wahl:aletheia
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| + | [...] A verdade não é uma propriedade da proposição: | ||
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| + | [...] la spontanéité en nous, celle dont parle Kant, recouvre autre chose qui est une réceptivité. Nous nous livrons aux choses afin qu’elles se montrent telles qu’elles sont ; ceci nous le retrouverons, | ||
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| + | Cet ensemble est lui-même relié à des ensembles plus généraux, comme la salle de cours, liée elle-même à l’ensemble des bâtiments, et tout cela est dominé par l’idée d’endroit où l’on donne des cours. Donc, nous ne pourrions pas éprouver, dit Heidegger, même les choses qui se présentent à nous si nous n’avions pas cette idée générale de la totalité dans laquelle elles sont. Dès que nous sommes ici, nous nous mouvons à l’intérieur de cette totalité qui est la salle de conférences, | ||
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| + | C’est donc un tort de la théorie classique — et ce n’est pas le seul — que de poser la question d’un sujet, d’un terme isolé. | ||
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| + | Et nous voyons en troisième lieu — et c’est relié à ce que nous venons de dire — que nous sommes auprès des choses sans toujours nous occuper d’elles. La craie était là, le tableau était là avant que nous en parlions. Le “séjourner auprès de” est donc différent de “s’occuper de”. | ||
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| + | Heidegger arrive de là à l’idée qu’il y a une ouverture de ce qui est dans son ensemble, une “révélation” (en allemand : Unverborgenheit) de ce qui est dans son ensemble, révélation faite à nous-mêmes [[Heidegger, | ||
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| + | Ici, une première observation peut être faite. C’est ce que Heidegger nous avait dit : il y a trois sortes de manière d’être —je le rappelle —, il y a l’être qui est simplement | ||
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| + | L’idée à laquelle il est arrivé par l’analyse de ces ustensiles ou outils, c’est que l’étant, comme il dit, nous est ouvert ou révélé. Cet étant ne nous est pas caché, c’est cela ce que signifie “révélé”, | ||
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| + | C’est là la théorie vers laquelle nous nous orientons tout au long de ces développements au sujet de la vérité. La vérité n’est pas une propriété de la proposition : elle est dans les choses elles-mêmes. Et nous voyons là s’accentuer l’aspect objectiviste de la théorie de Heidegger. Ce n’est pas dans la proposition au sujet de l’étant qu’est la vérité, mais c’est l’étant lui-même qui est révélé ou vrai. Et c’est seulement parce que l’étant est vrai que nous pouvons formuler à son sujet des propositions qui sont vraies. Par conséquent, | ||
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| + | On pourrait rapprocher cela, dit Heidegger — pour nier d’ailleurs ce rapprochement —, de la théorie scolastique d’après laquelle tout être est un être vrai [[Ibid., p. 78 : “Omne ens est verum.” En fait, les Scolastiques distinguaient deux sortes de vérités : — la vérité logique ou vérité de la connaissance, | ||
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| + | Comment cela se fait-il ? Pourquoi tout étant est-il caché primitivement, | ||
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| + | Nous sommes ici à peu près au bout de la réflexion de Heidegger au sujet de l’idée de vérité, dans la perspective de sa tendance objectiviste. Mais nous ne pouvons pas le suivre ou l’approuver jusque-là. Nous pouvons dire avec lui (et en admirant son analyse) que la proposition est relation avec l’objet de la proposition ; nous pouvons dire aussi avec lui que cette relation de la proposition à son objet suppose un séjour auprès des choses. Mais pouvons-nous dire que les choses par elles-mêmes sont vraies ? Et sur ce point n’a-t-il pas tort de critiquer la philosophie classique ? Je crois, au contraire, que c’est une des acquisitions de la philosophie traditionnelle, | ||
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