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ENÉADAS

Plotino - Tratado 37,3 (II, 7, 3) — Que é a corporeidade?

Enéada II, 7, 3

domingo 19 de junho de 2022, por Cardoso de Castro

Míguez

3. Puesto que hemos hablado de la corporeidad, convendrá que consideremos si se trata de un compuesto de todas las propiedades o de una forma o de una cierta razón que produce el cuerpo al instalarse en la materia. Si el cuerpo es la reunión de todas las cualidades con la materia, entonces la corporeidad es una forma. Y si es una razón que produce el cuerpo al añadirse a todo lo demás, es evidente que esta razón abarca en sí misma todas las cualidades. Conviene, sin embargo, que si esta razón no es una clara limitación de la quididad del objeto, sino una razón productora, no comprende en sí misma a la materia. Mejor será considerarla como una razón de la materia, que produce el cuerpo al instalarse en ella. El cuerpo es la materia y la razón que se da en la materia, aunque esta razón sea ella misma una forma sin materia, a considerar separadamente, incluso aun no estando separada de la materia. Hay, en la inteligencia, otra (razón) separada; se da en la inteligencia porque ella misma es inteligencia. Pero ésta es una cuestión que deberá tratarse en otra parte.

Bouillet

[III] Puisque nous avons parlé de la corporéité (σωματότης), il faut examiner si elle est un composé de toutes les qualités, ou si elle constitue une forme, une raison, qui, par sa présence dans la matière, produise le corps. Si le corps est le composé de toutes les qualités réunies avec la matière (τοῦτό ἐστί τὸ σῶμα τὸ ἐκ πασῶν ποιοτήτων σὺν ὕλῃ), cet ensemble de qualités constitue la corporéité. Si la corporéité est une raison qui produit le corps en s’approchant de la matière, sans nul doute c’est une raison qui renferme toutes les qualités. Or, si cette raison n’est nullement une définition de l’essence, si elle est la raison productrice (λόγος ποιῶν) (09) de l’objet, elle ne doit pas renfermer de matière. Elle est la raison qui s’applique à la matière et qui, par sa présence, y produit le corps. Le corps est la matière avec la raison qui y est présente (εἶναι τὸ σῶμα ὕλην καὶ λόγον ἐνόντα) . Cette raison, étant une forme, peut être considérée comme séparée de la matière, lors même qu’elle en serait tout à fait inséparable. En effet, la raison séparée [de la matière] et résidant dans l’Intelligence est différente [de la raison unie à la matière] : la raison qui est dans l’Intelligence est l’Intelligence même. Mais ce sujet a été déjà traité ailleurs (10).

Bréhier

3. Puisque nous avons fait mention de la corporéité, demandons-nous si elle est un composé résultant de toutes les propriétés d’un corps, ou bien si elle est une forme ou une raison qui produit le corps en venant dans la matière. Si le corps est fait de toutes les qualités plus la matière, la corporéité est bien une forme. Et si elle est une raison qui produit le corps en s’ajoutant au reste, il est évident que cette raison a, incluses en elle, toutes les qualités. Cette raison, si elle ne se réduit pas à une formule qui définit la quiddité d’un objet, mais si elle est raison productrice de l’objet, ne doit pas comprendre en elle la matière ; elle est une raison qui est dans la matière et qui produit le corps en venant en elle. Le corps, c’est la matière plus la raison qui est en elle ; mais cette raison est en elle-même une forme sans matière que l’on peut considérer isolément, même si elle n’est jamais en fait séparée de la matière. Il y a d’ailleurs, dans l’intelligence, une autre raison qui en est séparée ; elle est dans l’intelligence parce qu’elle est elle-même intelligence. Mais c’est là une question à traiter ailleurs.

Guthrie

THE BODY IS RATIONALIZED MATTER.

3. Since we have spoken of corporeity, it must be analyzed. Is it a composite of all qualities, or does it constitute a form, a "reason," which produces the body by presence in matter? If the body be the composite of all the qualities together with matter, this totality of qualities will constitute corporeity. But if corporeity be a reason which produces the body by approaching matter, doubtless it is a reason which contains all the qualities. Now, if this reason be not at all a definition of being, if it be a reason productive of the object, it will not contain any matter. It is the reason which applies itself to matter, and which, by its presence, produces the body there. Body is matter with indwelling "reason." This "reason," being a form, may be considered separately from matter, even if it were entirely inseparable therefrom. Indeed, "reason" separated (from matter), and residing in intelligence, is different (from "reason" united to matter); the "Reason" which abides within Intelligence is Intelligence itself. But this subject (I shall) refer to elsewhere.

MacKenna

3. We have thus covered our main ground, but since corporeity has been mentioned, we must consider its nature: is it the conjunction of all the qualities or is it an Idea, or Reason-Principle, whose presence in Matter constitutes a body?

Now if body is the compound, the thing made up of all the required qualities plus Matter, then corporeity is nothing more than their conjunction.

And if it is a Reason-Principle, one whose incoming constitutes the body, then clearly this Principle contains embraced within itself all the qualities. If this Reason-Principle is to be no mere principle of definition exhibiting the nature of a thing but a veritable Reason constituting the thing, then it cannot itself contain Matter but must encircle Matter, and by being present to Matter elaborate the body: thus the body will be Matter associated with an indwelling Reason-Principle which will be in itself immaterial, pure Idea, even though irremoveably attached to the body. It is not to be confounded with that other Principle in man - treated elsewhere - which dwells in the Intellectual World by right of being itself an Intellectual Principle.