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Tao Te Ching

XX - Sans soucis

Venerar a Mãe que a todos alimenta

mercredi 21 février 2018

Waley

Between wei and o
What after all is the difference ?
Can it be compared to the difference between good and bad ?
The saying “what others avoid I too must avoid”
How false and superficial it is ?
All men, indeed, are wreathed in smiles,
As though feasting after the Great Sacrifice,
As though going up to the Spring Carnival.
I alone am inert, like a child that has not yet given sign ;
Like an infant that has not yet smiled.
I droop and drift, as though I belonged nowhere.
All men have enough and to spare ;
I alone seem to have lost everything.
Mine is indeed the mind? of a very idiot,
So dull am I.
The world? is full of people that shine ;
I alone am dark.
They look lively and self-assured ;
I alone depressed.
(I seem unsettled as the ocean ;
Blown adrift, never brought to a stop.)
All men can be put to some use ;
I alone am intractable and boorish.
But wherein I most am different from men
Is that I prize no sustenance that comes not from the Mother’s breast.

Wieger

A. Renoncez à toute science, et vous serez libre de tout souci. Qu’est ce que la différence entre les particules wei et a (sur laquelle les rhéteurs ont tant à dire) ? Qu’est ce que la différence entre le bien? et le mal (sur laquelle les critiques n’arrivent pas à s’accorder) ? (Ce sont là des futilités, qui empêchent d’avoir l’esprit libre. Or la liberté d’esprit est nécessaire?, pour entrer en relations avec le Principe.)

B. Sans doute, parmi les choses que les hommes vulgaires craignent, il en est qu’il faut craindre aussi ; mais pas comme eux, avec trouble d’esprit, jusqu’à en perdre son équilibre mental.

C. Il ne faut pas non plus se laisser déséquilibrer par le plaisir, comme il leur arrive, quand ils ont fait un bon repas, quand ils ont regardé le paysage du haut d’une tour au printemps avec accompagnement de vin, etc.)

D. Moi (le Sage), je suis? comme incolore et indéfini ; neutre comme l’enfançon qui n’a pas encore éprouvé sa première émotion ; comme sans dessein et sans but.

E. Le vulgaire abonde (en connaissances variées), tandis que moi je suis pauvre (m’étant défait de toute inutilité), et comme ignare, tant je me suis purifié. Eux paraissent pleins de lumières, moi je parais obscur. Eux cherchent et scrutent, moi je reste concentré en moi. Indéterminé, comme l’immensité des eaux, je flotte sans arrêt. Eux sont pleins (de talents), tandis que moi je suis comme borné et inculte.

F. Je diffère ainsi du vulgaire, parce que je vénère et imite la mère nourricière universelle, le Principe.

Duyvendak

Abolis l’étude, et tu seras sans soucis.

« La petite différence entre ‘oui’ et ‘oh oui’ », « la grande différence entre ‘le bien’ et ‘le mal’ », « que l’on doit craindre ce que d’autres craignent » — comme (l’étude de ces choses) est illimitée ! On n’en vient jamais à bout !

Mais, quand tous les hommes ont une réunion joyeuse, comme pour la célébration d’un grand sacrifice ou l’ascension d’une terrasse en printemps, alors moi seul, en repos, je ne donne aucun signe, comme un nourrisson qui ne sait pas encore sourire, abandonné, comme quelqu’un qui ne sait de quel côté se tourner ! Quand tous les hommes ont surabondance, moi seul je suis comme quelqu’un qui a tout perdu. Cela vient de ce que j’ai le cœur d’un imbécile, aussi niais !

Que les gens ordinaires soient éclairés, moi seul je suis dans l’obscurité ! Que les gens ordinaires soient clair-voyants, moi seul je suis myope ! De faible lueur comme la lune dans sa dernière phase ! Tournoyant comme si je n’avais où me tenir ! Alors que tous les hommes ont quelque chose? (qu’ils savent faire), moi seul je suis ignorant comme un paysan ! Moi seul je diffère des autres hommes, en ce que je prise me nourrir de la Mère.

