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Tratado 39
Traité 39
Tractate 39
Enéada VI,8
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Ennead VI,8
Ennead VI, 8
Ennéades VI,8
Ennéades VI, 8
VI, 8
VI,8

PLOTINO   - ENÉADA VI, 8 - SOBRE O VOLUNTÁRIO E SOBRE A VONTADE DO UNO

O termo grego metapherein significa originalmente « transpor, efetuar uma transferência ». Plotino   o utiliza em dois momentos neste tratado (VI, 8, 1 e em VI, 8, 8): trata-se nos dois casos de saber se é possível transpor aos primeiros princípios determinações que, no uso corrente da linguagem, se aplicam às realidades inferiores. Estas determinações se destacam mais precisamente do campo da ação e da liberdade humanas: expressões como « o que depende de nós », a « livre disposição de si », a « liberdade », a « vontade », o « desejo » ou a « causa » podem legitimamente ser deslocados do domínio prático da ação humana para a esfera metafísica dos primeiros deuses, a saber em particular o Intelecto e o Bem? Tal é a questão fundamental a partir da qual se desenvolve todo o tratado. Pode-se no entanto levar mais adiante a interrogação sobre a metafísica se se tenta precisar a significação desta transferência de linguagem. Quando Plotino   fala de liberdade, de desejo ou de vontade do Bem, é preciso conceder a estes termos um sentido análogo àquele que tomam no terreno da psicologia ou da ética? Ou melhor, precisamente, é preciso falar de um uso metafórico destes conceitos quando designam o primeiro princípio? Se tal fosse o caso, ainda seria necessário precisar o sentido desta metáfora e medir o distanciamento entre os sentidos psicológico e ético destes conceitos por um lado, e seu sentido metafísico por outro. Várias questões se colocam aqui: porque Plotino   opta pelo vocabulário da liberdade no momento de desenvolver um discurso sobre o primeiro princípio mais resolutamente afirmativo que em nenhuma parte nos tratados? Quais transformações sofrem os diferentes conceitos relativos à liberdade e à vontade quando se encontram projetados no Intelecto e no Bem, que distanciamentos ou que rupturas devem-se notar? Mas também, inversamente, se se trata aqui de metáfora, e não de pura e simples homonímia, o que se acha preservado na transferência da liberdade humana à liberdade divina? Qual é a significação fundamental que se encontra retida, conservada nesta passagem de uma liberdade à outra, de uma vontade à outra? Vê-se de pronto, quaisquer que sejam as respostas que se poderiam aportar a estas questões, este tratado nos mergulha no coração da problemática da linguagem e da dupla interrogação sobre seu poder e sobre seus limites. Na medida mesmo que Plotino   põe toda sua energia filosófica a falar do primeiro princípio, e a dar razão com a maior riqueza e a maior precisão possíveis, lhe é necessário, ao mesmo tempo, fazer prova de uma vigilância extrema no que concerne o uso do discurso e não cessar de pôr em obra uma reflexão crítica relativa às carências e às insuficiências próprias a toda linguagem metafórica. Só tendo em mente estas duas dimensões, a audácia especulativa relativamente à apreensão do Bem e a vigilância vis a vis da insuficiência do discurso, que se pode ter uma leitura justa e equilibrada do conjunto do tratado. (Excertos da introdução de Laurent Lavaud a sua tradução em Brisson   & Pradeau  , PLOTIN   TRAITÉS 38-41)


Première partie : Définitions de la liberté au niveau de l’âme humaine et de l’Intellect

Chapitre 1 : Exposé de l’objet de la recherche et première approche de « ce qui dépend de nous ».
1-13. Faut-il étendre aux êtres intelligibles et à l’Un l’usage de l’expression « ce qui dépend de nous » ?
13-30. Sens de l’expression : « ce qui dépend de nous » lorsqu’elle s’applique aux facultés humaines.
30-44. Distinction entre ce qui est « volontaire » et « ce qui dépend de nous ».

Chapitre 2 : Enquête psychologique : à quelle faculté de l’âme rapporter ce qui dépend de nous ?
1-12. Examen de trois premières possibilités : ce qui dépend de nous doit-il être rapporté au désir physique, à la colère, ou à la combinaison du désir et du raisonnement ?
12-35. Examen des diverses relations possibles entre le désir et la raison.
35-37. Conclusion : rien de ce qui est en rapport avec l’action ne peut dépendre absolument de nous.

