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ENÉADAS

Plotino - Tratado 11,2 (V, 2, 2) — A processão de todas as coisas

Enéada V, 2, 2

domingo 12 de junho de 2022, por Cardoso de Castro

Capítulo 2: A processão de todas as coisas se faz "do primeiro ao último"

  • 1-4, Tudo o que engendra é superior àquilo que engendra; aquilo que é engendrado permanece no entanto em contato com aquilo que o engendrou.
  • 4-10. A Alma desce em uma planta, em um ser irracional ou em um homem, segundo aquela de suas faculdades (vegetativa, sensível ou racional) que domina.
  • 10-24. A descida da Alma em um corpo, de uma planta por exemplo, não implica para ela qualquer deslocamento nem nenhum afastamento de seu princípio, pois ela não se encontra no espaço.
  • 24-31. Logo toda a realidade é como um conjunto vivo contínuo, onde cada parte guarda nela mesma uma imagem daquela que a precede.

Míguez

2. He aquí, pues, que la marcha hacia delante, se realiza del primero al último término, pero permaneciendo siempre cada cosa en el lugar que le corresponde. El objeto engendrado ocupa ciertamente un lugar inferior al de su generador, si bien mantiene su identidad con el ser al que sigue, en tanto subsiste su ligazón con él. Así, cuando el alma se introduce en la planta, es una parte de ella la que permanece en la planta; se trata, sin duda, de su parte más audaz y más imprudente, dado que es ésta precisamente la que ha avanzado hasta aquí. Pero cuando se ha introducido en un ser irracional, es el predominio de su poder sensitivo el que la ha conducido hasta él. Y, en fin, cuando ha penetrado en el hombre, su actividad se circunscribe al razonamiento o procede realmente de la inteligencia, porque el alma dispone de una inteligencia que le es propia y tiene por sí misma la voluntad de comprender y de moverse.

Mas vengamos de nuevo a la cuestión: cuando procedemos cortar los retoños o las ramas de los árboles, ¿a dónde marcha la parte de alma que hay en ellos? Al lugar de donde proviene, porque no estaba en modo alguno separada de él, sino que formaba una misma cosa con su principio. Pero, ¿y si cortamos o quemamos la raíz? ¿A dónde se dirige la parte de alma que hay en ella? Ciertamente, se encuentra en un alma que no había pasado a otro lugar; pero, incluso, aunque esa parte no estuviese en el mismo lugar sino que se hubiese desplazado a otro, se encontraría en el alma con sólo ascender a ella. Y si esto no hiciese, se convertiría en el poder de otra planta, ya que no le es posible contraerse en sí misma. Si, pues, le es dado ascender, la encontraremos necesariamente en el poder superior del alma. Pero, ¿dónde situar este poder? En algo que todavía le antecede y que es colindante con la Inteligencia aunque no de una manera local, porque nada de lo que aquí decimos tiene propiamente relación con el lugar. Y sí lo afirmamos con mayor motivo de la Inteligencia, también, consiguientemente, deberemos afirmarlo del alma. Diremos, pues, del alma que no se encuentra en ninguna parte, sino en un ser que, por no encontrarse en ninguna parte, se encuentra, precisamente, en todas. Y si el alma se detiene a medio camino cuando asciende a la región superior y antes de haber llegado a ella, podrá afirmarse que lleva una vida intermedia y que se detiene en esa parte de ella que es intermedia.

Está claro, por tanto, que todas las cosas son y no son el Primero. Lo son, en verdad, porque provienen de El, y no lo son porque éste subsiste en sí mismo y lo que hace es darles la existencia. Todas las cosas son como una larga vida que se extiende en línea recta. En esta línea todos los puntos son diferentes, pero la línea misma no deja por ello de ser continua. Y la diferencia que mantiene cada punto entre sí no implica la consunción del anterior en el siguiente. Pero, ¿no engendra realmente nada esa parte del alma que ha venido a las plantas? Engendra la planta en la que se encuentra. Extremo este que convendrá investigar, pero partiendo de otro principio.

