PhiloSophia

PHILO = Apreço + SOPHIA = Compreensão

Página inicial > Antiguidade > Plotino (205-270 dC) - Neoplatonismo > Arnou : Le désir de Dieu dans la philosophie de Plotin

René Arnou

Arnou : Le désir de Dieu dans la philosophie de Plotin

sábado 16 de janeiro de 2010

Arnou, René : Le désir de Dieu dans la philosophie de Plotin  

TABLE DES MATIÈRES.

Introduction.

Intérêt d’une étude sur la philosophie religieuse de Plotin   — Métaphysique et mystique ; influence que ces idées ont exercée — Plan du travail? — La théorie du désir est un centre de perspective dans le système — Le texte des Ennéades.

Chapitre Ier. L’AME DE PLOTIN  .

Les traits saillants de sa personnalité, tels qu’ils se dégagent de son œuvre — Influences politiques ou philosophiques qu’il a subies — Une âme platonicienne.

A. Sa tournure d’esprit?.

1. Allure dogmatique et intolérante de ses formules : dei — Plotin   est non pas un visionnaire, malgré la légende, mais un métaphysicien — Très rares appels à l’expérience.

2. Finesse psychologique et habile condescendance : peitho? et ananke?.

3. A la recherche de la certitude? absolue — Intelligence? et sensation — La pistis?, chez Platon  , Aristote   et Plotin   — Une cause ordinaire de nos erreurs est que nous nous représentons toutes choses? sur le modèle de nos sensations — La « dialectique » prend son point de départ dans le mon le intelligible.

4. Comment Plotin   raisonne : les présupposés de son argumentation : quelques exemples — L’existence? nécessaire du monde? intelligible.

5. Forme? peu rigoureuse de ses déductions ; il « démontre » à la manière de Platon  .

B. Ses sentiments? intimes.

Trois classes d’hommes? — Une vie soulevée d’enthousiastes aspirations et orientée vers le divin .

1. L’attitude de Plotin   en face du monde sensible : il le défend contre les c gnostiques », et méprise ceux qui s’en contentent — Sa pensée sur ce point a-t-elle suivi une évolution ? — Le détail ne l’intéresse guère : étude de ses comparaisons — Toujours il ramène le particulier à l’universel, le sensible éphémère et décevant aux réalités invisibles. Le progrès est dans le détachement — Critique? de la conception plotinienne du détachement .

2. Plotin   et la vie sociale — Uoe âme c intérieure ». Plotin   n’est pas homme d’action? — Les conseils qu’il donne à ses amis — Indifférence stoïcienne et retraite aristocratique — Le plotinisme ne fut jamais populaire .

3. Plotin   devant Dieu — Témoignage de St. Augustin — Passion? de la Beauté, de la Lumière, de la Pureté, de l’Intelligence qui est en même temps l’Etre — « La vie sans Dieu . n’est qu’une ombre de vie » — Seul à seul avec Dieu monos pros monon — Comment il conçoit la prière — Une

Chapitre II Le Désir

1. Les mots? qui signifient le désir : ephesis, orexis?, pothos, orme. Le désir et l’amour (eros?) — epithymia? et boulesis?

2. L’analyse du désir.

L’être qui désire est un être qui se fait. Nature? synthétique du désir — Le mythe? de Platon   et sa transposition par Plotin   — Le désir est un être mixte, intermédiaire : poros et aporia?; eidos? et hyle? ; logos? en ou logon — Eclectisme du vocabulaire et de la doctrine. La matière et le désir — La forme et le désir. Le désir ne s’explique pas par l’un ou l’autre de ces éléments séparé, mais par leur union — Juxtaposition ou synthèse ? — Les origines d’un conflit — Le problème du devenir chez Aristote   et chez Plotin  .

3. L’objet? du désir.

Chaque être cherche son bien propre pour se compléter? et pour s’achever

Le fondement dernier du désir n’est pourtant pas un amour-propre exclusif, mais l’amour du Bien qui englobe dans son universalité tous les biens particuliers — Désir d’être — Désir de stabilité — Désir d’unité.