Chapitre 3 : Poursuite de l’enquête psychologique et passage à l’Intellect : c’est là que doit être située la liberté véritable.
1-20. Ce qui dépend de nous peut-il être rattaché à l’opinion ? ou à la représentation ?
21-26. La libre disposition de soi doit au premier chef être rapportée à l’Intellect.

Chapitre 4 : Objection : il n’est pas possible d’accorder la liberté aux être intelligibles ; réponse à l’objection.
1-4. Reprise de la question du rapport entre liberté et désir.
4-11. Première formulation de l’objection inspirée du Traité du destin d’Alexandre d’Aphrodise   : comment les êtres intelligibles peuvent-ils être libres s’ils sont soumis à leur propre nature ?
11-32. Réponse à l’objection : il ne faut pas séparer dans l’être intelligible l’acte et la réalité ; le premier ne peut donc être asservi à la seconde.
32-40. L’existence qui se conforme au Bien est l’existence la plus libre.

Chapitre 5 : Quel rapport établir entre vertu et liberté ?
1-27. Retour au niveau de l’âme. La vertu qui gouverne l’action peut-elle être libre ?
27-37. Considération de la vertu « en elle-même » : elle est « comme un autre Intellect ».

Chapitre 6 : Poursuite de l’interrogation sur la relation vertu-liberté ; Caractérisation de la liberté au niveau de l’Intellect.
1-26. Seule la vertu identifiée à l’intellection est pleinement libre et souveraine.
26-45. C’est la volonté du Bien qui rend libre l’Intellect.

Transition : présentation des thèses du « discours téméraire »

Chapitre 7 : Introduction du « discours téméraire » et premiers éléments de réfutation.
1-6. Distinction des degrés de liberté dans l’âme, dans l’Intellect et dans le Bien.
6-11. Ne serait-il pas préférable d’éviter d’appliquer au Bien l’expression : « ce qui dépend de soi » ?
11-15. L’objection du « discours téméraire » : le Bien n’est pas libre, puisqu’il n’est pas maître de sa propre nature.
16-30. Réponse : refuser la liberté au Bien, revient à ruiner toute possibilité d’être libre, et à vider de toute signification l’expression « ce qui dépend de nous ».
31-46. Recension de différentes thèses absurdes relatives au Bien.
46-54. Il n’y a pas de différence entre ce qui, dans le Bien, correspond au concept d’existence et ce qui correspond en lui au concept d’activité.

Deuxième partie : La voie négative vers le Bien

Chapitre 8 : L’impuissance du discours relatif au Bien.
1-3. Méthode pour définir ce qu’est la liberté « en soi ».
4-23. La voie négative vers le principe : recension de toutes les expressions qu’il faut renoncer à appliquer au Bien.
23-27. Interrogation sur l’advenue accidentelle du Bien et début de réfutation de cette hypothèse.

Chapitre 9 : Suite de la réfutation de l’advenue accidentelle du Bien.
1-10. Le principe de toutes choses ne saurait advenir par hasard sans être une réalité déficiente.
10-17. Le Bien est seul ; il est supérieur à la nécessité tout en étant ce qu’il devait être.
17-23. Image de l’apparition du roi.
23-35. Raisonnement a fortiori : l’advenue accidentelle de l’être intelligible est impossible ; par conséquent le Bien, principe de l’être, peut encore moins advenir accidentellement.
36-49. Dire du Bien qu’il est « ainsi » revient à le déterminer.

Chapitre 10 : Suite de la réfutation de l’advenue accidentelle du Bien.
1-21. Raisonnement par la causalité : comment ce qui est cause de l’Intellect, de la raison et de l’ordre pourrait-il exister par hasard ?
21-25. Reprise de l’objection : le Bien s’il existe de façon nécessaire ne saurait être libre et maître de sa propre réalité.
25-38. Réponse : la surabondance de puissance du Bien le rend supérieur à toute nécessité.