Bouillet

II. Il y a, disons-nous, procession du premier au dernier, et dans cette procession chacun occupe la place qui lui est propre. L’être engendré est subordonné à l’être générateur. D’un autre côté, il devient semblable à la chose à laquelle il s’attache, aussi longtemps qu’il y reste attaché. Quand l’âme passe dans le végétal, il y a une de ses parties qui s’unit à lui [c’est la puissance végétative]; il n’y a d’ailleurs que la partie de l’âme la plus audacieuse[11] et la plus insensée qui descende aussi bas. Quand l’âme passe dans la brute, c’est qu’elle y est entraînée par la prédominance de la puissance sensitive.[12] Si elle passe dans l’homme, elle y est conduite soit par l’exercice de la raison discursive,[13] soit par le mouvement par lequel elle procède de l’Intelligence, parce que l’âme a une puissance intellectuelle qui lui est propre, qu’elle a par conséquent le pouvoir de se déterminer par elle-même à penser et en général à agir.

Maintenant, revenons sur nos pas. Quand on coupe les rejetons ou les rameaux d’un arbre, où va l’âme végétative qui s’y trouvait? Elle retourne à son principe:[14] car nulle distance locale ne l’en sépare. Si l’on coupe, si l’on brûle la racine, où va la puissance végétative qui y était présente? Elle retourne à la Puissance végétative de l’Ame universelle, qui ne change pas de lieu, ne cesse pas d’être où elle était. Elle ne cesse d’être où elle était que si elle remonte à son principe ; sinon, elle passe dans une autre plante : car elle n’est pas obligée de se contracter, de se retirer en elle-même. Remonte-t-elle au contraire, elle va dans le sein de la puissance supérieure [c’est-à-dire dans la Puissance principale de l’Ame universelle[15]]. Où celle-ci réside-t-elle à son tour? Dans le sein de l’Intelligence, sans changer de lieu : car l’Ame n’est pas dans un lieu et l’Intelligence y est encore moins. Ainsi, l’Ame n’est nulle part ; elle est dans un principe qui n’étant nulle part est partout[16] [c’est-à-dire elle est dans l’Intelligence].

Si, remontant aux régions supérieures, l’âme s’arrête avant d’avoir atteint celle qui est la plus élevée» elle mène une vie d’une nature intermédiaire [entre la vie céleste et la vie terrestre].[17]

Toutes ces choses [l’Ame universelle et ses images] sont l’Intelligence et nulle d’elles n’est l’intelligence. Elles sont l’Intelligence, sous ce rapport qu’elles en procèdent. Elles ne sont pas l’Intelligence, en ce sens que c’est en demeurant en elle-même que l’Intelligence leur a donné naissance.[18]

Ainsi, dans l’univers la vie ressemble à une ligne immense où chaque être occupe un point, engendrant l’être qui suit, engendré par celui qui précède, et toujours distinct, mais non séparé de l’être générateur et de l’être engendré dans lequel il passe sans s’absorber.

Bréhier

2. La procession se fait donc ainsi du premier au dernier ; chaque chose reste toujours à sa place propre ; la chose engendrée a un rang inférieur à celui de son générateur ; et chaque chose devient identique à son guide, tant qu’elle suit ce guide. Lorsque l’âme vient dans la plante, c’est une partie d’elle-même qui est dans la plante ; c’est sa partie la plus audacieuse et la plus imprudente, puisqu’elle s’est avancée jusque-là. Lorsque l’âme est dans une bête, c’est la prédominance de la puissance sensitive qui l’y a conduite. Lorsqu’elle entre dans l’homme, son activité ou bien se borne au raisonnement, ou bien procède de l’intelligence : car l’âme a une intelligence propre et a d’elle-même la volonté de comprendre et de se mouvoir.

Reprenons donc : - Lorsque l’on coupe les rejetons ou le bout des branches d’un arbre, où s’en va la portion de l’âme qui est en eux ?

