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La Voie Métaphysique

Matgioi : La Légende du Dragon

Les Symboles du Verbe

lundi 24 novembre 2008

Extrait de « La Voie Métaphysique », par Matgioi Matgioi LA VOIE RATIONELLE (Tao Te Ching) .

Original

En composant les unes avec les autres les « situations » des Graphiques de Dieu, en étudiant, isolément puis parallèlement, les traits qui les composent, on obtient toutes les idées du cerveau et toutes les lumières de la conscience?. Dans les applications qu’on en fait, ces situations se modifient, ces traits changent de personnification et d’objet? ; en eux et entre eux se manifeste le perpétuel mouvement, qui est le résultat de l’activité primordiale, et la conséquence de l’activité potentielle de la Perfection. Ainsi ce mouvement continu représente parfaitement la série des modalités transformatrices, qui constituent, les unes après les autres, l’existence? de l’univers tangible et peceptible, modalités dont la formule tétragrammatique (que nous étudierons au chapitre prochain) donne la cause profonde et l’explication formelle. Ainsi, chacun des idéogrammes et chacun des traits des idéogrammes, participant au vité, possède une activité propre, par laquelle il se meut librement, conformément à la voie librement consentie, dont il est une des expressions (et la seule expression immédiate, au moment où l’on en parle).

Il en résulte que chacun des traits, à mesure et pendant qu’on le considère, acquiert une personnalité, due à la manifestation de son activité particulière. Il paraît donc logique et sensé que le symbolisme intellectuel et phonétique (on verra plus tard la raison de ces adjectifs juxtaposés) leur ait donné la figure expresse de la Toute Puissance et de la Toute Activité, c’est-à-dire la figure du DRAGON, « maître omniscient des chemins de la droite et de la gauche » (Phan-Khoatu, I).

La Légende du Dragon. « Les dragons et les poissons ont la même origine? ; mais combien, pour chacun, la destinée est différente ! Le poisson ne peut vivre hors de son élément ; mais qu’un léger nuage s’abaisse vers le sol, et l’on voit le dragon s’élancer dans les airs. » Ainsi chante la onzième strophe de cette célèbre ballade : la Vie joyeuse, aux sons de laquelle, dans tout l’Extrême-Orient, les vieux lettrés sourient, et les petits enfants s’endorment.

Elle allusionne la légende du Dragon, que nous citons parce qu’on y trouvera l’origine de la genèse mosaïste, la fiction sinaïtique de la loi, et peut-être aussi le symbole de la synthèse alchimique.

L’eau qui coule sur la terre, disent les vieux conteurs, est semblable au nuage qui vole dans le ciel : leur nature? à tous deux est semblable ; seule leur apparence diffère. Et c’est la chose? importante, car l’humidité féconde l’univers, comme la voie du ciel féconde la pensée des hommes. Rien n’est meilleur, plus fugitif, plus actif, plus universel que l’eau : mais si leurs actions ne sont pas unies, l’eau du ciel ne peut rien sur la terre, l’eau de la terre ne peut rien sur le nuage du ciel. Ainsi, dans l’eau de la terre le poisson, dans l’eau du ciel l’oiseau Hâc [1] vivent séparés et ils sont imparfaits. Mais si l’orage élève les eaux ou que la chaleur du jour les évapore ; et si un léger brouillard s’abaisse sur le sol, ou si un grand vent précipite les nuées vers la terre, alors l’union se fait des deux eaux terrestres et célestes : l’oiseau Hâc descend vers la terre comme les nuages, le poisson s’élève vers les cieux comme l’eau du fleuve ; quand ils se rencontrent, l’oiseau Hâc prête ses ailes au poisson, le poisson prête à l’oiseau son corps et ses écailles ; au milieu des éclats du tonnerre et parmi les eaux mugissantes apparaît le Grand Poisson sur le dos duquel sont écrits les préceptes secrets de la Loi. Et aussitôt que son dos a touché les nuages abaissés, il devient le Dragon Long et disparaît dans les airs avec les nuages qui le recouvrent et l’emportent.

Je serais bien fâché de donner une explication à cette légende populaire, qui est plus claire que toutes les paraboles mosaïstes et que la légende judéo-chrétienne de la pomme. Les plus jeunes élèves, dans les écoles extrême-orientales, la commentent et la dépouillent de sa fable avec la plus grande facilité. J’imagine que cela ne sera aussi qu’un jeu pour les chercheurs occidentaux attentifs, qui me sauront bien plus de gré de les avoir invités à un petit travail personnel d’appropriation analogique, que d’avoir paru, par des éclaircissements oiseux, douter injurieusement de leur perspicacité.

J’appuierai cependant sur certains points dignes de méditation ; le ciel et la terre ne font véritablement qu’un, en réalité. A nos yeux ils sont unis par un véhicule universel ; et le Sage Chinois a pris, comme symbole de ce véhicule, ce qui peut sembler comme la matière la plus subtile, c’est-à-dire l’eau évaporée. Infiniment subtile, mais toujours matérielle, telle est la caractéristique du véhicule universel ; et le Sage Chinois se rencontre ici avec le dogme théosophique (ce qui n’a rien de surprenant, puisque les doctrines sont étroitement sœurs) et aussi avec la doctrine platonicienne, et avec les assertions de l’école gnostique et de S. Clément d’Alexandrie sur la matérialité de l’âme humaine.

