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ENÉADAS

Plotino - Tratado 31,8 (V, 8, 8) — O inteligível é a beleza perfeita

Enéada V, 8, 8

quarta-feira 15 de junho de 2022, por Cardoso de Castro

Capítulo 8: O inteligível é a beleza perfeita; referência ao Timeu   (37c-d)

Míguez

8. Si se trata, pues, de una belleza primera, que lo abarca todo y en todas sus partes, para que no haya ni una parte que se encuentre privada de la belleza, ¿quién podrá decir de este principio no es bello? Porque no es algo que no constituya el mismo todo, sino que, o participa en ese todo o no tiene participación en él. En cualquier caso, si él no es ¿quién entonces podrá serlo? Pues es claro que lo que está antes de él no desea en modo alguno ser bello; él, en cambio, que se ofrece como la primera realidad a la contemplación, es una forma y un objeto a contemplar, algo, en fin, resulta digno de ser visto. Por lo que, Platón  , queriendo mostrar esto de una manera suficientemente clara para nosotros, hace aparecer al demiurgo como satisfecho con su obra, pretendiendo mostrar así cuán envidiable se ofrece la belleza del modelo y de la idea. Puesto que, cuando se admira una cosa realizada según su modelo, la admiración se transporta al objeto según el cual se ha realizado la obra. Sin embargo, el que no se sepa lo que ocurre, nada tiene de sorprendente; los seres que se aman y, en general, cuantos sienten admiración por la belleza sensible, desconocen que es por su modelo por quien la aman; porque esto es, ciertamente, lo que ocurre. En cuanto a que la expresión "quedó satisfecho" se refiere sin duda al modelo, lo prueba deliberadamente lo que se deduce del texto (platónico), porque dice: quedó satisfecho y quiso hacer esta obra aún más semejante a su modelo" . Y muestra en verdad cuál es la belleza del modelo al decir que su obra es bella porque proviene de él y se presenta además como su imagen. Porque si este modelo no fuese la belleza suma, dotada de una hermosura extraordinaria, ¿existiría algo más hermoso que el mundo que nosotros vemos? De ahí que no estén en lo justo quienes le dirigen sus reproches, salvo en el caso de no considerarlo como modelo.

Bouillet

VIII. Ce principe est souverainement beau : il est beau tout entier, il l’est partout, en sorte qu’il n’y a pas une de ses parties qui soit dépourvue de beauté. Qui dira que ce principe n’est pas beau? Certes, ce ne saurait être que celui qui ne possède point le beau dans sa totalité, qui n’en a qu’une partie ou même n’en a rien. Si ce principe n’était pas souverainement beau, quelle autre chose jouirait de ce privilège? car le principe supérieur [l’Un, qui est supérieur à l’Intelligence] est au-dessus de la beauté. Ce qui se présente le premier à nos regards, parce que c’est une forme et l’objet de la contemplation de l’Intelligence, voilà ce dont l’aspect est aimable (30).

C’est afin d’exprimer cette idée d’une manière frappante pour nos esprits que Platon   nous représente le Démiurge approuvant son œuvre (31), dans l’intention de nous faire admirer la beauté du modèle et de l’idée (τὸ τοῦ παραδείγματος καὶ τῆς ἰδέας κάλλος). En effet, admirer une œuvre faite à la ressemblance d’un modèle, n’est-ce pas admirer le modèle lui-même? Si l’on ignore qu’il en est ainsi, il n’y a pas lieu de s’en étonner: car les amants, et en général tous ceux qui admirent la beauté visible, ignorent qu’ils l’admirent à cause de la beauté intelligible [dont elle offre l’image] (32). Ce qui prouve que Platon   rapporte au modèle l’admiration éprouvée parle Démiurge pour son œuvre, c’est qu’après avoir dit : « il admira son œuvre, » il ajoute : « il conçut le dessein de la rendre plus semblable encore à son modèle. » II montre quelle est la beauté du modèle en disant que l’œuvre est belle et qu’elle est l’image du modèle : car, si ce modèle n’était pas souverainement beau, ne possédait pas une beauté ineffable, qu’y aurait-il de plus beau que ce monde visible? C’est donc à tort qu’on critique ce monde; tout ce qu’on a le droit d’en dire, c’est qu’il est inférieur à son modèle (33).

