Página inicial > Antiguidade > Neoplatonismo (245-529 dC) > Plotino (204-270 dC) – Tratados Enéadas > Plotino - Tratado 7,1 (V, 4, 1) — Do Uno, que é o Primeiro, nasce (...)

ENÉADAS

Plotino - Tratado 7,1 (V, 4, 1) — Do Uno, que é o Primeiro, nasce algo

Enéada V, 4, 1

domingo 16 de janeiro de 2022, por Cardoso de Castro

    

Capítulo 1: Do Uno, que é o Primeiro, nasce algo

  • 1-23. Se há algo depois de Primeiro, é preciso que este Primeiro seja Uno, simples e perfeito.
  • 23-41. Se o Uno   é perfeito, deve necessariamente produzir algo.
    

Míguez

1. Si existen seres después del Primero, es necesario, que provengan inmediatamente de El, o que se reduzcan a El por medio de otros seres intermedios y que ocupen el segundo y el tercer rango, el segundo con referencia al primero y el tercero con referencia al segundo. Porque conviene que, antes de nada, exista una cosa simple y diferente de todas las demás que provienen de ella, la cual se dará en sí misma y sin mezclarse con las que la siguen, aunque, por lo demás, pueda encontrarse presente   de alguna manera en las otras cosas. Esa cosa de que hablamos es realmente el Uno, al que no cabe considerar como ser y luego como Uno, porque ya encierra falsedad el decir que es Uno, «si no hay de él razón ni ciencia» y si se afirma, también, que está «por encima de la esencia» (Pues si no existiese una cosa simple, verdaderamente extraña a todo accidente y composición y realmente una, tampoco existiría principio alguno). Por ser simple se basta a sí misma y es la primera de todas las cosas; porque todo lo que no sea primero tiene necesidad de lo anterior   a él, y lo que no es simple necesita de los términos simples de que está compuesto. Esa cosa, pues, que ser solamente una, dado que, si supusiese otra cosa, ambas tendrían también que ser una; porque no hablamos aquí de dos cuerpos, uno de los cuales se considerase como el primero. Un cuerpo, en efecto, no es nada simple, sino algo engendrado, y no es, por tanto, principio. «El principio es ingénito», y como no es nada corpóreo, sino realmente uno, es ciertamente el Primero de que hablamos.

Si hay, por tanto, algún otro ser después del Primero, no será ya un ser simple, sino una unidad múltiple. ¿De donde proviene? Sin duda alguna, del Primero; porque, si aquí interviniese el azar  , no sería éste el principio de todas cosas. ¿Cómo, pues, proviene del Primero (esa unidad múltiple)? Si el Primero es un ser perfecto e, incluso, el perfecto de todos los seres, y si, además, es la potencia primera, debe ser también el más poderoso de todos los seres, con lo cual las otras potencias habrán de imitarle en la medida de lo posible. Ahora bien; vemos que cuando un ser alcanza su perfección engendra necesariamente y no soporta ya la permanencia en sí mismo   sino que produce otro ser. Esto acontece no sólo con los seres que disponen de voluntad propia sino también con los otros seres que viven sin ella y con los seres inanimados que dan de sí mismos todo lo que ellos pueden. Ocurre, por ejemplo, que el fuego calienta y que la nieve enfría, o, igualmente, que los brebajes actúan sobre otro ser. Y todas las cosas, en tanto les es posible, imitan a su principio, tanto en eternidad como en bondad. ¿Cómo, pues, el ser   más perfecto y el Bien primero podría permanecer inmóvil en sí mismo? ¿Acaso por envidia o por impotencia, él, precisamente, que es la potencia de todas las cosas? ¿Cómo, entonces, concebirlo como principio? Es necesario, sin duda, que algo provenga de él, puesto que los seres reciben de él el poder mismo de hacer existir otros seres, poder que, necesariamente, a él es debido. El principio generador deberá ser, pues, lo más venerable que exista. Y el ser engendrado por él y que ocupa el segundo rango estará, también, por encima de los demás seres.

Bréhier

1. S’il y a des êtres après le Premier, il est nécessaire ou bien qu’ils viennent immédiatement de lui, ou bien qu’ils s’y ramènent par des intermédiaires, et qu’ils aient le second ou le troisième rang, le second se ramenant au premier et le troisième au second. Il faut, que, en avant de toutes choses, il y ait une chose simple et différente de toutes celles qui viennent après elle ; elle est en elle-même et ne se mélange pas avec celles qui la suivent et en revanche elle peut être présente d’une autre manière aux autres choses. Elle est vraiment l’Un ; elle n’est pas une autre chose et ensuite un ; il y est même faux de dire d’elle : l’Un ; « elle n’est pas objet de discours ni de science » ; et on dit qu’elle est « au delà de l’essence». S’il n’y avait pas une chose simple, étrangère à tout accident et à toute composition et réellement une, il n’y aurait pas de principe; et parce qu’elle est simple et la première de toutes, elle se sullit à elle-même ; car ce qui suit a besoin de ce qui précède ; ce qui n’est pas simple a besoin des termes simples, dont il doit être composé. Une telle chose doit être unique ; car si elle avait sa pareille, les deux ne feraient qu’un. Il ne s’agit pas en effet de deux corps, dont l’un serait le corps primitif ; un corps n’est pas un être simple, il est engendré, et n’est pas principe. Le principe n’est pas engendré : et parce qu’il n’est pas corporel, mais réellement un, il est ce Premier dont nous parlons.

