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ENÉADAS

Plotino - Tratado 46,11 (I, 4, 11) — A vontade do sábio está voltada para o interior

Enéada I, 4, 11

sexta-feira 10 de junho de 2022, por Cardoso de Castro

    

As Características da Vida do Sábio (capítulos 11-16)

    

Igal

11 A los que nos digan que ese tal ni siquiera vive, les responderemos que sí, que vive, pero que ellos no se dan cuenta de que ese tal es feliz, como ni de que vive. Y si no se persuaden, les pediremos que partan del supuesto de un hombre vivo y bueno antes de preguntarse si es feliz, en vez de aminorar primero su vida y luego preguntarse si vive una buena vida, en vez de anular primero al hombre y luego preguntarse por la felicidad   del hombre, en vez de admitir primero que el virtuoso vive cara a lo interior   y luego observarlo en sus actos externos; en una palabra, en vez de buscar en las cosas externas el objeto de su voluntad. Porque la existencia misma de la felicidad sería imposible, si se supone que las cosas externas son objeto de la voluntad y el objeto de la voluntad del virtuoso. Es verdad que él deseará que a todos los hombres les vaya bien y que ningún mal sobrevenga a nadie; pero si sus deseos no se cumplen, así y todo será feliz. Y si se nos dice que tales deseos, si los tuviese, harían de él un iluso, ya que no puede menos de haber males, eso será darnos la razón claramente cuando orientamos la voluntad del virtuoso cara a lo interior.

Bouillet

[11] Peut-être quelques-uns nous objecteront-ils que l’homme placé dans l’état dont nous parlons ne vit pas véritablement. Nous leur répondrons qu’il vit, mais qu’eux, ils sont incapables de comprendre son bonheur ainsi que sa vie. Refuseront-ils de nous croire? Dans ce cas, nous leur demanderons à notre tour s’il n’est pas convenable qu’après avoir accordé que cet homme vit et est vertueux, ils examinent si dans de pareilles conditions il n’est pas heureux. Nous leur demanderons aussi de ne pas commencer par le supposer anéanti pour considérer ensuite s’il est heureux, de ne pas s’arrêter uniquement à le chercher dans ses actes extérieurs après avoir admis qu’il tourne toute son attention sur les choses qu’il porte en lui-même, en un mot de ne pas croire que le but de sa volonté soit dans les objets extérieurs. En effet, ce serait nier l’essence même du bonheur que de regarder les objets extérieurs comme des buts de la volonté de l’homme vertueux, que de prétendre que ce sont là les objets qu’il désire. Sans doute il voudrait que tous les hommes fussent heureux et qu’aucun d’eux n’éprouvât aucun mal; cependant, quand cela n’arrive pas, il n’en est pas moins heureux. Dira-t-on enfin que pour l’homme vertueux il serait déraisonnable de former un pareil voeu (parce qu’il est impossible qu’il n’y ait pas de maux ici bas (21)? C’est évidemment reconnaître avec nous que la volonté de l’homme vertueux a pour seul but la conversion de l’âme   vers elle-même (22).

Bréhier

11. Mais, dit-on, un tel être ne vit pas. — Si, il vit ; mais son bonheur, comme sa vie, échappe à nos adversaires. Ils ne nous croient pas ? Nous estimons qu’ils ont à poser un être vivant et sage avant de se demander s’il est heureux ; ce n’est pas après lui avoir accordé une vie diminuée qu’il faut se demander s’il lui appartient de bien vivre ; ce n’est pas en anéantissant l’homme qu’on traite la question du bonheur de l’homme ; et, après avoir admis que le sage a toute son activité dirigée en lui-même, il ne faut pas le chercher dans les manifestations extérieures de son activité, ni chercher un objet à sa volonté dans les choses extérieures ; et ils nient l’existence substantielle du bonheur dès qu’ils disent que les choses extérieures sont des objets de la volonté et que le sage les veut ; le sage voudrait bien que tous les hommes fussent heureux et qu’il ne leur arrivât aucun mal ; mais, si cela n’arrive pas, il est tout de même heureux. — Mais, dira-t-on, il fait une absurdité, s’il veut pareille chose, puisqu’il est impossible que le mal n’existe pas. — Cela montre au moins qu’on nous concède qu’il tourne sa volonté vers l’intérieur.

Guthrie

THE ONLY OBJECT OF THE VIRTUOUS WILL IS THE CONVERSION OF THE SOUL TOWARDS HERSELF.

11. It has sometimes been said that a man in such a condition does not really live. (If such be their honest opinion), they must be told that he does live, even if they be incapable of understanding his happiness and his life. If this seem to them incredible, they should reflect whether their own admission that such a man lives and is virtuous, does not imply that under those circumstances he is happy. Neither should they begin by supposing that he is annihilated, only later to consider whether he be happy. Neither should they confine themselves to externalities after having admitted that he turns his whole attention on things that he bears within himself; in short, not to believe that the goal of his will inheres in external objects. Indeed, such considering of external objects as the goal of the will of the virtuous man, would be tantamount to a denial of the very essence (being) of happiness; likewise, insisting that those are the objects he desires. His wish would undoubtedly be that all men should be happy, and that none of them should suffer any evil; but, nevertheless, he is none the less happy when that does not happen. Other people, again, would say that it was unreasonable for the virtuous man to form such an (impossible) wish, since elimination of evils here below is out of the question. This, however, would constitute an admission of our belief that the only goal of the virtuous man’s will is the conversion of the soul towards herself.

MacKenna

11. We shall perhaps be told that in such a state the man is no longer alive: we answer that these people show themselves equally unable to understand his inner life and his happiness.

If this does not satisfy them, we must ask them to keep in mind a living Sage and, under these terms, to enquire whether the man is in happiness: they must not whittle away his life and then ask whether he has the happy life; they must not take away man and then look for the happiness of a man: once they allow that the Sage lives within, they must not seek him among the outer activities, still less look to the outer world for the object of his desires. To consider the outer world to be a field to his desire, to fancy the Sage desiring any good external, would be to deny Substantial-Existence to happiness; for the Sage would like to see all men prosperous and no evil befalling anyone; but though it prove otherwise, he is still content.

If it be admitted that such a desire would be against reason, since evil cannot cease to be, there is no escape from agreeing with us that the Sage’s will is set always and only inward.