Précisons aussi que la Perfection n’existe que par l’union du Ciel et de la Terre, que c’est dans cette union seule que le Dragon se manifeste, et que, aussitôt manifesté, il disparaît dans les airs. Ce symbole s’entend de deux façons : l’une est que l’univers est toujours dans une activité extrême ; l’autre est que la Perfection n’est pas visible aux yeux humains ni intelligible à l’esprit? humain? ; elle disparaît si elle est vue ou comprise par nous, elle n’est plus la Perfection. Ainsi le Dragon est un symbole que l’homme se figure, mais qui n’existe pas pour lui. Mais il existe réellement dans l’union totale réalisée grâce au véhicule universel.

Prenons donc ce symbole du Dragon, tout en le trouvant, si l’on veut, enfantin de langage? ; mais conservons-le comme une image excellente, et comme une abréviation, commode dans les propositions métaphysiques.

J’ai dit plus haut qu’il était un parfait symbole intellectuel et phonétique. L’explication de la légende s’applique à l’intellectuel : le phonétique est plus curieux encore, et généralise et éclaircit toutes les données précédentes. Qu’est-ce donc au fond, dans la métaphysique Jaune, que ce Dragon symbolique ? Qu’est-ce donc ce véhicule universel, qui est comme l’Aura du symbole ? C’est très exactement le Verbe, non seulement dans l’esprit des savants et des commentateurs, mais dans la démonstration de la philologie elle-même.

On sait en effet ce qu’est le LOGOS platonicien et alexandrin. Le radical LOG se prononce fort appuyé, et en syllabe longue. C’est exactement le nom de l’idéogramme du Dragon. Celui-ci est LONG [2], avec l’O long et l’N bref et sourd, et il se prononce LOGUE (E muet) dans les vice-royautés de la Chine centrale. Ainsi la philologie apporte son témoignage éclatant à la métaphysique. Il n’y a jamais eu qu’une vérité ; les symboles de cette vérité diffèrent, mais la prononciation de son nom même est partout identique. Et le Logos platonicien et le Verbe de l’apôtre Jean, que, sans bien l’approfondir, les chrétiens exaltent à la fin de tous leurs sacrifices, n’ont pas de représentation plus immédiate, ni de plus exact symbolisme dans toute l’humanité, que cet universel et invisible Dragon, qui, du haut du Ciel, couvre toutes les philosophies orientales de son ombre mystérieuse.

Khièn : L’action? du ciel, c’est l’activité. L’homme doué l’imite en s’efforçant sans cesse. (Yiking Y Jing
I Ching
Yiking
Yi King
Yi-King
Livro das Mutações
Book of Changes
 : Commentaire traditionnel de Tsheng-tse et de Confucius Confucius
Confúcio
Confucio
Konfuzius
sur le premier hexagramme).

L’homme doué, dont il est fait mention tout au long du Yiking, et pour l’usage duquel les préceptes du Yiking ont été formulés, constitue une expression spéciale aux races jaunes. Il serait facile — et d’autres l’ont fait — d’entasser des volumes de commentaires sur cette expression, pour en déterminer la valeur exacte. Ainsi trouve-t-on, en d’autres langues, les Initiés, les Mages, les Grands Prêtres, les Francs Juges, les Saints, les Bienheureux, les Mahatmas et d’autres termes encore. Tenons-nous, en ce qui concerne l’homme doué, à la définition simple et sage de la Tradition Chinoise. L’homme doué, dit-elle, est un terme de scholastique qui correspond à un état de perfectionnement inférieur à la perfection et supérieur à la sagesse. Sachons nous contenter, au moins au point de vue de l’expression, de cette définition élastique ; concevons, qu’il y a plusieurs stases dans l’état de l’homme doué ; et ne demandons qu’aux circonstances de nous dire, pour chaque cas particulier, à quelle étape, intellectuelle et psychique, l’homme doué est parvenu sur la route de la perfection.

La raison d’être, dit Tsheng-tse, n’a pas de forme visible, aussi on emploie une image pour éclairer le sens. C’est ainsi que, comme le dit la légende, le Dragon, à travers le véhicule universel, monte dans les six traits du Khièn, où il occupe six positions différentes, et donne, à son passage, un sens à chacun des traits, exactement comme une série acoustique, au moment où on l’inscrit sur une portée musicale, donne un accord harmonique, dont elle est, comme expression, le seul propriétaire, mais dont les lignes de portée sont le traducteur et le véhicule.

Il y a donc autant de portées humaines qu’il y a d’hexagrammes, c’est-à-dire soixante-quatre. Examinons en détail le « passage du Dragon » à travers le Khièn, hexagramme de la perfection en soi. Non seulement ce sera un exemple analogique bon à suivre pour l’explication métaphysique des autres hexagrammes ; mais, et surtout, c’est du premier hexagramme que les mages et philosophes chinois ont, dans toutes les branches de la sagesse humaine, tiré leurs principaux et leurs meilleurs enseignements [3].

Le Dragon « intelligence dont les modifications sont illimitées, symbole des transformations de la voie rationnelle (tao) de l’activité exprimée par Khièn » (Yiking : chap. I, § 8, commentaire de Tsheng-tse) se pose sur le premier trait (trait inférieur et positif, puisqu’il est, comme tous ceux de l’arcane, sans solution de continuité) ; et il représente « le point de départ du commencement des êtres ». C’est le « Dragon caché ».