Bréhier

8. Beauté première, beau tout entier, et beau tout entier en toutes ses parties, si bien qu’il n’a même pas une partie où sa beauté soit en défaut, qui donc niera qu’il soit beau ? Ce n’est pas celui qui n’est pas cet être tout entier, celui qui y participe seulement, ou même n’y participe pas. Mais, s’il n’est pas beau, qui donc est beau? Ce qui est avant lui Éle Bien] ne consent pas même à être beau ; mais lui, la première réalité qui s’offre à la contemplation, on aime à le voir, pour cette raison aussi qu’il est une forme et un objet de contemplation. C’est pourquoi Platon   voulant exprimer la chose d’une manière suffisamment claire pour nous, montre le Démiurge satisfait de son ouvrage : il veut ainsi indiquer combien est aimable la beauté du modèle et de l’idée.

Lorsqu’on admire une chose faite d’après un modèle, l’admiration se rapporte à l’objet d’après qui le travail a été fait : si « l’on ignore ce qu’on éprouve, il n’y a rien d’étonnant : les amants et, généralement, les admirateurs de la beauté sensible ne savent pas que c’est son modèle qui la fait aimer ; car c’est bien son modèle. Que le mot « il fut satisfait » se rapporte bien au modèle, c’est ce que prouve la suite du texte ; car il dit : « il fut satisfait, et il voulut rendre cette aeuvre encore bien plus semblable à son modèle ; » et il montre quelle est la beauté du modèle, en disant que son oeuvre est belle parce qu’elle est venue de lui et qu’elle en est l’image: si ce modèle n’était pas le Beau supréme, d’une immense beauté, qu’y aurait-il de plus beau que le monde visible ? (monde que l’on a d’ailleurs bien tort de critiquer, sinon en tant qu’il n’est pas ce modèle).

Guthrie

IF THIS PRINCIPLE IS NOT BEAUTIFUL, NOTHING ELSE COULD BE THAT.

8. This Principle is sovereignly beautiful; it is beautiful entirely and throughout, so that not a single one of its parts lacks beauty. Who could deny that this Principle is beautiful? Only such as do not entirely possess beauty, possessing it only partially, or even not at all. If this Principle were not sovereignly beautiful, surely none other could claim that distinction. As the superior Principle (the one, superior to Intelligence) is above beauty, that which first presents itself to our view, because it is a form, and the object of the contemplation of intelligence, is that whose aspect is amiable.

PLATO   SYMBOLIZES THIS BY MAKING THE CREATOR ADMIRE HIS HANDIWORK.

It was to express this idea strikingly that Plato   represents the demiurgic creator as admiring his handiwork, which would lead us also to admire the beauty both of the model and of the idea. After all, admiration of a work made to resemble a model amounts to admiration of the model itself. However there is no reason for astonishment at persons to whom this idea seems novel, for lovers  , and in general all those who admire visible beauty do not realize that they admire it only because (it is the image) of the intelligible beauty. That Plato   referred to the model the admiration felt by the demiurgic (creator) for his work is proved by his adding to the words "he admired his work" the expression "and he conceived the purpose of rendering it still more similar to its model." He betrays the beauty of the model by saying that the work is beautiful, and that it is the image of the model ; for if this model were not sovereignly, beautiful, and did not possess an unspeakable beauty, how could there be anything more beautiful than this visible world? It is therefore wrong to criticize this world; all that can be said of it, is that it is inferior to its model.

MacKenna

8. This then is Beauty primally: it is entire and omnipresent as an entirety; and therefore in none of its parts or members lacking in beauty; beautiful thus beyond denial. Certainly it cannot be anything [be, for example, Beauty] without being wholly that thing; it can be nothing which it is to possess partially or in which it utterly fails [and therefore it must entirely be Beauty entire].

If this principle were not beautiful, what other could be? Its prior does not deign to be beautiful; that which is the first to manifest itself - Form and object of vision to the intellect - cannot but be lovely to see. It is to indicate this that Plato  , drawing on something well within our observation, represents the Creator as approving the work he has achieved: the intention is to make us feel the lovable beauty of the autotype and of the Divine Idea; for to admire a representation is to admire the original upon which it was made.

It is not surprising if we fail to recognise what is passing within us: lovers  , and those in general that admire beauty here, do not stay to reflect that it is to be traced, as of course it must be, to the Beauty There. That the admiration of the Demiurge is to be referred to the Ideal Exemplar is deliberately made evident by the rest of the passage: "He admired; and determined to bring the work into still closer likeness with the Exemplar": he makes us feel the magnificent beauty of the Exemplar by telling us that the Beauty sprung from this world is, itself, a copy from That.

And indeed if the divine did not exist, the transcendently beautiful, in a beauty beyond all thought, what could be lovelier than the things we see? Certainly no reproach can rightly be brought against this world save only that it is not That.