Página inicial > Antiguidade > Neoplatonismo (245-529 dC) > Plotino (204-270 dC) – Tratados Enéadas > Plotino - Tratado 50,5 (III, 5, 5) — O Eros do Banquete não deve ser (...)

ENÉADAS

Plotino - Tratado 50,5 (III, 5, 5) — O Eros do Banquete não deve ser interpretado como o mundo sensível

Enéada III, 5, 5

domingo 20 de fevereiro de 2022, por Cardoso de Castro

    

Cap 5: O Eros   do Banquete   não deve ser interpretado como o mundo sensível

  • linhas 1-4: O Banquete coloca a questão da natureza dos demônios em geral, e de Eros em particular
  • linhas 5-21: Dificuldades às quais conduz a interpretação   do Eros do Banquete como designando o mundo sensível: contradição interna em Platão, contradição lógica  , expressões forçadas
    

Míguez

5- Pero, ¿cuál es la naturaleza del demonio y, en general, de los demonios de que se habla en el Banquete  ? ¿Y cuál es, no sólo la naturaleza de los demonios, sino la del mismo Eros  , hijo   de Penia   y de Poros  , y éste de Metis  , nacido al mismo tiempo que Afrodita? [1]. En cuanto a la explicación que el mundo —y no una parte de él— da de Eros, algo como nacido en el mundo, contiene muchas cosas contrarias al buen juicio; porque el mundo es un dios bienhechor, que se basta a sí mismo  , en tanto Platón   reconoce a Eros, no como un dios o un ser que se basta a sí mismo, sino como un ser siempre indigente [2]. Además, si el mundo está compuesto de un alma   y de un cuerpo, y el alma del mundo es a su vez la Afrodita que se encuentra en el mundo, necesariamente Afrodita será la parte principal de Eros, o, en otro caso, el alma del mundo y el mundo mismo se confunden, como el hombre y el alma del hombre, siendo entonces Eros y Afrodita una sola cosa. Y, por otra parte, ¿por qué este Eros, que es un demonio, iba a confundirse con el mundo, en tanto los demás demonios —y bien claro está que son de su misma esencia— no llegan a confundirse con él? Si así fuese, el mundo sería una reunión de demonios. Pero, ¿cómo iba a confundirse con el mundo el llamado “guardián de los niños hermosos”? [3], ¿Cómo se aplicaría entonces, sin asomo de mezquindad y discordancia, el dicho de que Eros carece de lecho, anda descalzo y no tiene domicilio? [4]

Bouillet

V. Quelle est la nature de ce Démon, et quelle est en général la nature des démons, de laquelle Platon parle dans le Banquet? Quelle est, dis-je, la nature des démons? Quelle est celle de l’Amour qui (25) est né de Penia (la Pauvreté) et de Poros (l’Abondance), fils de Métis (la Prudence), à la naissance de Vénus (26)?

Croire que c’est le Monde que Platon appelle l’Amour (27), au lieu d’admettre que l’Amour fait partie du Monde et y est né, c’est professer une opinion erronée, comme on peut le démontrer par plusieurs preuves. En effet, Platon dit que le Monde est un dieu   bienheureux et qu’il se suffit à lui-même ; or il n’accorde jamais ces caractères à l’amour, qu’il appelle un être toujours indigent. — Le Monde est composé d’un corps et d’une Ame, et l’Âme est Vénus : il en résulte que Vénus serait la partie dirigeante de l’Amour ; ou bien, si le Monde est pris pour l’Âme du Monde, comme l’homme se dit pour l’âme de l’homme, l’Amour serait Vénus elle- même. — Si l’Amour, qui est un démon, est le Monde, pourquoi les autres démons (qui ont évidemment la même essence) ne seraient-ils pas aussi le Monde? Dans ce cas, le Monde serait composé de démons. Comment appliquer au Monde ce que Platon attribue à l’Amour, à savoir qu’il est le chef des beaux enfants? — Enfin Platon dit que l’Amour n’a ni vêtement, ni chaussure, ni domicile. Comment appliquer au Monde ces qualifications sans absurdité ni ridicule?

