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Absoluto

domingo 17 de outubro de 2021

O Absoluto (= desligado, separado) representa-se (não é!) na absoluta indiferença (na completa ou separada identidade) do geral e do particular — quando tanto se possa dizer que o geral é particular quanto que o particular é geral — no particular — isto é, «particulares» há em que se pode ver a identidade deles mesmos com os «gerais» de que eles são «particulares», e, neste caso, o particular é símbolo, ou representação simbólica, do Absoluto. Paráfrase! E não das mais esclarecedoras. [EudoroMito:77]


L’absolu, être et principe fondateur. La notion d’absolu apparaît corrélativement à l’exigence spécifique de la philosophie en son origine, celle de vision d’un monde permanent et stable, constituant l’objet d’une connaissance vraie, c’est-à-dire également permanente et stable, universelle, et en opposition à la multiplicité d’interprétations possibles des pensées mythiques. Nécessité donc d’un être et d’un principe absolus, référence ultime de l’existence et de la connaissance.

Dans la philosophie platonicienne, par exemple, l’absolu correspond au Bien, Idée, réalité intelligible. C’est l’objet ultime de la connaissance philosophique au terme du cheminement de la dialectique ascendante, et de la conversion de l’âme à la contemplation de l’être : « Ce qui procure la vérité aux objets de connaissance et qui confère au sujet connaissant sa puissance, affirme que c’est l’Idée du Bien (République   VI 508 e). La dialectique descendante, ensuit à partir de l’Idée du Bien, parcourt le chemin de l’uni à la multiplicité de ses conséquences. Simultanément, c’est l’être éminent, être parfaitement et inconditionnellement: être : « Pour les objets connaissables (...) non seulement leur vient du Bien le fait d’être connus, mais aussi c’est grâce à lui qu’ils ont en plus être et essence » (République   VI 509 b).

L’absolu est donc l’unité, la source, la cause, de toute réalité et de toute multiplicité tant du point de vue de causalité ontologique que du point de vue de la connaissance. Quant au statut de cet être et de ce principe ultime, les interprétations divergent pour savoir s’il convient (le penser en termes de transcendance ou de participation. Dans les deux cas, le Bien est l’absolu pour autant qu est ce sans quoi rien ne serait, ni ne pourrait être pensé.


LÉXICO: absoluto