L’extrême activité de la Perfection ne se produit pas, ne se révèle encore par aucun acte de volonté, par aucune pensée même ; elle est donc cachée, c’est-à-dire inintelligible à l’homme. C’est la période du non agir. Et par le mot « période » il faut entendre l’idée de l’état métaphysique, comme, par le mot « situation », il faut entendre le « lieu géométrique », toutes les conceptions devant être ici indépendantes des relativités du temps et de l’espace.

Posé sur le second trait, le Dragon émerge : l’activité commence à se faire sentir sur la surface de la terre : c’est le « Dragon dans la rizière ». L’extrême activité du ciel ne se manifeste point encore, mais l’homme saisit qu’elle existe, de même qu’un être dans la rizière est caché par les riz, et qu’on ne le voit point, mais que l’on sait qu’il est là à cause de l’ondulation de la surface à son passage. On remarque ici que le second trait est le trait médian du trigramme inférieur, qu’il est donc, pour ainsi dire, le résumé de son expression générale : on remarque aussi qu’il y a un sens à extraire de sa comparaison avec le trait médian du trigramme supérieur, qui est son sympathique (système des correspondances). Ce sens donne la tendance générale de l’hexagramme. Les deux traits correspondants étant ici tous deux positifs, il en résulte que le sens du Khièn est renforcé, c’est-à-dire que l’activité du ciel est extrême, continue, éternelle, et que le Ciel n’est pas concevable en dehors de l’idée de son activité. C’est ce que nous avions déjà fait ressortir dans un précédent chapitre ; et, ici comme ailleurs, les significations de la portée symbolique des six traits viennent corroborer les principes, déjà connus, de la métaphysique et de l’expérimentale.

Cette seconde situation se résume parfaitement par cette comparaison de Shiseng : « L’éther positif commence à engendrer, de même que la lumière du soleil commence à éclairer toutes choses, avant que celui-ci paraisse à l’horizon. »

Posé sur le troisième trait, le Dragon se manifeste ; il est sur la situation supérieure du premier trigramme : c’est le moment de la légende où, montant au sommet des eaux mugissantes, il va s’élancer, et paraître en réalité ce qu’il est. Si les écailles du Dragon sortent des eaux, alors l’homme connaît la science et la loi. C’est le « Dragon visible ». L’incessante activité, arrivée en haut d’un trigramme, remonte l’abîme qui la sépare du second trigramme. Il y a matière à grande circonspection. Et nous appliquerons immédiatement ce conseil tel qu’il est donné. Il y a délicatesse et danger à « voir le dos du Dragon », c’est-à-dire à connaître la Science et la Loi, si on n’y est pas suffisamment préparé par les états antérieurs. (Cf. l’état édénique et la légende du fruit défendu). C’est là, la volonté d’expansion de tous les êtres, très parfaite puisqu’elle est le couronnement de l’activité, mais très dangereuse, puisqu’elle peut aboutir à la multiplicité, c’est-à-dire aux formes et à la désunion.

Posé sur le quatrième trait, le Dragon tend à quitter le monde?, c’est-à-dire à disparaître, puisque, étant manifesté, il deviendrait, s’il demeurait, intelligible à l’homme, et ne serait plus la Perfection en soi ; mais il ne s’envole point encore ; « il est comme le poisson qui saute hors de l’eau, avec la volonté, mais sans les moyens de disparaître : c’est le Dragon bondissant, également prêt à s’effacer dans l’éther des espaces célestes et dans les profondeurs des gouffres, où se trouve le lieu de son repos ». (Yiking, ch. I, § 14 ; commentaire de Tsouhi.)

L’incessante activité, à l’extrémité du bond, peut prendre les ailes du Dragon et disparaître en haut, ou conserver les nageoires du poisson et disparaître en bas : il y a donc liberté d’avancer ou de reculer. C’est ici le symbole de la liberté et de l’indépendance avec lesquelles l’univers se meut et entre dans sa voie (Tao). La situation est indéterminée ; mais quelqu’en soit la solution, on voit que le véritable but du mouvement de l’activité est le repos absolu?, qui est au-delà des forces humaines. (C’est le Nirvana, intelligible, mais inaccessible à l’être humain que nous connaissons.)

Posé sur le cinquième trait, le Dragon, entièrement manifesté, agit dans sa plénitude et régit le monde. Il a quitté la terre pour disparaître, mais sur le point d’arriver aux limites, il n’a pas encore disparu, et son influence bienfaisante se répand partout ; c’est le Dragon volant, qui, dans cet instant, procure par sa seule vision, l’âge d’or de l’humanité. C’est là l’expansion heureuse de l’Univers dans la Totalité qui ne cesse point d’être l’Unité. L’extrême activité fait cette totalité : la présence du Dragon fait cette unité : et, pour parler un langage moins métaphysique, la création existe tout entière, mais elle n’a point de formes.

Rappelons ici que le cinquième trait est le trait médian du trigramme supérieur, et qu’il est correspondant sympathique du deuxième trait : et remarquons que le deuxième trait est une volonté d’action non formulée, et que le cinquième trait est cette action non formelle.