A l’endroit d’où elle est venue ; car elle n’en était séparée par aucune distance ; elle ne fait qu’un avec son principe. - Mais, si l’on coupe ou si l’on brûle la racine, où est la portion d’âme qui était en elle ? - Elle est dans une âme qui ne s’était pas déplacée, et même si cette portion n’était pas au même endroit, mais ailleurs, elle serait dans l’âme en y remontant ; si elle n’y remontait pas, elle deviendrait la puissance d’une autre plante ; car elle ne se rétracte pas sur elle-même ; et, si elle remontait, elle serait dans la puissance supérieure de l’âme. - Et celle-là, où est-elle ? - Dans la puissance encore supérieure à elle ; cette dernière puissance confine à l’intelligence, mais non pas localement (car rien de ce dont nous parlons ici n’est dans un lieu ; c’est encore beaucoup plus vrai de l’Intelligence, et, par voie de conséquence, c’est vrai de l’âme). Donc l’âme n’est nulle-part ; elle est en un être qui, n’étant nulle part, est partout. Que si l’âme dans son progrès vers la région supérieure s’arrête à mi-chemin, avant d’être arrivée tout en haut, elle mène une vie intermédiaire, et s’arrête dans la partie d’elle-même qui est intermédiaire.

Ainsi toutes choses sont le Premier et ne sont pas le Premier ; elles sont le Premier parce qu’elles en dérivent ; elles ne sont pas le Premier, parce que celui-ci reste en lui-même, en leur donnant l’existence. Toutes choses sont donc comme une Vie qui s’étend en ligne droite ; chacun des points successifs de la ligne est différent ; mais la ligne entière est continue. Elle a des points sans cesse différents ; mais le point antérieur ne périt pas dans celui qui le suit.

  •  Et la portion de l’âme arrivée dans les plantes n’engendre-t-elle rien à son tour ? - Elle engendre la plante dans laquelle elle réside. Mais il faut examiner la question, en partant d’un autre principe.
  • Guthrie

    PROCESSION IS UNIVERSAL FROM HIGHEST TO LOWEST.

    2. We may say that there is a procession from the First to the last; and in this procession each occupies its proper place. The begotten (being) is subordinated to the begetting (being). On the other hand, it becomes similar to the thing to which it attaches, so long as it remains attached thereto. When the soul passes into the plant, there is one of her parts that unites thereto (the power of growth); but besides, it is only the most audacious and the most senseless part of her that descends so low. When the soul passes into the brute, it is because she is drawn thereto by the predominance of the power of sensation. When she passes into man, it is because she is led to do so by the exercise of discursive reason, either by the movement by which she proceeds from Intelligence, because the soul has a characteristic intellectual power, and consequently has the power to determine herself to think, and in general, to act.

    THE SOUL IS NOWHERE BUT IN A PRINCIPLE THAT IS EVERYWHERE AND NOWHERE.

    Now, let us retrace our steps. When we cut the twigs or the branches of a tree, where goes the plant-soul that was in them? She returns to her principle, for no local difference separates her therefrom. If we cut or burn the root, whither goes the power of growth present therein? It returns to the plant-power of the universal Soul, which does not change place, and does not cease being where it was. It ceases to be where it was only when returning to its principle; otherwise, it passes into another plant; for it is not obliged to contract, or to retire within itself. If, on the contrary, it retire, it retires within the superior power. Where, in her turn, does the latter reside? Within Intelligence, and without changing, location; for the Soul is not within any location, and Intelligence still less. Thus the Soul is nowhere; she is in a principle which, being nowhere, is everywhere.

    THE SOUL MAY REMAIN IN AN INTERMEDIATE LIFE.

    If, while returning to superior regions, the soul stops before reaching the highest, she leads a life of intermediary nature.

    ALL THESE THINGS ARE IN INTELLIGENCE. WITHOUT CONSTITUTING IT.

    All these entities (the universal Soul and her images) are Intelligence, though none of them constitutes Intelligence. They are Intelligence in this respect, that they proceed therefrom. They are not Intelligence in this respect that only by dwelling within itself Intelligence has given birth to them.

    THE WHOLE UNIVERSE IS ONE IMMENSE CONCATENATION OF ALL THINGS.

    Thus, in the universe, life resembles an immense chain in which every being occupies a point, begetting the following being, and begotten by the preceding one, and ever distinct, but not separate from the (upper) generating Being, and the (lower) begotten being into which it passes without being absorbed.

