visible (selon nous, du moins : car tous les philosophes n’admettent pas cette opinion (56)). Nous donnons ces exemples pour faire comprendre que plusieurs choses peuvent participer à un seul et même principe. Du reste, l’exemple du son suffit pour montrer avec évidence ce que nous voulons expliquer ici, à savoir, que la forme est tout entière présente dans l’air entier : car tous les hommes n’entendraient pas la même chose, si la parole 329 énoncée par le son n’était point tout entière partout, et si chaque oreille ne la percevait pas également tout entière (57). Or, si dans ce cas la parole tout entière se répand dans l’air tout entier, sans que telle partie de la parole soit unie à telle partie de l’air, et que telle autre partie de la parole soit divisée avec telle autre partie de l’air, pourquoi refuser d’admettre qu’une seule Ame pénètre partout sans se diviser avec les choses, qu’elle est présente tout entière partout où elle est, qu’elle est partout dans le monde sans se diviser en parties qui correspondent à celles du monde? Quand elle s’est unie aux corps, de quelque manière qu’elle s’y soit unie, elle a de l’analogie avec la parole qui a été prononcée dans l’air, tandis qu’avant de s’être unie aux corps, elle ressemble à celui qui prononce ou va prononcer une parole. Cependant, lors même qu’elle s’est unie aux corps, elle ne cesse pas réellement de ressembler à certains égards à celui qui prononce une parole, et qui en la prononçant la possède et la donne en même temps. Sans doute la parole n’a pas une nature identique à celle des choses que nous nous sommes proposé d’expliquer par cet exemple; cependant il y a là beaucoup d’analogie.

Quant au rapport de l’Ame avec les corps, comme il est d’une nature différente, il faut bien comprendre que l’Ame n’est pas en partie en elle-même, en partie dans les corps, mais qu’à la fois elle demeure tout entière en elle-même et elle projette son image dans la multiplicité des corps [qui la reflètent comme des miroirs (58)]. Tel ou tel corps s’approche de l’Ame pour en recevoir la vie ; il l’obtient en silence et il possède ainsi ce qui était déjà dans d’autres corps. En effet, les choses n’étaient pas préparées de manière qu’une partie de l’Ame, placée dans un certain lieu, attendît un corps pour y entrer, mais cette partie de l’Ame qui entre dans 330 un corps, comme on dit, existait déjà dans l’univers, c’est-à-dire en elle-même, et elle continue d’exister en elle-même quoiqu’elle paraisse être descendue ici-bas. Comment, en effet, l’Ame descendrait-elle ici-bas? Donc, si elle n’est pas descendue ici-bas, si elle a seulement manifesté sa présence actuelle, sans attendre le corps qui devait participer à elle, évidemment l’Ame demeure en elle-même en même temps qu’elle devient présente à ce corps. Or, si l’Ame demeure en elle-même en même temps qu’elle devient présente à ce corps, [ce n’est pas l’Ame qui est venue dans le corps,] c’est le corps qui est venu en elle; c’est le corps qui, étant jusqu’alors hors du véritable être, y est entré (59), et a passé dans le monde de la vie (ἐν τῷ τῆς ζωῆς κόσμῳ) (60). Or le monde de la vie était tout en soi-même, sans étendue, par conséquent sans division. Le corps n’y est donc pas entré comme dans quelque chose d’étendu. Il a commencé à participer, non à une des parties du monde de la vie, mais ace monde tout entier. Qu’un autre corps y entre encore, et il y participera de la même manière. Par conséquent, si l’on dit que le monde de la vie est tout entier dans ces corps, il est également 331 tout entier dans chacun d’eux. Il est donc partout le même et numériquement un, sans se diviser, mais toujours présent tout entier.

Guthrie

HOW VARIOUS THINGS CAN PARTICIPATE IN THE SAME PRINCIPLE.

12. When a sound resounds in the air, and when it constitutes a word, the ear that is present hears and perceives this sound and this word, especially if the place be quiet. If another ear should come to be in this place, the sound and the word approach it likewise, or rather, this ear will approach the word. Suppose also that several eyes consider the same object; all are filled with its sight, although this object occupy a determinate place. Thus the same object will impress different organs with different perceptions, because the one is an eye, and the other is an ear. Likewise, all the things that can participate in the soul do participate therein, but each receives a different power from one and the same principle. The sound is everywhere present in the air; it is not a divided unity, but a unity present everywhere, entirely. Likewise, if the air receive the form of the visible object, it possesses it without division, for, in whatever place the eye should place itself, it perceives the form of the visible object; at, least, according to our opinion, for not all philosophers agree herewith. We give these examples to explain how several things may participate in one and the same principle. Besides, the example of the sound suffices to demonstrate what we here wish to explain; namely, that the entire form is present in the entire air; for all men would not hear the same thing, if the word uttered by the sound were everywhere entire, and if each ear did not likewise hear it entire. Now if in this case the entire word spread in the entire air, without some definite part of the word being united to a certain part of the air, and some other part of the word being united with another part of the air, how could we refuse to admit that a single Soul penetrates everywhere without dividing herself with the things, that she is entirely present everywhere where she is, that she is everywhere in the world without dividing into parts that correspond to those of the world? When she has united with the bodies, in whatever kind of union, she bears an analogy to the word which has been pronounced in the air, while before uniting with the bodies, she resembles him who pronounces, or is about to pronounce some word. Nevertheless, even when she has united to the bodies, she does not really in certain respects cease resembling him who pronounces a word, and who, while pronouncing it, possesses it, and gives it at the same time. Doubtless the word does not have a nature identical with those things that we proposed to illustrate by this example; nevertheless, there is much analogy between them.