Posé sur le sixième trait, le Dragon disparaît ; « la hauteur convenable, dit Tsouhi, est dépassée, l’extrême unité est atteinte, il y a excès d’élévation ». Bien entendu, ce commentaire ne doit s’entendre que par rapport à l’univers visible. C’est là le « Dragon planant » qui commence à disparaître ; et avec lui commence à disparaître aussi cette stase de perfection absolue, qui apportait avec elle ce regret de l’impossibilité de son maintien (à cause tout à la fois de la perfection relative et de l’extrême activité du ciel). « Ce qui est complètement achevé, dit Confucius, ne peut durer longtemps. » Et ainsi l’homme est si imparfait que l’idée même de la perfection amène avec elle la crainte de la perdre. C’est ici la création tangible, ou mieux la divisibilité de l’unité par la multiplication des formes, et l’établissement de la dualité relative de la perfection passive, intelligible à l’homme, par la disparition du Dragon qui symbolisait l’Unité à travers le véhicule universel. C’est la stase actuelle que nous traversons, dans le cycle auquel appartient notre humanité. Et le regret de cette humanité engendre son désir unique, que les psychologues peuvent nommer le besoin d’idéalisme, et qui est en somme le désir de rentrer dans l’état d’unité, de remplacer la perfection passive par l’active que nous ne comprenons point, mais dont nous savons la nécessaire existence, le désir, en un mot, de revoir le Dragon [4].

Telle est l’harmonie métaphysique inscrite sur la partie formée par le premier hexagramme du Yiking. Il faudrait faire un volume pour en déduire, sur ce plan même, toutes les données des sciences conséquentielles, Genèse, Création, Cosmogonie, Théogonie, Théologie, Ontologie, Synthèse universelle, origine des Lois humaines, etc., etc. Nous n’avons garde d’entrer dans ces longueurs et dans ces commentaires. Un tel travail, qui, une fois la base donnée de la connaissance?, est relativement facile, doit être laissé, comme un intéressant exercice et aussi comme une gymnastique méritoire, à l’intellectualité des chercheurs, dont la mentalité deviendra, à l’aide de ces recherches, plus adéquate à la mentalité requise pour comprendre tout le sujet, et plus apte à survivre, dans leur méthode synthétique, les développements qui suivront.

Mais, comme nous l’avons dit au commencement, il n’est pas que l’accord métaphysique qui se vient plaquer sur la portée de l’hexagramme de la perfection. Il y a toutes les sciences en dehors de la métaphysique et de ses sœurs cadettes ; il y a la politique, l’économie sociale, la morale, la divination ; et chacune, par un travail analogique, trouve, au long de cette portée, et en suivant la « marche des six Dragons », des solutions propres à satisfaire tous les besoins intellectuels de notre humanité. Voyons, par exemple, en quelques lignes, comment l’initié trouve ici des règles pour sa conduite de mage, pour sa spéciale ascèse.

Dragon caché. — L’homme doué doit régler sa conduite d’après l’activité du ciel ; l’homme doué n’étant pas encore instruit, la volonté du ciel est cachée à son œil insuffisant : il demeure donc enveloppé dans sa gangue de mortel imparfait. L’homme doué doit donc méditer, se taire, et tâcher de se développer dans l’étude et la contemplation. S’il agissait pendant que le dragon est caché, il ne donnerait pas sa mesure, et tomberait dans une erreur qui serait préjudiciable à son avenir.

Dragon dans la Rizière. — L’homme doué est conscient de sa vertu, mais ne peut encore quitter la terre [5]. Il améliore peu à peu les êtres par son enseignement ; mais il ne lui est pas encore permis, ni de commander, ni de se manifester. Il doit seulement s’attacher à suivre la fortune et l’exemple des Mages qui le précédèrent.

Dragon visible. — L’homme doué, placé dans une situation inférieure à ses mérites, court un danger ; il doit agir avec circonspection ; car il s’attire par sa vertu la sympathie de l’univers, et, par cette sympathie, la haine de ses supérieurs. Mais qu’il se retire ou qu’il demeure, qu’il prenne toujours soin de suivre la voie normale (tao).

Dragon bondissant. — Quand l’homme doué agit, ce n’est jamais sans rapport avec le moment où il agit. Il a donc augmenté ses mérites et sa vertu pour être distingué à un moment précis et déterminé ; il est libre d’avancer ou de reculer ; il a conservé toute sa liberté ; il peut édifier par une vertu éclatante, comme il peut redescendre dans une humilité méritoire ; dans cette situation, il doit s’inspirer des circonstances.

Dragon volant. — L’homme doué occupe la situation supérieure qui lui convient ; arrivé aux hauts sommets de l’intelligence, il est doux de regarder, au-dessous de soi, l’homme également doué de vertu, pour l’aider de ses exemples, et pour l’associer à sa puissance. Quand on est dans la plénitude de ses moyens, il faut agir.

Dragon planant. — La beauté infinie est difficile à conserver. Aussi l’homme doué doit-il savoir avancer et reculer à temps pour ne jamais s’exposer à la perdre. Il ne faut jamais commettre d’excès dans ses actions, même bonnes.

De même, par la marche des Dragons, sont déterminées, en politique, la voie du Prince et la voie du sujet. Nous en réservons l’explication pour des considérations ultérieures. Et, pour terminer un exposé qui pourrait se prolonger indéfiniment, donnons, sans commentaires, les six apophtegmes courts, simples et nourris, par lesquels Confucius, avec sa netteté et sa concision ordinaires, détermine, sur la marche des Dragons, la conduite normale du simple citoyen. Cette citation donnera une idée parfaite de la façon dont les sages chinois entendent la loi morale.

1° Ne pas changer selon le siècle ; ne pas s’attacher à la renommée ; fuir le monde ; n’avoir pas de chagrin de n’être pas apprécié ni connu des hommes.