Bréhier

5. Mais quelle est la nature du démon et en général des démons, dont il est parlé dans le Banquet ? Qui sont les démons ? Qui est Éros, ce fils de Pénia et de Poros, fils de Métis, qui est né le jour de la naissance d’Aphrodité ? L’interprétation qui fait de cet Éros le monde sensible   et non point quelque chose de ce monde, à savoir un Éros né en lui, est bien contraire à la vraisemblance ; car le monde est un dieu bienheureux, qui se suffit à lui-même, tandis que Platon reconnaît en Eros, non pas un dieu ou un être satisfait de lui-même, mais un être toujours besogneux. De plus, puisque le monde est fait d’une âme et d’un corps, et que l’âme du monde est l’Aphrodité du monde, il s’ensuit nécessairement qu’Aphrodité serait une partie d’Éros, et la principale (à moins que l’âme du monde ne soit le monde lui-même, au sens où l’âme de l’homme est l’homme véritable ; mais alors Éros, pour désigner le monde, devrait être Aphrodité). En outre pourquoi Eros, qui est un démon, désignerait-il le monde, tandis que les autres démons, qui sont évidemment de même essence que lui, ne le désigneraient pas aussi ? Le monde serait alors composé de démons ! Enfin comment désigneraitil le monde, celui qu’on appelle le gardien des beaux enfants ? Combien ne serait-il pas mesquin et déplacé d’appliquer au monde ce que Platon dit d’Éros : sans lit, sans chaussure et sans maison.

Guthrie

IT IS AN ERROR TO CONSIDER THE LOVE AS IDENTICAL WITH THE WORLD.

5. What is the nature of this Guardian, and what is, in general, the nature of guardians, according to (Plato’s treatment of the subject in) his “Banquet”? What is the nature of guardians? What is the nature of the Love born of Need (Penia) and Abundance (Poros), son of Prudence (Metis), at the birth of Venus  ?

(Plutarch  ) held that Plato, by Love, meant the world. He should have stated that Love is part of the world, and was born in it. His opinion is erroneous, as may be demonstrated by several proofs. First, (Plato) calls the world a blessed deity, that is self-sufficient; however, he never attributes these characteristics to Love, which he always calls a needy being. Further, the world is composed of a body and a Soul, the latter being Venus; consequently, Venus would be the directing part of Love; or, if we take the world to mean the world-Soul, just as we often say “man” when we mean the human soul, Love would be identical with Venus. Third, if Love, which is a Guardian, is the world, why should not the other Guardians (who evidently are of the same nature) not also be the world? In this case, the world would be composed of Guardians. Fourth, how could we apply to the world that which (Plato) says of Love, that it is the “guardian of fair children”? Last, Plato describes Love as lacking clothing, shoes, and lodging. This could not be applied to the world without absurdity or ridicule.

MacKenna

5. But what is the Nature of this Spirit   - of the Supernals in general?

The Spirit-Kind is treated in the Symposium where, with much about the others, we learn of Eros - Love - born to Penia - Poverty - and Poros - Possession - who is son of Metis - Resource - at Aphrodite’s birth feast.

But to take Plato as meaning, by Eros, this Universe - and not simply the Love native within it - involves much that is self-contradictory.

For one thing, the universe is described as a blissful god and as self-sufficing, while this «Love» is confessedly neither divine nor self-sufficing but in ceaseless need.

Again, this Kosmos   is a compound of body and soul; but Aphrodite to Plato is the Soul itself, therefore Aphrodite would necessarily - he a constituent part of Eros, dominant member! A man is the man’s Soul, if the world is, similarly, the world’s Soul, then Aphrodite, the Soul, is identical with Love, the Kosmos! And why should this one spirit, Love, be the Universe to the exclusion of all the others, which certainly are sprung from the same Essential-Being? Our only escape would be to make the Kosmos a complex of Supernals.

Love, again, is called the Dispenser of beautiful children: does this apply to the Universe? Love is represented as homeless, bedless and barefooted: would not that be a shabby description of the Kosmos and quite out of the truth?


Ver online : ENÉADAS III-IV (Gredos)


[1Cf. Platón, Banquete. 203 b-c. Metis, la inteligencia, y Themis, la ley, han sido señaladas en la poesía simbólica como mujeres de Zeus.

[2Cf. Platón. Banquete, 202 d. Esta condición es la que lógicamente conviene a Eros, en razón a su misma paternidad.

[3La expresión aparece en el Fedro. 265 e.

[4Así se dice de Eros en el Banquete, 203 d. según el texto que recoge Plotino.