THE BODY’S RELATION TO THE SOUL IS A PASSAGE INTO THE WORLD OF LIFE.

(Let us study) the relation of the (world) Soul to bodies. As this relation is of a different kind, it must be understood that the Soul is not partly in herself and partly in the bodies. Simultaneously she dwells entirely within herself, and also projects her image into the multiplicity of the bodies (which reflect her, like mirrors). Suppose that some definite body approach the Soul to receive life from her; it obtains life silently, and thus possesses what already was in other bodies. Indeed, conditions had not been arranged so that a part of the Soul, located in a certain place, should await a body, so as to enter into it. But this part of the Soul which enters into a body, so to speak, existed already in the universe, that is to say, in herself, and she continued to exist in herself although she seemed to have descended here below. How indeed should the Soul descend here below ? Therefore, if she did not descend here below, if she only manifested her actual presence, without awaiting the body which was to participate in her, evidently the Soul dwells in herself simultaneously with becoming present to this body. Now, if the Soul dwell in herself at the same time as she becomes present to this body (for it is not the Soul that came into this body), it is the body which entered into her; it is the body which, being till then outside of veritable Essence, entered into it, and passed into the world of life. Now the world of life was all in itself, without extension, and, therefore, without division. The body has, therefore, not entered into it as in something that possesses extension. It commenced by participating, not in one of the parts of the world of life, but in this whole world, entirely. If an additional body should also enter it, it will participate in it in the same way (entirely). Consequently, if we said that the world of life is entire in these bodies, it is similarly entire in each of them. It is, therefore everywhere the same, and numerically one, without dividing, but always present entire.

MacKenna

12. Think of a sound passing through the air and carrying a word; an ear within range catches and comprehends; and the sound and word will strike upon any other ear you may imagine within the intervening void, upon any that attends; from a great distance many eyes look to the one object and all take it fully; all this, because eye and ear exist. In the same way, what is apt for soul will possess itself of soul, while from the one identical presence another will derive something else.

Now the sound was diffused throughout the air not in sections but as one sound, entire at every point of that space. So with sight: if the air carries a shape impressed upon it this is one undivided whole; for, wherever there be an eye, there the shape will be grasped; even to such as reject this particular theory of sight, the facts of vision still stand as an example of participation determined by an identical unity.

The sound is the clearer illustration: the form conveyed is an entirety over all the air space, for unless the spoken word were entire at every point, for every ear to catch the whole alike, the same effect could not be made upon every listener; the sound, evidently, is not strung along the air, section to section. Why, then, need we hesitate to think of soul as a thing not extended in broken contact, part for part, but omnipresent within the range of its presence, indwelling in totality at every point throughout the All?

Entered into such bodies as are apt to it, the soul is like the spoken sound present in the air, before that entry, like the speaker about to speak - though even embodied it remains at once the speaker and the silent.

No doubt these illustrations are imperfect, but they carry a serviceable similitude: the soul belongs to that other Kind, and we must not conceive a part of it embodied and a part intact; it is at once a self-enclosed unity and a principle manifested in diversity.

Further, any newcoming entity achieving soul receives mysteriously that same principle which was equally in the previously ensouled; for it is not in the dispensation that a given part of soul situate at some given point should enter here and there; what is thought of as entering was always a self-enclosed entire and, for all the seeming entry, so remains; no real entry is conceivable. If, then, the soul never entered and yet is now seen to be present - present without waiting upon the participant - clearly it is present, here too, without breach of its self-inclusion. This can mean only that the participant came to soul; it lay outside the veritable reality but advanced towards it and so established itself in the kosmos of life. But this kosmos of life is a self-gathered entire, not divisible into constituent masses but prior to mass; in other words, the participation is of entire in entire. Any newcomer into that kosmos of life will participate in it entire. Admitting, then, that this kosmos of life is present entire in the universe, it must be similarly entire in each several entity; an identity numerically one, it must be an undivided entire, omnipresent.