2° Bonne foi dans les moindres paroles ; circonspection dans les actes ; être en garde contre le mensonge ; améliorer, sans s’en vanter, son siècle, par sa vertu transformatrice.

3° Occuper une situation élevée sans s’en enorgueillir ; occuper une situation inférieure sans s’en plaindre.

4° Perfectionner ses aptitudes ; profiter du moment opportun.

5° Agir, et, par son action, sauver l’univers.

6° Se garder d’être trop noble pour avoir une occupation, et d’être trop élevé pour avoir des amis.

Português

Ao compormos umas com as outras as “situações” dos Grafismos de Deus, ao estudarmos, isolada e depois paralelamente, os traços que os compõem, obtemos todas as idéias contidas no cérebro e todas as luzes da consciência. Nas aplicações que podem ser feitas a partir deles, estas situações se modificam, estes traços mudam de personificação e de objeto ; neles e entre eles manifesta-se o movimento perpétuo, que é o resultado da atividade? primordial e a conseqüência da atividade potencial da Perfeição. Assim este movimento contínuo representa perfeitamente a série das modalidades transformadoras, que constituem, umas após outras, a existência do universo tangível e perceptível, modalidades cuja causa profunda e cuja explicação formal são dadas pela fórmula tetragramática (que estudaremos no próximo capítulo). Assim, cada um dos ideogramas e cada traço de cada ideograma, por participar do Princípio da Atividade, possui uma atividade própria, pela qual ele se move livremente, em conformidade com uma via livremente consentida, da qual ele é uma das expressões (a única expressão imediata, no momento em que falamos dela).

Resulta daí que cada um dos traços, na medida e enquanto o consideramos, adquire uma personalidade, devida à manifestação de sua atividade específica. Parece então lógico e sensato que o simbolismo intelectual e fonético (veremos adiante a razão destes adjetivos justapostos) lhes tenha dado a figura expressa da Plenipotencialidade e da Pleniatividade, ou seja a figura do DRAGÃO, “mestre onisciente dos caminhos da direita e da esquerda” (Phan-Khoatu, I).

A lenda do Dragão. “Os dragões e os peixes têm a mesma origem ; mas como o destino é diferente para cada qual ! O peixe não pode viver fora de seu elemento ; mas basta que uma ligeira nuvem desça à terra, e veremos o dragão lançar-se aos ares”. Assim canta a décima primeira estrofe da célebre balada A Vida feliz, ao som da qual, nos Extremo-Oriente, os velhos letrados sorriem e as criancinhas adormecem.

Ela alude à lenda do Dragão, que citamos porque nela encontraremos a origem da gênese mosaica, a ficção sinaítica da lei, e talvez mesmo o símbolo da síntese alquímica.

A água que corre sobre a terra, dizem os velhos contadores de histórias, é semelhante à nuvem que voa no céu : a natureza de ambas é semelhante ; apenas sua aparência é diferente. E isto é importante, porque a umidade fecunda o universo, assim como a via do céu fecunda o pensamento dos homens. Nada é melhor, mais fugidio, mais ativo, mais universal que a água ; mas se suas ações não estão unidas, a água do céu não pode nada sobre a terra, a água da terra não pode nada sobre a nuvem do céu. Assim, o peixe na água da terra e o pássaro Hac[17] na água do céu vivem separados e são imperfeitos. Mas se a tempestade ergue as águas ou se o calor do dia as evapora, ou se uma suave neblina abaixa-se sobre a terra, ou se uma grande ventania precipita as nuvens ao chão, então a união entre as duas águas terrestres e celestes acontece : o pássaro Hac desce à terra na forma de nuvens, o peixe eleva-se para os céus como água de rio ; quando eles se encontram, o pássaro Hac empresta suas asas ao peixe, que empresta a ele seu corpo e suas escamas ; em meio aos relâmpagos da tempestade e entre as águas que rugem aparece o Grande Peixe sobre cujo dorso estão escritos os preceitos secretos da Lei. E tão logo seu dorso toca as nuvens baixas, ele se torna o Dragão Long e desaparece nos ares com as nuvens que o cobrem e carregam.

Eu fico em dúvida de fornecer uma explicação a esta lenda popular, que é mais clara que todas as parábolas mosaicas e do que a lenda judaico-cristã da maçã. Os alunos mais novos, nas escolas extremo-orientais, comentam-na e despojam-na de seu caráter de fábula com a maior facilidade. Imagino que não passe de um jogo para os pesquisadores ocidentais atentos, que ficarão mais contentes de terem sido convidado a este pequeno trabalho de apropriação analógica, que de haverem, por esclarecimentos ociosos, duvidado injuriosamente de sua perspicácia.

Apontarei entretanto alguns pontos dignos de meditação ; o céu e a terra não formam senão uma só coisa, na realidade. Aos nosso solhos eles estão unidos por um veículo universal ; e o sábio chinês tomou, como símbolo deste veículo, aquilo que parece ser a matéria mais sutil, ou seja a água evaporada. Infinitamente sutil, mas sempre material, esta é a característica do veículo universal ; e o sábio chinês reencontra-se aqui com o dogma teosófico[18] (o que não é de se estranhar, pois ambas as doutrinas são irmãs) e com a doutrina platônica, e também com as assertivas da escola gnóstica de São Clemente de Alexandria sobre a materialidade da alma humana.

