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aletheia

domingo 17 de outubro de 2021

Segundo seu sentido literal, ἀληθές (verdadeiro/desvelado) significa: não encoberto. Esse caráter não encoberto não advém à coisa, mas é a coisa, na medida em que ela vem ao encontro, na medida em que ela se mostra como objeto de uma lida. Por conseguinte, o não estar encoberto é uma realização específica do ser-aí, que tem seu ser na alma: ἀληθεύει ἡ ψυχή (a alma desvela). [Heidegger  , GA19  :24-25]


Formé du a privatif et de lanthano (être ou demeurer caché), le terme est associé chez Homère à des verbes déclaratifs (II., XXXV, 407 ; Od. XI, 507) : l’aletheia (la vérité) est ce qui se manifeste dans une parole exempte de mensonge et d’erreur. Elle ne devient un problème qu’avec la question parménidéenne de la voie véritable et du critère (D.K. 28 B, 8, 15-18), condition pour qu’un discours soit digne de foi (D.K. 28 B, 8, 50-51). Dans sa liaison à l’être, l’aletheia s’oppose à l’inconnaissable et l’indicible non-être, mais aussi au monde sensible et changeant, objet d’opinion et dont on ne peut rien connaître de vrai. Gorgias (Traité du Non-être) et Protagoras (Discours sur la Vérité, voir Théét. 166 a sq.) tirent la conséquence de l’identité parménidéenne de l’être, du penser et du dire en la retournant : la vérité n’est qu’un effet de la force productrice d’un logos qui, ne pouvant pas dire ce qui n’est pas, est maître et mesure de l’apparaître vrai. Platon   rétablit la liaison de l’être à l’aletheia et consacre la coupure entre science et opinion ; seule la science est pleinement éclairée par la lumière de la vérité, a accès à la plaine de vérité. Aristote   rejette ces métaphores ; mais, si le vrai consiste selon lui à dire que ce qui est est, et que ce qui n’est pas n’est pas (Met. Γ 7 1011 b 27), s’il est accord de la pensée aux choses, la vérité reste l’objet propre de la recherche philosophique et déborde cette localisation du vrai au jugement. Epicuriens et stoïciens ne problématiseront plus le vrai qu’en termes de critère (Diogène Laërce X, 31 et VII, 54). En distinguant du vrai incorporel la vérité qui, elle, est un corps (Sextus Empiricus  , Adv. Math. VII, 38), les stoïciens explicitent une distinction jusque-là sous-jacente : force propre de la sincérité, de la réalité ou de la connaissance, Y aletheia impose une présence dont le vrai n’est que l’effet. (M. Dixsaut.)
O Noûs conhece os inteligíveis como conhece a si mesmo. Não há intermediário. “L’erreur ne peut donc se glisser. Rien de plus vrai que la vérité même. Or. le Noûs est la vérité” (ARNOU, René, Le désir de Dien dans la philosophie de Platin, 2. ed. (Rome, 1967), p. 29). [Ullmann  :27]
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