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segunda-feira 14 de fevereiro de 2022

Proclus   comments in two works on the passage of Plato  ’s Timaeus   43B-44B, in which it is said that in newborn babies, and in humans when first created by the Demiurge, the bodily fluidity caused by growth and sensation suppresses the rational movements of the soul. Galen   had cited this in his treatise That the Capacities of the Soul Follow the Blends of the Body. Proclus   replies to Galen  , but in a way that Galen   had already anticipated and answered (QAM 64,19-65,1; 70,11-13 that the body cannot help the soul, but only impede it, like a chattering neighbour, and the soul is not really disturbed; it is merely seeing, as it were, its reflection in the troubled waters of the body. The passages are Proclus   in Alc. 1 226,12-227,2; in Tim. 349,21-350,8; 330,9-331,1.

Proclus   wants to steer a middle course concerning the independence of soul from body, since he does not want to veer over to Plotinus  ’ view that there is an undescended soul free of emotion. The protests in Proclus   in Alc. 1 226,12-227,2 and 227,2-7 against the two opposite views come from a continuous passage translated below. Proclus  ’ own view is that the soul moves between perfection and imperfection because its activities (unlike it itself) are temporal. [SorabjiPC1  :289]


[...] only the activities of the soui are disturbed, not its substance. But he gives the un-Plotinian reason that the soul itself is non-temporal, and he compares a light that is not extinguished, but cannot shine out. I. Hadot   points out that in a late treatise Plotinus   after all allows that a bad human soul changes to another nature, 1.8 [51] 13 (18-26). [SorabjiPC1  :290]
Plotin   poursuit ici sa polémique avec l’Éthique à Nicomaque d’Aristote   engagée au chapitre 1, concernant la détermination de ce qu’on est libre d’accomplir. Aristote   avait lui-même croisé le fer avec Platon   en ces termes : « sans doute en effet, est-ce à tort que l’on soutient qu’ont été accomplis involontairement (akousia) les actes faits par colère ou par désir physique (dia thymon [thymos] he epithymian [epithymia]). D’abord à ce compte-là, on ne pourrait plus dire qu’un animal agit volontairement, ni non plus un enfant » (III 2, 1111a24-26). Comme le souligne Tricot dans la note qu’il consacre à ce passage, c’est Platon   et l’Académie qui sont visés par l’expression « sans doute est-ce à tort que l’on soutient… ». Plotin  , par conséquent, ne pouvait que prendre le contre-pied d’Aristote   en faisant une hypothèse polémique : si l’on accorde le tò eph’ hemin aux enfants et aux animaux, alors qu’ils sont gouvernés par la colère et le désir physique mais non par la raison, pourquoi ne pas l’accorder aussi aux fous ou à ceux qui sont sous l’emprise de drogues et n’ont plus aucune maîtrise d’eux-mêmes ? Il est à noter cependant que Plotin   glisse du concept d’ekousion, « volontairement », employé par Aristote  , vers celui de tò eph’ hemin, « ce qui dépend de nous », alors même qu’il soutenait dans le chapitre 1 qu’il ne fallait pas confondre ces deux concepts. Rien d’étonnant à cela cependant si le concept de tò eph’ hēmîn est à ce stade du texte de Plotin   moins déterminé (puisqu’il le définit simplement par le fait d’« être maître » de son acte, 1, 34 et 36) que celui d’hekoúsion, qui suppose l’apport de la connaissance des circonstances de l’action. Dès lors, si l’on refuse le tò eph’ hēmîn aux enfants et aux animaux, a fortiori faudra-t-il nier qu’ils possèdent l’action accomplie volontairement, hekoúsion. Il est probable en outre qu’interféré ici l’influence d’Alexandre d’Aphrodise   qui dans le Traité du destin, souligne que si les animaux privés de raison peuvent agir de leur plein gré (hekousios), ils sont en revanche incapables de faire dépendre quelque chose d’eux-mêmes, puisque cette dernière capacité est le propre de l’homme rationnel (183, 30-32, Bruns). Le rapport entre les différents textes est donc on ne peut plus complexe. Alexandre tente de sauver la lettre d’Aristote   en accordant l’action accomplie volontairement aux animaux, mais en réservant la capacité de faire dépendre des choses de soi aux hommes (selon une distinction hekousíōs / tò eph’ hēmîn qui n’est pas explicitement dans Aristote  ). Plotin   à son tour prend vraisemblablement appui sur le texte d’Alexandre pour critiquer Aristote   : il affirme comme Alexandre qu’il faut refuser le tò eph’ hēmîn aux enfants et aux animaux, mais en escamotant la distinction hekousíōs / tò eph’ hēmîn telle que l’introduit l’auteur du Traité du destin. Plotino - Tratado 39,2 (VI, 8, 2) — A que faculdade da alma reportar o que depende de nós?
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