Donc s’il y a un être après le Premier, ce n’est plus un être simple ; c’est une unité multiple. D’où vient-elle ? Du Premier ; car s’il y avait rencontre de hasard [entre les termes multiples], il ne serait pas le principe de toutes choses. Comment donc vient-elle du Premier ? Si le Premier est un être parfait et le plus parfait de tous, s’il en est de même de la puissance première, il doit être le plus puissant de tous les êtres, et les autres puissances doivent l’imiter autant qu’elles peuvent. Or, dès qu’un être arrive à son point de perfection, nous voyons qu’il engendre ; il ne supporte pas de rester en lui-même : mais il produit un autre être ; et ceci est vrai non seulement des êtres qui ont une volonté réfléchie, mais encore de ceux qui végètent sans volonté, ou des êtres inanimés qui communiquent tout ce qu’ils peuvent de leur être. Par exemple le feu réchauffe ; la neige refroidit ; le poison agit sur un autre être ; enfin toutes les choses, autant qu’elles peuvent, imitent le principe en éternité et en bonté. Comment donc l’être le plus parfait et le Bien premier resterait-il immobile en lui-même ? Serait-ce par envie ? Serait-ce par impuissance, lui qui est la puissance de toutes choses ? Et comment alors serait-il encore le principe ? Il faut donc que quelque chose vienne de lui, puisque les êtres tiennent de lui le pouvoir d’en faire exister d’autres (car c’est nécessairement de lui qu’ils le tiennent). Le principe générateur doit être le plus vénérable ; mais l’être engendré immédiatement après lui est supérieur à tous les autres.

Bouillet

I. Tout ce qui existe après le Premier en relève, soit immédiatement, soit médiatement, et constitue une série d’ordres différents, tels que le deuxième ordre puisse être ramené au premier, le troisième au deuxième. Il faut en effet qu’au-dessus de tous les êtres il y ait quelque chose de simple et de différent de tout le reste, qui existe en soi-même et qui, sans jamais se mêler à rien, puisse cependant présider à tout, qui soit véritablement l’Un, et non cette unité mensongère qui n’est qu’un attribut de l’être, qui soit enfin un principe supérieur même à l’essence, de telle sorte que ni la parole, ni la raison, ni aucune science ne puisse l’atteindre. Car, s’il n’est complètement simple, étranger à toute complexité et à toute composition, s’il n’est réellement un, il ne saurait être principe. Il n’est souverainement absolu (αὐταρϰέστατον(autarkestaton)) que parce qu’il est simple et premier. Car ce qui n’est pas premier a besoin des choses supérieures ; ce qui n’est pas simple a besoin des choses simples qui servent à le composer. Le principe de tout doit donc être un et unique. Si l’on admettait qu’il y eût un second principe de cette espèce, tous deux ne feraient qu’un seul. Car nous ne disons pas que tous deux soient des corps, ni que l’Un, le Premier soit un corps ; tout corps est composé et engendré, par conséquent n’est pas principe : car le principe ne saurait être engendré [1]. Donc, puisque le Principe de tout ne peut être corporel, qu’il doit être essentiellement un, il doit être le Premier.

S’il existe quelque chose après l’Un, ce n’est plus l’Un simple, c’est l’un-multiple. D’où vient cet un-multiple ? du Premier évidemment : car on ne peut supposer qu’il vienne du hasard ; ce serait admettre que le Premier n’est pas le principe de tout. Comment donc l’un-multiple dérive-t-il du Premier ? Si le Premier est parfait et le plus parfait, s’il est la Puissance première (δύναμις ἡ πρώτη(dunamis hê prôtê)), il faut bien qu’il soit supérieur en puissance à tout le reste et que les autres puissances ne fassent que limiter dans la mesure de leurs forces. Or, nous voyons que tout ce qui arrive à la perfection ne peut se reposer stérilement en soi-même, mais engendre et produit. Non-seulement les êtres capables de choix, mais encore ceux qui sont privés de réflexion et même d’âme   font participer, autant qu’ils le peuvent, les autres êtres à ce qui est en eux : ainsi, le feu émet de la chaleur, et la neige, du froid ; les sucs des plantes tendent à communiquer leurs propriétés. Toutes choses dans la nature imitent le Premier principe en engendrant pour arriver à la perpétuité et manifester leur bonté. Comment donc Celui qui est souverainement parfait, qui est le Bien suprême resterait-il renfermé en lui-même, comme si un sentiment de jalousie l’empêchait de faire part de lui-même, ou comme s’il était impuissant, lui qui est la Puissance de toutes choses ? Comment alors serait-il encore principe ? Il faut donc qu’il engendre quelque chose, comme ce qu’il engendre doit engendrer à son tour. Il est en effet nécessaire qu’il y ait quelque chose au-dessous du Premier. Or cette chose [qui est immédiatement au-dessous du Premier] doit être très-vénérable, d’abord parce qu’elle engendre le reste, ensuite parce qu’elle est engendrée par le Premier et qu’occupant le second rang elle doit l’emporter en dignité sur les autres choses.

