PhiloSophia

PHILO = Apreço + SOPHIA = Compreensão

Página inicial > Oriente > Gurdjieff: le Bien et le Mal

RÉCITS DE BELZÉBUTH À SON PETIT-FILS

Gurdjieff: le Bien et le Mal

Chapitre 44

domingo 1º de julho de 2018

Salzmann & Tracol

« De toute évidence, nous autres, hommes?, avons été formés et restons constitués, comme toute unité existant dans l’Univers, des trois mêmes forces indépendantes, au moyen desquelles s’effectue le processus de soutien réciproque de tout ce qui existe, c’est-à-dire des trois forces universelles suivantes : « La première naît sans cesse de causes apparaissant au sein de la Source Originelle elle-même sous l’effet de la pression des nouveaux surgissements, puis s’écoule par inertie hors de cette Source Originelle.

« La seconde force universelle est ce que devient cette première force, lorsqu’après avoir perdu l’impulsion d’inertie elle tend à fusionner à nouveau avec le principe? de son avènement, sous l’action? de la loi? cosmique fondamentale selon laquelle « les effets d’une cause doivent toujours réintégrer cette cause ».

« Dans le processus général de soutien réciproque, ces deux forces sont entièrement indépendantes et gardent, toujours et en tout, dans leurs manifestations, leurs propriétés et particularités spécifiques.

« La première de ces deux forces fondamentales, celle qui est contrainte de toujours se manifester hors de la source de son avènement, doit constamment involuer ; au contraire, la seconde, en s’efforçant de fusionner avec la cause de son avènement, doit toujours et en tout évoluer. [1079]

« Etant donné que la première de ces trois forces provient d’actions vivifiantes se produisant au sein même de la Cause de tout ce qui existe, et reçoit ainsi en sa présence le germe de ce même pouvoir de manifester la vivification, elle peut être considérée comme « Bien », c’est-à-dire comme facteur de réalisation des effets tendant à retourner à la source, effets qui, par rapport à la première force, peuvent et doivent être considérés comme « Mal? ».

« De plus, la première force, qui se manifeste sous l’action de causes inévitables et impératives apparaissant dans la Source Originelle elle-même, peut, de ce point de vue, être considérée comme passive.

« La seconde, la force de retour, du fait qu’elle doit toujours résister afin d’avoir la possibilité de réintégrer sa cause, ou tout au moins de se maintenir contre le courant opposé de la première force passive ayant reçu l’impulsion d’inertie du Principe Premier, doit être considérée comme active.

« Quant à la troisième force universelle, elle n’est autre que le résultat du conflit qui oppose partout et en tout ces deux forces fondamentales, descendante et ascendante.

« Bien que cette troisième force indépendante ne soit que le résultat des deux premières forces fondamentales, elle est cependant le principe spiritualisant et conciliant de toute formation cosmique.

« Elle est le principe spiritualisant et conciliant de toute formation cosmique, parce qu’elle y surgit et doit y exister? en tant que présence aussi longtemps qu’existe cette formation, résultat de diverses résistances mutuelles particulières survenues entre les deux forces fondamentales s’écoulant dans des directions totalement opposées. »

Ainsi donc, mon cher enfant, c’est exactement dans ce sens que les mots? « Bien » et « Mal » furent employés pour la première fois par cet infortuné Makar Kronbernksion. [1080]

Grâce à son boulmarchann, ainsi qu’à d’autres donnée?, que j’éclaircis sur place, se cristallisa en moi? une opinion personnelle sur Makar Kronbernksion comme sur tout le reste, opinion qui différait entièrement de celle qu’avaient exprimée les âmes justes habitant la sainte planète, en conclusion de leurs recherches qui étaient peut-être très sages, mais indirectes.

Je le répète : s’il est vrai que « l’idée d’un Bien et d’un Mal extérieurs » doit son origine? à l’individualité de ce Makar Kronbernksion, celui-ci, à mon avis, n’est en rien responsable de la forme? funeste qu’elle prit.

Orage et alii

"When this maleficent idea? there gradually took on? such a definite form and began to be for the psyche? of your favorites what is called an ’actualizing factor’ for the crystallization in their common presences of data for the fantastic notion, namely, that outside of them there exist, as it were, objective? sources of ’Good and Evil?’ acting upon their essence?; then from that time on, other peculiar data—at first spontaneously and later through their strange consciousness?—began to be crystallized in the general psyche of each of them, which data, owing to automatic being?-associations, engender the conviction that the causes of all their manifestations, both good and bad, are not they themselves personally nor their own criminal essence-egoism, but some or other external foreign influences not depending on them at all.

"The fundamental evil, for all these unfortunates, from this fantastic idea resulted there chiefly because, even [1141] before this—of course thanks always to the same conditions of ordinary being-existence established by them themselves—data ceased to be crystallized in them for the engendering of what is called ’various being-aspects of a world? view,’ and instead of this a ’world view’ is formed in them based exclusively on that maleficent idea about external Good and Evil.

"And indeed at the present time there, your favorites have already based all questions without exception, questions concerning ordinary being-existence as well as questions about self-perfecting and also about various ’philosophies’ and every kind of ’science?’ existing there, and of course also about their innumerable ’religious teachings’ and even their notorious what are called ’morality,’ ’politics,’ ’laws,’ ’morals,’ and so on, exclusively on that fantastic but for themselves in an objective sense very maleficent idea.


Ver online : RÉCITS DE BELZÉBUTH À SON PETIT-FILS