Chapitre 11 : Le Bien échappe à toutes les catégories de l’ontologie.
1-3. Aporie concernant l’inexistence du Bien.
3-13. Le Bien échappe aux questions qui permettent, selon Aristote  , d’orienter toute recherche.
13-28. La pensée du Bien doit être purifiée de toute représentation spatiale.
28-38. Il ne faut attribuer au Bien ni la quantité, ni la qualité, ni la relation, ni l’advenue accidentelle.

Transition : De l’expérience individuelle de la liberté à la liberté du Bien

Chapitre 12 : Reprise de l’argumentation en partant de l’expérience de la liberté en nous.
1-3. Protestation de l’interlocuteur : il « n’est nullement persuadé » par ce qui vient d’être dit.
3-17. Reprise de l’argumentation au niveau de notre âme : nous pouvons faire l’expérience de notre propre liberté.
17-31. Comment dès lors refuser la liberté au principe qui nous rend libres ?
31-37. Explication : comment s’est formée la notion de « maîtrise de soi ».

Troisième partie : Le discours positif sur la liberté du Bien

Chapitre 13 : Début du discours positif au sujet du Bien.
1-5. Avertissement : les expressions qui vont désormais être employées n’ont d’autre but que de persuader.
5-11. Il y a totale identité entre l’acte du Bien et sa réalité : il n’agit donc pas en étant asservi à sa nature.
11-40. Chaque être se désire lui-même en désirant le Bien ; aussi le Bien doit-il a fortiori se vouloir lui-même.
41-47. Le Bien est la seule réalité à trouver absolument satisfaction en elle-même.
47-50. Nouvel avertissement : tous les termes que l’on emploie au sujet du Bien doivent être précédés d’un « pour ainsi dire ».
50-59. Le Bien se produit lui-même.

Chapitre 14 : Réfutation de l’existence contingente du Bien ; introduction de la détermination du Bien comme « cause de soi ».
1-14. Si l’essence de l’homme existe de façon nécessaire, comme le Bien qui a produit cette essence pourrait-il exister par hasard ?
14-42. Réflexion sur la causalité : si chaque être possède en lui-même sa propre cause, le Bien sera a fortiori cause de lui-même.

Chapitre 15 : Mouvement d’ascension spirituelle : de la vie de l’âme vers la vie du Bien.
1-8. Le Bien est « amour de soi ».
8-32. L’expérience de la liberté dans notre âme peut nous permettre de remonter vers la « vie véritable » qu’est le Bien.
33-36. Image de la racine et de l’arbre.

Chapitre 16 : Exposé des attributs positifs du Bien.
1-8. Le Bien n’est nulle part et il est partout.
8-39. Passage en revue de différentes déterminations positives que l’on peut attribuer au Bien.

Chapitre 17 : Suite de la réfutation de l’existence « par hasard » du Bien : réflexion sur la notion de providence.
1-18. Argumentation à partir de la notion de providence : ni l’être sensible ni l’être intelligible n’existent par hasard.
18-27. Le Bien est une « raison une » ; il n’est en relation qu’avec lui-même.

Chapitre 18 : Images et expressions qui signifient ce qu’est le Bien.
1-7. Adresse à l’interlocuteur : cherche le Bien à l’intérieur.
7-32. Image du centre, des rayons et du cercle.
32-39. Image de la lumière et du reflet.
39-44. Le Bien est « cause de la cause ».
44-55. Reprises d’expressions platoniciennes : le Bien est « ce qui doit être » et « moment favorable ».

Chapitre 19 : Supériorité de la contemplation directe du Bien.
1-12. La contemplation du Bien est supérieure à toute parole.
12-20. Commentaire de l’expression platonicienne : il est « au-delà de la réalité ».

Chapitre 20 : Discussion de deux apories relatives à l’auto-production du Bien.
1-27. Discussion de l’aporie : si le Bien se produit lui-même, ne se précède-t-il pas lui-même ?
28-39. Discussion du sens de l’expression : il se « commande à lui-même ».

Chapitre 21 : Conclusion : le Bien est « tout entier volonté ».
1-10. Le Bien ne pouvait se produire lui-même autre que ce qu’il est.
10-20. Il y a parfaite identité entre la volonté et la réalité du Bien.
20-25. Commentaire de l’expression « se contenir soi-même ».
25-33. Conclusion du traité : pour atteindre le Bien, il faut « retrancher toutes choses ».