Guthrie

NECESSITY OF THE EXISTENCE OF THE FIRST.

1. Everything that exists after the First is derived therefrom, either directly or mediately, and constitutes a series of different orders such that the second can be traced back to the First, the third to the second, and so forth. Above all beings there must be Something simple and different from all the rest which would exist in itself, and which, without ever mingling with anything else, might nevertheless preside over everything, which might really be the One, and not that deceptive unity which is only the attribute of essence, and which would be a principle superior even to being, unreachable by speech, reason, or science. For if it be.not completely simple, foreign to all complexity and composition, and be not really one, it could not be a principle. It is sovereignly absolute only because it is simple and first. For what is not first, is in need of superior things; what is not simple has need of being constituted by simple things. The Principle of everything must therefore be one and only. If it were admitted that there was a second principle of that kind, both would constitute but a single one. For we do not say that they are bodies, nor that the One and First is a body; for every body is composite and begotten, and consequently is not a principle; for a principle cannot be begotten. Therefore, since the principle of everything cannot be corporeal, because it must be essentially one, it must be the First.

THE FIRST NECESSARILY BEGETS A SECOND. WHICH MUST BE PERFECT.

If something after the One exist, it is no more the simple One, but the multiple One. Whence is this derived? Evidently from the First, for it could not be supposed that it came from chance; that would be to admit that the First is not the principle of everything. How then is the multiple One derived from the First? If the First be not only perfect, but the most perfect, if it be the first Power, it must surely, in respect to power, be superior to all the rest, and the (other powers must merely imitate it to the limit of their ability. Now we see that all that arrives to perfection cannot unfruitfully remain in itself, but begets and produces. Not only do beings capable of choice, but even those lacking reflection or soul have a tendency to impart to other beings, what is in them; as, for instance, fire emits heat, snow emits cold; and plant-juices (dye and soak) into whatever they happen   to touch. All things in nature imitate the First principle by seeking to achieve immortality by procreation, and by manifestation of their qualities. How then would He who is sovereignly perfect, who is the supreme Good, remain absorbed in Himself, as if a sentiment of jealousy hindered Him from communicating Himself, or as if He were powerless, though He is the power of everything? How then would He remain principle of everything? He must therefore beget something, just as what He begets must in turn beget. There must therefore be something beneath the First. Now this thing (which is immediately beneath the First), must be very venerable, first because it begets everything else, then because it is begotten by the First, and because it must, as being the Second, rank and surpass everything else.

MacKenna

1. Anything existing after The First must necessarily arise from that First, whether immediately or as tracing back to it through intervenients; there must be an order of secondaries and tertiaries, in which any second is to be referred to The First, any third to the second.

Standing before all things, there must exist a Simplex  , differing from all its sequel, self-gathered not inter-blended with the forms that rise from it, and yet able in some mode of its own to be present to those others: it must be authentically a unity, not merely something elaborated into unity and so in reality no more than unity’s counterfeit; it will debar all telling and knowing except that it may be described as transcending Being - for if there were nothing outside all alliance and compromise, nothing authentically one, there would be no Source. Untouched by multiplicity, it will be wholly self-sufficing, an absolute First, whereas any not-first demands its earlier, and any non-simplex needs the simplicities within itself as the very foundations of its composite existence.

There can be only one such being: if there were another, the two [as indiscernible] would resolve into one, for we are not dealing with two corporal entities.

Our One-First is not a body: a body is not simplex and, as a thing of process cannot be a First, the Source cannot be a thing of generation: only a principle outside of body, and utterly untouched by multiplicity, could be The First.

Any unity, then, later than The First must be no longer simplex; it can be no more than a unity in diversity.

Whence must such a sequent arise?

It must be an offspring of The First; for suppose it the product of chance, that First ceases to be the Principle of All.

But how does it arise from The First?

If The First is perfect, utterly perfect above all, and is the beginning of all power, it must be the most powerful of all that is, and all other powers must act in some partial imitation of it. Now other beings, coming to perfection, are observed to generate; they are unable to remain self-closed; they produce: and this is true not merely of beings endowed with will, but of growing things where there is no will; even lifeless objects impart something of themselves, as far as they may; fire warms, snow chills, drugs have their own outgoing efficacy; all things to the utmost of their power imitate the Source in some operation tending to eternity and to service.

How then could the most perfect remain self-set - the First Good, the Power towards all, how could it grudge or be powerless to give of itself, and how at that would it still be the Source?

If things other than itself are to exist, things dependent upon it for their reality, it must produce since there is no other source. And further this engendering principle must be the very highest in worth; and its immediate offspring, its secondary, must be the best of all that follows.


Ver online : ENÉADAS V-VI (Gredos)


[1La source de ces idées est dans le Parménide de Platon, notamment p. 154. Voy. aussi Cudworlh, Systema intellectuale, IV, 36, p. 708, où ce passage de Plotin est cité et commenté.