Insuffisance des plaisirs sensibles, de la Beauté, du "nous" même — « Rien n’est désirable que par le Bien? qui le colore » — L’âme tend en définitive vers « ce au dessus de quoi il n’y a plus rien » - Le désir de Dieu — arche? kai telos? — Conclusions sur la nature de l’âme et la nature de Dieu. Le plotinisme n’est pas un panthéisme évolutionniste.

4. Tous les êtres désirent.

1. Preuve générale.

2. En particulier: a) la matière désire — Un texte qui fait difficulté (VI. 7. 28 — 11.459). b) Le nous désire— Quelques éléments d’une théorie de la connaissance? : connaître, c’est agir, c’est tendre vers une fin, c’est encore désirer — L’amour de la vérité donne des yeux pour voir — A tous ses degrés, la connaissance exprime un appétit : sensation, raisonnement? — Difficulté spéciale en ce qui concerne le nous— ephiemenos aei? kai aei tygkanon — Le désir est intérieur à l’intelligence et le ressort de son activité — N’est-ce pas la ruine de l’intellectualisme ?

Chapitre III. Theos?

Dieu et dieux — Divers courants d’idées à cette époque.

1. L’extension du mot Theos.

Une vieille formule : le tout? est unité. L’univers stoïcien — Plotin   considère toutes choses sub specie universitatis — Quelques remarques sur son vocabulaire — La hiérarchie dans le divin ; comparatifs — L’Ame, le "nous", l’Un, trois degrés.

2. La compréhension du mot Theos.

L’essence? du divin — Intelligible et divin — L’Un n’est pas à proprement parler Theos. Pourquoi ?

3. L’Un est Dieu.

L’Un est « l’Indéterminé » — Diverses interprétations — C’est l’expression de sa transcendance — Il est sans limite?, la simplicité même, l’indépendance absolue — outos autos par auton autos — mone en eauton — Il est même, si on? prend soin de purifier ces concepts?, hypernoesis, energeia? monon, dynamis? panton — Pourquoi Plotin   ne veut pas qu’il soit l’être.

Chapitre IV. Les problèmes que pose l’existence du désir.

Immanence, transcendance.

I Le principe?. — Le désir requiert une certaine immanence de ce qui est désiré en ce qui désire. Ressemblance et immanence : ton omoion to homoion — Textes — La ressemblance, condition du désir comme de la connaissance.

Un concept stoïcien : la « sympathie »— Critique de ce concept chez Plotin   : éléments disparates — Exemplarisme platonicien et dynamisme péripatéticien — Innéisme et transcendance.

II L’application. — Immanence de Dieu dans l’homme et dans le monde — La question? du panthéisme de Plotin  .

1. Plotin   est-il, ou non, émanatiste, panthéiste ? Toutes les opinions ont eu? des partisans.

2. quelques définitions : émanation, panthéisme, immanence

3. Immanence ou transcendance ?

a) Un point hors de conteste : la transcendance de Dieu par rapport aux autres êtres — Textes — Explications de quelques métaphores émanatistes156

b) Dieu n’est-il pas immanent au monde ? — Théorie de l’immanence, analyse de la notion du « dedans » chez Plotin  .

en allon et hp allou — Tout ce qui a été fait, pour continuer à être, doit rester dans son principe : à parler strictement, Dieu n’est immanent à aucun être, mais tous les êtres lui sont immanents

Dieu n’est-il présent au monde « que par ses puissances » ? Discussion d’une opinion. — Pas de coupure entre Dieu et sa puissance. — Théorie plotinienne de la double energeia

Le concept d’immanence — Point de vue statique et point de vue dynamique — Présence locale et présence d’action chez Platon  , chez Aristote  , chez Plotin  . La présence dans le monde des incorporels.

