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Hulin (DSDT:83) – la clef d’une allégorie

samedi 28 avril 2018

« A ces mots, les yeux et le visage d’Hemalekhâ rayonnèrent de joie?. Elle comprit que le prince avait reçu la plus haute Grâce et que son esprit? était désormais tout à fait purifié. Elle se dit à elle-même : « Le voilà devenu indifférent aux objets des sens. Il est tout entier pénétré par le Grâce de la Déesse. Ses bonnes actions ont porté leur fruit. Le moment est venu de lui permettre d’accéder à l’Éveil. Je vais m’y employer ! » Elle s’adressa alors à lui : « Heureux sois-tu de par la Grâce du Seigneur ! Il n’est pas commun d’observer chez quelqu’un un semblable dégoût pour le monde?. Lorsque quelqu’un se détourne des jouissances, c’est là le premier signe de la Grâce divine. Le second est l’absorption? de l’esprit dans la réflexion. C’est bien, je vais maintenant te décrire la condition permanente du Soi.

« C’est la conscience? suprême qui est ma mère et l’intelligence (buddhi) ma compagne. L’Inconnaissance (avidyâ) est cette mauvaise femme? avec laquelle ma compagne est entrée en relation. Le pouvoir de l’Inconnaissance est bien connu en ce monde. C’est lui qui provoque une grande frayeur en faisant prendre à une corde l’apparence d’un serpent. Le fils d’Inconnaissance est l’égarement (moha) et il a pour fils, à son tour, le mental (manas). L’épouse de ce dernier est l’imagination (kalpanâ). Elle donne naissance à cinq fils qui sont les cinq sens de connaissance?. Ceux-ci ont chacun pour « maison » l’organe anatomique correspondant. Les « larcins » auquel se livre le mental sont les traces (samskâra) laissées par les objets sensibles et c’est en rêve qu’il en jouit. La soeur de l’imagination (« Grand-Faim ») est la faculté désirante. Ses deux fils sont la colère et l’avidité. Le corps est cette « cité » dans laquelle ils vivent tous. Le grand mantra dont je dispose est l’intuition (par chacun) de sa propre essence. C’est le souffle qui est appelé « Flux » et qui joue le rôle de l’ami du mental. Les « épaisses forêts », etc., sont les enfers. La rencontre de l’intelligence avec moi?-même est la concentration parfaite (samâdhi). L’arrivée au pays de ma mère représente la délivrance. Telle est la signification secrète de l’histoire que je t’ai contée. Sers-toi de cette clef pour la comprendre parfaitement et accède ainsi au Bien suprême ! »

(Extrait de la page 83 de LA DOCTRINE SECRÈTE DE LA DÉESSE TRIPURÂ)


Voir en ligne : LA DOCTRINE SECRÈTE DE LA DÉESSE TRIPURA