Frisemos também que a Perfeição não existe senão pela união do Céu e da Terra, que é apenas nesta união que o Dragão se manifesta, e que, uma vez manifestado, ele desaparece nos ares. Este símbolo pode ser entendido de duas maneiras : uma é que o universo está sempre numa extrema atividade ; a outra é que a Perfeição não é visível aos olhos humanos nem inteligível ao espírito humano ; ela desaparece, se vista , e se compreendida por nós ela não é mais a Perfeição. Assim o Dragão é um símbolo que o homem representa, mas que não existe para ele. Mas que existe realmente na união total realizada graças ao veículo universal.

Tomemos então o símbolo do Dragão, mesma achando sua linguagem infantil ; mas conservemo-la como uma imagem excelente, e como uma abreviação, cômoda para nossas proposições metafísicas.

Dissemos acima que ele era um perfeito símbolo intelectual e fonético. A explicação da lenda aplica-se ao intelectual ; a questão fonética é mais curiosa ainda, e generaliza e esclarece todos os dados precedentes. O que é no fundo, na metafísica dos povos amarelos, este Dragão simbólico ? O que é este veículo universal, que é como a Aura do símbolo ? É exatamente o Verbo, não apenas no espírito dos sábios e dos comentadores, mas na própria demonstração filológica.

Sabemos com efeito o que é o LOGOS platônico e alexandrino. O radical LOG é pronunciado com acento longo. É exatamente o nome do ideograma do Dragão. Este é LONG[19], com o O longo e o N breve e surdo, e ele se pronuncia LOGUE (E mudo) nos vice-reinos da Ásia central. Assim a filologia traz seu testemunho esclarecedor à metafísica. Jamais houve senão uma verdade ; os símbolos desta verdade diferem, mas a pronúncia do seu nome é por toda parte a mesma. E tanto o Logos platônico como o Verbo do apóstolo João, que, sem aprofundar, os cristãos exaltam ao final de todos os seus sacrifícios, não possuem representação mais imediata, nem simbolismo mais exato por toda a Humanidade, do que este universal e invisível dragão, que, do alto do Céu, cobre todas as filosofias orientais com sua sombra misteriosa.

Khien : a ação do céu é a atividade. O homem dotado imita-o sem cessar (Yi Ching : Comentário tradicional de Tsheng Tsé e Confúcio sobre o primeiro hexagrama).

O homem dotado, ou homem superior, que é mencionado ao longo de todo o Yi Ching, e para quem os preceitos do Yi Ching foram formulados, constitui uma expressão típica das raças amarelas. Seria fácil – e outros o fizeram – encher volumes de comentários sobre esta expressão, para determinar seu valor exato. É assim que encontramos, em outras línguas, os iniciados, os sábios, os grandes sacerdotes, os juizes, os santos, os bem-aventurados, os mahatmas, e outros ainda. Mas fiquemos, no que se refere ao homem dotado, com a definição simples e sábia da Tradição chinesa. O homem dotado, diz ela, é um termo escolástico que corresponde a um estado de aperfeiçoamento do estágio inferior ao estágio superior e perfeito da sabedoria. Saibamos contentar-nos, ao menos do ponto de vista da expressão, com esta definição elástica ; lembremos que existem muitas estações no estado do homem dotado ; e só indaguemos daquilo que as circunstâncias podem nos dizer, para cada caso particular, a qual etapa, intelectual ou psíquica, o homem dotado chegou na rota da perfeição.

A razão de ser, diz Tsheng Tsé, não possui forma visível, e assim empregamos uma imagem para esclarecer seu sentido. É assim que, como diz a lenda, o Dragão, através do veículo universal, sobre pelos seis traços de Khien, onde ele ocupa seis posições diferentes, e fornece a cada um, em sua passagem, um sentido, exatamente como uma série acústica, no momento em que a inscrevemos sobre um pentagrama musical, fornece um acorde harmônico, do qual ela é, como expressão, a única proprietária, mas de que as linhas da pauta são a tradução e o veículo.

Existem então tantas pautas humanas quanto hexagramas, ou seja sessenta e quatro. Examinemos em detalhe a “passagem do Dragão” através de Khien, hexagrama da perfeição em si. Não apenas será um exemplo analógico bom para seguir nas explicações metafísicas dos outros hexagramas, mas, sobretudo, é do primeiro hexagrama que os sábios e os filósofos chineses tiraram, em todos os campos do saber humano, seus principais e melhores ensinamentos[20].

O Dragão, “inteligência cujas modificações são ilimitadas, símbolo das transformações da via racional (Tao) da atividade expressa por Khien” [21] coloca-se sobre o primeiro traço (traço inferior e positivo, por ser, como todos do arcano, sem descontinuidade) ; e ele representa o “ponto de partida do começo dos seres”. É o “Dragão oculto”.

A extrema atividade da Perfeição não se produz, não se revela ainda por nenhum ato de vontade, sequer por um pensamento que seja ; ela é oculta, ou seja ininteligível ao homem. É o período do não-agir. E pelo o termo “período” é preciso entender a idéia do estado metafísico, como, pelo termo “situação” é preciso entender “lugar geométrico”, sendo todas estas concepções independentes das relatividade de tempo e espaço.

