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THE REALIZATION OF THE ABSOLUTE

Alston: La Réalisation de l’Absolu

THE “NAISKARMYA SIDDHI” OF ŚRl SUREŚVARA

terça-feira 12 de junho de 2018

Français

La Réalisation de l’Absolu? (Naiskarmya Siddhi) est une œuvre de Sureśvara Ācārya, un élève directe de Śaṃkara Ācārya, le fondateur de la tradition de l’Advaita? Vedānta sous la forme? que nous connaissons aujourd’hui. Par « naiskarmya », littéralement inactivité, Sureśvara signifie le Soi dans sa nature? pure, « vide? du processus du monde? consistant en tout le système? des actes, leurs facteurs et résultats composants » (11.108, prose). Et par « siddhi » il signifie la réalisation pratique de son identité avec ce principe? métaphysique. Le travail?, qui doit être présumé avoir été écrit autour de la première moitié du VIIIe siècle après J.-C., porte sur la méthode? de Réalisation Advaitique. De ses quatre livres, le premier réfute les vues de ceux qui soutiennent que la réalisation du Soi ou la libération doit être obtenue par des œuvres seules ou par des œuvres combinées avec la connaissance?; la seconde illustre le mode? de réflexion sur les implications de l’expérience qui amène l’aspirant à une compréhension théorique de la signification interne des textes mystiques de la révélation? Upanishadique; le troisième explique la signification du texte cardinal « Tu es cela? »; et le quatrième récapitule et montre, au moyen de citations, que les doctrines actuellement enseignées concordent avec celles des anciens Ācāryas tels que Gauḍapāda et Śaṃkara. Chacun des livres se compose d’une centaine de strophes interconnectées par un commentaire en prose, qui ne semble pas en arrière vers le verset juste au-dessus, mais vers l’avant vers le verset à venir.

D’une manière générale, la doctrine de la Réalisation de l’Absolu suit de près celle des Mille Enseignements de Śaṃkara, tout en exprimant une partie en termes plus simples?. Premièrement, l’aspirant doit accomplir des rituels et des actions désintéressées comme une offrande à Dieu pour la purification de son esprit?. Il doit ensuite réfléchir à l’instabilité de chaque élément de l’expérience, à l’exception de la conscience?-témoin qui considère tout le reste comme un objet?. Ayant ainsi distingué entre le principe ultime de la conscience et la triade? connaisseur, connaissance et connaissance qu’il illumine, c’est-à-dire entre le Soi et le Non-Soi, il doit ensuite voir que le Soi seul est réel et éternel et tout le reste en est différent et inerte, transitoire et irréel. À la lumière? de cette conviction obtenue à partir du raisonnement? et de l’expérience, il doit analyser la structure? grammaticale et logique des textes « Je suis? Brahman? » et « Tu es cela ». Quand il a accompli cette discipline? et a observé les règles de pureté établies par Patañjali en plus, il est prêt à recevoir l’expérience ultime de la réalité? comme le don de compassion de son Maître. L’expérience finale surgit, et ne peut surgir, qu’à la suite de l’écoute des textes de la bouche d’un Maître lorsque la discipline préparatoire a déjà été accomplie.

Original

The Realization of the Absolute (Naiskarmya Siddhi) is a work of Sureśvara Ācārya, a direct pupil of Śaṃkara Ācārya, the founder of the Advaita Vedānta tradition in the form we know it today. By “naiskarmya”, literally actionlessness , Sureśvara means the Self in its pure nature, “void of the world-process? consisting in the whole system of acts, their component factors and results” (11.108, prose). And by “siddhi” he means the practical realization of one’s identity with this metaphysical principle. The work, which must be presumed to have been written in or about the first half of the eighth century A.D., deals with the method of Advaitic Self-realization. Of its four books, the first refutes the views of those who maintain that Self-realization or release is to be obtained by works alone or by works combined with knowledge; the second illustrates the mode of reflecting on? the implications of experience which takes the aspirant to a theoretical understanding? of the inner meaning of the mystic texts of Upanishadic revelation; the third explains the meaning of the cardinal text “that thou art”; and the fourth recapitulates and shows by means of quotations that the doctrines now being? taught agree with those of earlier Ācāryas such as Gauḍapāda and Śaṃkara. Each of the books consists of about one hundred stanzas interconnected by a prose commentary, which latter looks not backward to the verse just over but forward to the verse to come.

Broadly speaking, the doctrine of Realization of the Absolute follows that of the Thousand Teachings of Śaṃkara fairly closely, while expressing some of it in simpler terms. First the aspirant must perform rituals and unselfish actions as an offering to God for the purification of his mind. Then he must reflect on the instability of every element in experience except the witnessing-consciousness which views all else as object. Having thus distinguished between the ultimate principle of consciousness and the triad of knower, knowledge and known which it illumines, that is to say, between the Self and the not-self, he must next see that the Self alone is real? and eternal and that all else is different from it and is inert, transient and unreal. In the light of this conviction obtained from reasoning and experience, he must analyse the grammatical and logical structure of the texts “I am Brahman” and “that thou art”. When he has performed this discipline and has observed the rules of purity laid down by Patañjali in addition, he is ready to receive the ultimate experience of reality? as the compassionate gift of his Teacher. The final experience arises, and can only arise, as a result of hearing the texts from the lips of a Teacher when the preparatory discipline has been previously performed.


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