    Taylor

    II. The procession, therefore, of these is from the principle to the extremity, each thing at the same time being always left in its proper seat. But that which is generated receives another order, which is subordinate. Nevertheless, each thing becomes the same with that which it follows, as long as it follows it. When, therefore, soul [i.e. the human soul] is ingenerated in a plant, there is one part, viz., the part which is in the plant, which is most rash and insane; and as far as to this soul proceeds. But when the soul is in a brute, [1] it is led by the sentient power, which then has dominion. When, however, it is regenerated in man, then in short, either the motion is in the rational nature, or from intellect, in consequence of the soul having its proper intellect, and deriving from itself the power of intellection, or of being moved. Again, therefore, returning [whence we digressed], when some one cuts off either the germinations, or certain branches of a plant, whither does the soul that is in the plant depart? Shall we say, to that from whence it came? For it is not distant by place from its source. It is, therefore, in its principle. But if you cut off or burn the root, where is the life which was in the root ? In soul, not proceeding to another place, but it may also be in the same place. It will, however, be in another place, if it should run back. But if not, it will be in another vegetable nature. For it is not contracted into a narrow space. But if it should run back, it will be in the power which is prior to it. Where, however, is this power situated ? In the power prior to itself. And this again in another, as far as to intellect. But not in place. For no one of these was in place. And much less is intellect in place; so that neither is soul. Hence, soul being nowhere, in that which is no where it is thus also every where. But if soul proceeding to the supernal realms, should stop in its progression in that which is between, before it has entirely arrived at the summit, it will have a middle life, and will be established in that part of itself. Intellect, however, is all these, and yet it is not. It is, indeed, because they are from it; and again, it is not, because abiding in itself, it gave them to exist. Hence, there is an abundant life in the universe, which is as it were extended into length, and has each of its parts in a successive order. The whole, however, is in continuity with itself, but the parts are distinguished by a proper difference, that which is prior not being destroyed in that which is posterior. What then is the soul which is ingenerated in plants ? And does it generate nothing else than that in which it is ? "How this is effected, however, must be considered by us, assuming for this purpose another principle.

    MacKenna

    2. To resume: there is from the first principle to ultimate an outgoing in which unfailingly each principle retains its own seat while its offshoot takes another rank, a lower, though on the other hand every being is in identity with its prior as long as it holds that contact.

    In the case of soul entering some vegetal form, what is there is one phase, the more rebellious and less intellectual, outgone to that extreme; in a soul entering an animal, the faculty of sensation has been dominant and brought it there; in soul entering man, the movement outward has either been wholly of its reasoning part or has come from the Intellectual-Principle in the sense that the soul, possessing that principle as immanent to its being, has an inborn desire of intellectual activity and of movement in general.

    But, looking more minutely into the matter, when shoots or topmost boughs are lopped from some growing thing, where goes the soul that was present in them? Simply, whence it came: soul never knew spatial separation and therefore is always within the source. If you cut the root to pieces, or burn it, where is the life that was present there? In the soul, which never went outside of itself.

    No doubt, despite this permanence, the soul must have been in something if it reascends; and if it does not, it is still somewhere; it is in some other vegetal soul: but all this means merely that it is not crushed into some one spot; if a Soul-power reascends, it is within the Soul-power preceding it; that in turn can be only in the soul-power prior again, the phase reaching upwards to the Intellectual-Principle. Of course nothing here must be understood spatially: Soul never was in space; and the Divine Intellect, again, is distinguished from soul as being still more free.

    Soul thus is nowhere but in the Principle which has that characteristic existence at once nowhere and everywhere.

    If the soul on its upward path has halted midway before wholly achieving the supreme heights, it has a mid-rank life and has centred itself upon the mid-phase of its being. All in that mid-region is Intellectual-Principle not wholly itself - nothing else because deriving thence [and therefore of that name and rank], yet not that because the Intellectual-Principle in giving it forth is not merged into it.

    There exists, thus, a life, as it were, of huge extension, a total in which each several part differs from its next, all making a self-continuous whole under a law of discrimination by which the various forms of things arise with no effacement of any prior in its secondary.

    But does this Soul-phase in the vegetal order, produce nothing?

    It engenders precisely the Kind in which it is thus present: how, is a question to be handled from another starting-point.


    [1"When human souls," says Sallust, in his golden treatise " On the Gods and the World," " transmigrate into irrational animals, they follow externally, in the same manner as our presiding daemons attend us in their beneficent operations. For the rational part never becomes the soul of the irrational nature." This doctrine, which originated from Syrianus and Proclus, was universally adopted by all the succeeding Platonists.