4. Immanence et transcendance. Dieu n’est en tout et partout qu’à la condition de rester en lui-même : oudamou et pantakou

5. Examen de quelques formules. — « Dieu est tout » — « Tous les êtres ne font qu’un » — l’Un est l’hypokeimenon? universel — Germes de panthéisme — Il faut s’en tenir à ce que dit Plotin  , sans lui imputer ce qu’il semble qu’il aurait dû dire

Chapitre V. La purification

1. Un thèse traditionnelle en ascétisme. Pour s’élever à Dieu, il faut rentrer en soi — Théorie du recueillement — Discussion de textes: esprits doux et esprits rudes.

2. Rentrer en soi, c’est se purifier — la katharsis? selon Plotin   ; conception brutale, à tendance dualiste : elle est le retranchement de « l’autre ».

3. Un problème — Comment se fait-il que l’âme, en rentrant en soi ou se purifiant, devienne "nous" ?

a) le premier état des âmes : l’Homme idéal — autant d’Idées que d’individus.

b) la chute — et la « différence » — La notion d’eterotes chez Plotin  .

c) Conséquence : chacun de nous est plusieurs hommes : un homme sensible, un homme raisonnable, un homme intelligible — L’unité du composé humain — Nous ne sommes pourtant en acte? que l’homme selon lequel nous agissons — La théorie de l’acte et de la puissance chez Plotin   ; sous les mots d’Aristote  , des idées différentes : toujours le même conflit — En quel sens l’âme « devient nous ».

4. Le résultat de la katharsis : une ressemblance qui rend capable de voir ou de toucher Dieu - Le nous katharos dans la tradition philosophique : Platon  , Philon  , Celse, Clément d’Alexandrie. Divergences d’idées entre Plotin   et certains de ses disciples.

5. Cette pureté est- elle uniquement le fait d’un effort personnel ? — ou un don de Dieu ? — comparaison avec Philon   — La grâce ?

Chapitre VI. Le terme du désir: l’union à Dieu.

Aux origines de la religion et de la philosophie grecques, la divinité « fin des existences individuelles ».

I Etude du vocabulaire de Plotin   — theoria? : la contemplation selon Platon   et Aristote   ; synaphe, parousia, ekstasis?.

II Les traits distinctifs de cette union.

1. C’est un état d’extrême simplification. Description de cet état — Plus de distinction de sujet? et d’objet. Le criterium de la vraie contemplation — Vision et union : monon ourosa ton syneinai — Dans l’unité. Nature de cette unité — Est-ce la perte totale et la confusion dans l’Unité divine ? — Plotin   fait des réserves: oion, osper, ei dei kai touto legein — katholon dynatai — Cette unité contient toujours une multiplicité virtuelle — en ampho — C’est une union passagère qui peut toujours se rompre.

2. C’est un enrichissement — et non pas un état de pure négativité — En quel sens c’est un état d’inconscience — Critique de la thèse d’Arthur Drews — C’est le vrai bonheur.

III Genèse de cette doctrine.

1. Est-ce seulement un souvenir? — Il y avait alors une tradition mystique — Philon   et Plotin   : Textes parallèles — La différence ; Plotin   systématise.

2. Aboutissement de la métaphysique — Opinions adverses — Peut-on parler d’un accord du mysticisme et de la raison? ? — En fait, aucune condition de l’extase, aucun de ses caractères qui dans les Ennéades ne soit déduit logiquement.

3. L’expérience — Plotin   « a vu » — Etait-ce exaltation maladive ? — Son état physiologique — Les textes où il invoque ou semble invoquer une expérience personnelle — qu’a-t-il vu ? Analogies avec les mystères — La part de l’interprétation. — Que penser? des expériences mystiques de Plotin   ?

Résumé et conclusion.

Appendice A — Quelques remarques sur l’emploi de la mythologie dans les Ennéades.

Appendice B - Plotin   et la philosophie de l’Inconscient.


Ver online : HyperPlotin


Le désir de Dieu dans la philosophie de Plotin