Pousado sobre o segundo traço, o Dragão emerge : a atividade começa a se fazer sentir sobre a superfície da terra : é o “Dragão no arrozal”. A extrema atividade do céu ainda não se manifesta, mas o homem percebe que ela existe, assim como um ser no arrozal está escondido pelo arroz e não o vemos, mas sabemos que ele está lá pelas ondulações do arroz à sua passagem. Frisemos aqui que o segundo traço é o traço mediano do trigrama inferior, e que ele é, por assim dizer, o resumo de sua expressão geral ; frisemos também que existe um sentido a extrair desta comparação com o traço mediano do trigrama superior, que é seu simpático (sistema de correspondências). Este sentido fornece a tendência geral do hexagrama. Sendo aqui os dois traços correspondentes positivos, resulta que o sentido de Khien é reforçado, ou seja que a atividade do céu é extrema, contínua, eterna, e que o Céu não é concebível sem a idéia de sua atividade. É o que já havíamos ressaltado no capítulo precedente ; e, aqui como sempre, os significados da pauta simbólica dos seis traços vem corroborar os princípios, já conhecidos, da metafísica e da experiência.

Essa segunda situação é resumida perfeitamente nesta comparação de Shiseng : “O éter positivo começa a engendrar, assim como a luz? do sol começa a clarear todas as coisas, antes que ele apareça no horizonte”.

Colocado sobre o terceiro traço, o Dragão se manifesta : ele está sobre a situação superior do primeiro trigrama : é o momento da lenda quando, subindo ao alto das águas tormentosas, ele vai lançar-se, e aparecer tal como ele é. Se as escamas do Dragão saem da água, então o homem conhece a ciência e a lei. É o “Dragão visível”. A incessante atividade, chegada ao alto do trigrama, escala o abismo que separa do segundo trigrama. Existe aí matéria de grande circunspecção. E aplicaremos imediatamente o conselho tal como foi dado. Existe delicadeza e perigo em “ver o dorso do Dragão, ou seja, em conhecer a Ciência e a Lei, se não estivermos suficientemente preparados pelos estados anteriores[22]. Esta é a vontade de expansão de todos os seres, perfeitíssima, por ser o coroamento da atividade, mas muito perigosa, pois ela pode desembocar na multiplicidade, ou seja nas formas e na desunião.

Colocado sobre o quarto traço, o Dragão tende a deixar o mundo, ou seja a desaparecer, pois, tendo se manifestado, ele se tornaria, se ele permanecesse, inteligível ao homem, e não seria mais a Perfeição em si ; mas ele não voa ainda ; “ele é como o peixe que salta fora d’água, com vontade, mas ainda sem meios de desaparecer : é o “Dragão que balança”, igualmente pronto a sumir no éter dos espaços celestes ou nas profundezas dos abismos, onde se acha seu lugar de repouso”[23].

A incessante atividade, na iminência do salto, pode tomar as asas do Dragão e desaparecer nas alturas, ou conservar as nadadeiras do peixe e sumir-se embaixo ; existe portanto liberdade para avançar ou para recuar. È o símbolo da liberdade e da independência com as quais o universo se move e entra na Via (Tao). A situação é indeterminada ; mas qualquer que seja sua solução, vemos que o verdadeiro objetivo do movimento da atividade é o repouso absoluto, que está além das forças humanas[24].

Pousado sobre o quinto traço, o Dragão, inteiramente manifestado, atua em sua plenitude e rege o mundo. Ele deixou a terra para desaparecer, mas quase chegando ao limite, ele ainda não sumiu , e sua influência benéfica espalha-se por toda parte ; é o Dragão que voa, que, neste instante, procura por sua visão única, a idade de ouro da Humanidade. É a expansão feliz do Universo na Totalidade que não cessa de ser a Unidade. A extrema atividade produz esta totalidade : a presença do Dragão produz esta unidade ; e, para usarmos uma linguagem menos metafísica, a criação toda existe, mas ela ainda não possui formas.

Lembremos aqui que o quinto traço é o traço mediano do trigrama superior, e que ele é o correspondente simpático do segundo traço : e frisemos que o segundo traço é uma vontade de ação não formulada, enquanto o quinto traço é esta ação não formal.

Pousado sobre o sexto traço, o Dragão desaparece ; “a altura conveniente, diz Tsouhi, foi ultrapassada, a extrema unidade foi atingida, existe um excesso de elevação”. Bem entendido, este comentário não deve ser visto em relação ao universo visível. É o Dragão que plana que começa a desaparecer ; e com ele começa a desaparecer também esta estação de perfeição absoluta, que carrega com ela esta mácula pela impossibilidade de sua permanência (devido tanto à perfeição relativa quanto à extrema atividade do céu). “O que está completamente acabado, diz Confúcio, não pode durar muito tempo”. E assim o homem é tão imperfeito que a própria idéia de perfeição acarreta consigo o temor pela sua perda. Aqui está a criação tangível, ou melhor a divisibilidade da unidade pela multiplicação das formas, e o estabelecimento da dualidade relativa da perfeição passiva, inteligível do homem, pela desaparição do Dragão que simbolizava a Unidade através do veículo universal.. É a estação atual que atravessamos, no ciclo ao qual pertence nossa Humanidade. E o descontentamento desta humanidade engendra seu desejo único, que os psicólogos podem chamar de necessidade? de idealismo, e que é em suma o desejo de reentrar no estado de unidade, de substituir a perfeição passiva pela ativa que não compreendemos, mas cuja existência sabemos necessária, o desejo, em uma palavra, de rever o Dragão[25].

