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Dyczkowski : sujet-objet

lundi 28 mai 2018

Français

L’émergence d’un objet? particulier dans le champ de la conscience? s’accompagne d’une représentation mentale à travers laquelle le sujet identifie l’objet et le distingue des autres. Ainsi, la façon dont l’univers objectif est vécu est régie par les mêmes principes que ceux sur lequel la pensée est basée. Les phénomènes? se succèdent liés dans une chaîne causale, tout comme une pensée mène à la suivante dans une chaîne d’associations (prapañca). Ce n’est pas seulement vrai des objets individuels, mais s’applique également aux percevants individuels. La manifestation de l’univers et l’émergence du devenir, constitué à la fois de sujets et d’objets individuels, à partir de l’état intérieur de l’être pur, équivaut à l’émergence de la pensée dans la conscience universelle. Bien qu’introverti et intrinsèquement libre de toute activité? mentale dualiste, la conscience, à travers sa vibration intérieure (spanda), conçoit la pensée du monde? (viśvavikalpa). En pensant, elle se détourne de sa pur « je-ité » [I-ness] (ahantā) pour se plonger dans son opposé - « l’esprit? » (idantā), qui est l’essence de toutes les distinctions empiriquement définissables (bhedavyavahāra). Ainsi, le mouvement de l’intérieur vers l’extérieur engendre une scission dans la conscience entre le sujet et l’objet qui donne lieu à la perception de distinctions relatives. Cela correspond à la perte d’une intuition directe et sans pensée de l’unité essentielle entre l’intérieur et l’extérieur. Dans l’état suprême - c’est la réalité? « intérieure » de la conscience - il n’y a pas de différence entre « intérieur » et « extérieur ». Tout est vécu comme faisant partie d’une seule masse de conscience compacte et indivise (saṃvidghana). L’être pur (sattā) de la conscience universelle prend la forme du devenir et n’est impliqué dans le temps et l’espace que lorsqu’un contraste apparaît en lui entre celui qui perçoit et le perçu :

C’est le Seigneur Śiva seulement Qui, en vertu de Sa liberté, fait ludiquement surgir le sujet et l’objet, celui qui jouit et ce qui est joui, qui sont la base de chaque activité dans ce monde de la dualité.

Original

The emergence of a particular object within the field of awareness is accompanied by a mental representation through which the subject identifies the object and distinguishes it from others. Thus, the manner in which the objective universe is experienced is governed by the same principles as those upon which thought is based. Phenomena follow one another linked in a causal chain, much as one thought leads to the next in a chain of associations (prapañca). This is not only true of individual objects but applies equally to individual perceivers. The manifestation of the universe and the emergence of Becoming, consisting of both individual subjects and objects, from the inner state of pure Being is equivalent to the emergence of thought in universal consciousness. Although introverted and inherently free of all dichotomysing mental activity, consciousness, through its inner vibration (spanda), conceives the world-thought (viśvavikalpa). As it thinks, it turns away from its pure ‘I-ness’ (ahantā) to plunge into its opposite—‘thisness’ (idantā), which is the essence of all empirically definable distinctions (bhedavyavahāra). Thus the movement from inner to outer engenders a split within consciousness between subject and object that gives rise to the perception of relative distinctions. This corresponds to the loss of a direct, thought-free intuition of the essential unity between inner and outer. In the supreme state—that is the ‘inner’ reality of consciousness—there is no difference between ‘inner’and ‘outer’. Everything is experienced as part of one, undivided compact mass of consciousness (saṃvidghana). The pure Being (sattā) of universal consciousness assumes the form of Becoming and is involved in time and space only when a contrast appears within it between the perceiver and the perceived :

It is Lord Śiva alone Who, by virtue of His freedom, playfully gives rise to the subject and the object, the enjoyer and the enjoyed, which are the basis of every activity in this world of duality.


Voir en ligne : THE DOCTRINE OF VIBRATION