Matgioi

L’esprit qui étudie n’est pas inquiet. Égaux ensemble, les hommes marchent sur le même chemin. Les bons marchent avec les mauvais. Quoique marchant ensemble, ils ne sont pas confondus. Les hommes sont inquiets : il n’est pas possible de ne pas être inquiet. Les dissolus ne supportent pas encore de calamités ; et cette foule se réjouit, comme heureuse, très inconsidérément, comme si elle montait au Temple pendant les mois Xuan. Ils pensent : je suis jeune, et ce n’est pas encore le temps d’être malheureux ; je suis pareil à l’enfant qui n’a pas cessé de téter. Je dis : oui, oui, mais je suis pareil à l’enfant qui ne rentre pas suivant l’ordre. Tous les hommes ont du superflu, seul, je ne m’y attache pas. À ces hommes, de cœur stupide, voilà des malheurs qui surviennent. Mais combien ils sont légers. Ils disent avoir l’esprit éclairé ; pourtant eux seuls sont troublés. Ils disent que leur esprit est assidu ; pourtant eux seuls sont chagrins et vagues ; ils sont comme la mer, confus comme ce qui n’est pas en repos. Les hommes cherchent à acquérir en pensant : seuls nous sommes importants ; il nous est facile d’être hommes ; notre mère est riche pour nous nourrir.

Haven

Renunciando ao estudo, fica-se livre da inquietude.

Entre o ‘certamente’ e o ‘provavelmente’, que diferença há ?

Mas entre o bem e o mal, como é grande a diferença !

O que os homens receiam, não se pode deixar de temê-lo, mas não a ponto de ficar confuso e imobilizado.

Todos os homens são cheios de ardor, exaltados como se estivessem numa festa, como os que escalam torres na primavera.

Só eu sou calmo, sem reações, como o recém-nascido que ainda não sorriu, como o errante sem finalidade ou propósito !

Todos os homens têm o supérfluo, só eu sou como um deserdado.

Meu coração está turbado e perplexo, como o de um ignorante.

Todos os homens são iluminados, só eu estou mergulhado na penumbra.

Todos os homens são precisos e perspicazes, só eu estou curvado sobre mim mesmo, móvel como o mar, flutuando sem parar.

Todos os homens fazem-se úteis, só eu sou inapto, semelhante a um pária.

Só eu sou diferente de todos os homens porque venero a Mãe nutridora.

Mitchell

Pare de pensar, e termine teus problemas.
Que diferença entre sim e não ?
Que diferença entre sucesso e falha ?
Deves valorizar o que outros valorizam, evitar o que outros evitam ?
Que ridículo !
Outros ficam excitados como se estivessem em uma parada.
Só eu não ligo, só eu sou sem expressão, como uma criança antes de poder sorrir.
Outros têm o que necessitam ; só eu nada possuo.
Só eu vagueio como alguém sem morada.
Sou como um idiota, minha mente é tão vazia.
Outros são brilhantes ; só eu sou sombrio.
Outros são aguçados, só eu sou obstruso.
Outros tem propósito ; só não sei.
Vagueio como uma onda no oceano, sopro tão sem meta como o vento.
Sou diferente das pessoas ordinárias.
Bebo dos seios da Grande Mãe.

Storniolo

Deixai vossa pretensa cultura, e poreis fim às vossas preocupações.

Quão pequena é a diferença entre o “sim” e o “não” !

Quão exíguo é o critério entre o bem e o mal !

O que os outros temem, também eu devo temer ? Ó Solidão, quanto vais durar ?

Loucamente, sem fim, todos os homens se entregam à fruição,

festejando o sacrifício do boi, ou tomando o sol da primavera, sentados na varanda.

Somente eu permaneço sozinho, não sabendo quem sou,

como a criança pequena que ainda não sorriu.

Somente eu pareço tão descuidado, como aquele que não tem lar para onde voltar. Cada um possui o bastante e ainda mais, parece que eu sou o único a não ter nada. Meu espírito não foi atingido pela loucura ? Em que confusão me encontro !

A maioria das pessoas procura a luz?, a clareza.

Somente eu procuro a ternura e a obscuridade.

A maioria das pessoas demonstra imaginação e observação.

Somente eu não as tenho, e permaneço em silêncio.

Também fico inquieto como o oceano, soprando sem cessar, como o vento celeste. Todos os outros têm um sentido ; somente eu não tenho meta, e vivo deprimido. Somente eu sou diferente naquilo a que me dedico : venerar a Mãe que a todos alimenta.


Voir en ligne : TAO TE CHING