Tal é a harmonia metafísica inscrita sobre a parte formada pelo primeiro hexagrama do Yi Ching. Seria preciso todo um volume para deduzir dela, mesmo sobre este plano, todos os dados das ciências derivadas, como a Gênese, a Criação, a Cosmogonia, a Teogonia, a Teologia, a Ontologia, a Síntese universal, a origem das Leis humanas, etc. Não temos como nos estendermos nestes assuntos . Um trabalho com este, que, uma vez estabelecida a base do conhecimento, é relativamente fácil, deve ser deixado, como um interessante exercício e também como uma ginástica meritória, à intelectualidade dos pesquisadores, cuja mentalidade se tornará, com a ajuda dessas pesquisas, mais adequada à mentalidade requerida para compreender todo o objeto, e mais apta a acompanhar, em seu método sintético, os desenvolvimentos que virão.

Mas, como dissemos no começo, somente o entendimento metafísico pode ser aplicado ao alcance do hexagrama da perfeição. Existem muitas ciências fora da metafísica e de suas irmãs menores : a política, a economia social, a moral, a adivinhação ; e cada uma, por um trabalho análogo, encontra, ao longo deste alcance, e seguindo a “marcha dos seis Dragões”, soluções próprias a satisfazer todas as necessidades intelectuais de nossa Humanidade.

Vejamos, por exemplo, em algumas linhas, como o iniciado encontra aqui as regras para sua conduta de mago, para sua ascese particular.

Dragão oculto : o homem superior deve regrar sua conduta segundo a atividade do céu ; não sendo ainda bastante instruído, a vontade do céu não se mostra ao seu olhar insuficiente : ele permanece encerrado em sua concha de mortal imperfeito. O homem superior deve então meditar, conter-se, e tratar de desenvolver-se no estudo e na contemplação. Se ele agisse enquanto o Dragão está oculto, ele não alcançaria sua medida, e cairia num erro que seria prejudicial ao seu porvir.

Dragão no arrozal : o homem dotado está consciente de sua virtude, mas ainda não pode deixar a terra[26]. Ele aperfeiçoa pouco a pouco os seres com seus ensinamentos ; mas ainda não lhe é permitido, nem comandar, nem manifestar-se. Ele deve apenas seguir a sorte e os exemplos dos Sábios que o precederam.

Dragão visível : o homem dotado, colocado em uma situação que é inferior aos seus méritos, corre perigo ; ele deve agir com circunspecção ; pois ele atrai com sua virtude a simpatia do universo, e, com esta simpatia, a inveja dos superiores. Mas retirando-se ou permanecendo, ele deve ter o cuidado de seguir sempre a via normal (Tao).

Dragão que balança : quando o homem superior age, jamais é sem relação com o momento. Ele assim aumentou seus méritos e sua virtude para ser distinguido em um momento preciso e determinado ; ele é livre para avançar ou recuar ; ele conservou toda a sua liberdade ; ele pode crescer por sua virtude brilhante, como pode rebaixar-se por uma humildade meritória ; nesta situação, ele deve inspirar-se nas circunstâncias.

Dragão que voa : o homem dotado ocupa a situação superior que lhe convém ; chegado aos altos cumes da inteligência, ele é gentil ao olhar, abaixo de si, um homem igualmente dotado de virtude, a quem ele auxilia pelo exemplo e associa ao seu poder. Quando se está na plenitude destes meios, é preciso atuar.

Dragão que plana : a beleza infinita é difícil de conservar. Também o homem superior deve saber avançar e recuar em tempo para jamais expor-se à perda. Jamais se deve cometer excessos nas ações, mesmo nas boas.

Da mesma forma, pela marcha dos Dragões, determinam-se, em política, o caminho do Príncipe e o do vassalo. Reservamos esta explicação para considerações ulteriores. E, para terminarmos uma exposição que poderia estender-se indefinidamente, daremos, sem comentários, os seis apoftegmas curtos, simples e plenos, com os quais Confúcio, com sua clareza e concisão, determina sobre a marcha dos Dragões a conduta normal do homem comum. Esta situação dará uma idéia perfeita do modo como os sábios chineses entendem a lei moral :

1) Não mudar conforme o século ; não se prender ao renome ; fugir do mundo ; não angustiar-se por não ser apreciado ou conhecido dos homens ;

2) Boa fé nas menores palavras ; circunspecção nos atos ; estar em guarda contra a mentira ; melhorar, sem vangloriar-se, seu século, por sua virtude transformadora ;

3) Ocupar uma posição elevada sem orgulhar-se ; ocupar uma posição inferior sem reclamar ;

4) Aperfeiçoar suas aptidões ; aproveitar o momento oportuno ;

5) Agir e, com sua ação, ajudar a salvar o universo ;

6) Evitar de se tornar demasiado nobre para ter uma ocupação, e demasiado importante para ter amigos.


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[1La grue symbolique et légendaire.

[2Je renvoie les curieux de philologie au texte même du Yiking, que l’on trouve dans la traduction Philastre (Annales du Musée Guimet) et aux graphiques et grammaires du Père S. Couvreur, S.J., missionnaire du Tcheou-li, imprimés à Hokien-fou en 1884, et qu’on trouve encore assez fréquemment à Paris.

[3A chaque situation du Dragon, se rappeler le voyage de la Légende.

[4Il demeure entendu que le symbolisme du Dragon, tel qu’il est expliqué ici, est en dehors du temps et de l’espace, au-dessus des individus, et applicable seulement aux synthèses. Le prochain chapitre indiquera le symbolisme de leur marche, par rapport à ce qu’on appelle, en Occident, la création de l’Univers visible.

[5On est libre de donner à cette proposition toute la valeur psychique que l’on voudra.