descartes:descartes-do-conceito-de-inato
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| + | ====== DO CONCEITO DE INATO ====== | ||
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| + | <tabbox tradução parcial> | ||
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| + | Nunca escrevi nem pensei que o espírito tenha ideias inatas como coisa diferente da faculdade que tem de pensar. Mas, reconhecendo que havia certos pensamentos que não procediam dos objetos do exterior, nem da determinação da minha vontade, mas apenas da faculdade que tenho de pensar, para estabelecer alguma diferença entre as ideias ou as noções que são as formas de tais pensamentos e distingui-las das outras que podemos denominar adventícias, | ||
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| + | R. Descartes, Réponse au placard de Régius, VIII. | ||
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| + | Enfim, quando digo que alguma ideia nasceu conosco, ou que ela está naturalmente impressa nas nossas almas, não entendo que ela se apresente sempre ao nosso pensamento, porque desse modo não haveria nenhuma; mas entendo apenas que possuímos a faculdade de produzi-la. | ||
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| + | R. Descartes, Objections | ||
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| + | <tabbox Original> | ||
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| + | Dans le douzième article, je trouve qu’il n’est différent de ce que je dis qu’en la manière de s’exprimer : car quand il dit que l’esprit n’a pas besoin d’idées, ou de notions, ou d’axiomes qui soient nés, ou naturellement imprimés en lui, et que cependant il lui attribue la faculté de penser, c’est-à-dire une acuité naturelle et née avec lui, il dit en effet la même chose que moi, quoiqu’il me semble ne le pas dire. Car je n’ai jamais écrit ni jugé que l’esprit ait besoin d’idées naturelles qui soient quelque chose de différent de la faculté qu’il a de penser : mais bien est-il vrai que, reconnoissant qu’il y avoit certaines pensées qui ne procedoient ni des objets du dehors, ni de la détermination de ma volonté, mais seulement de la faculté que j’ai de penser, pour établir quelques différence entre les idées ou les notions qui sont les formes de ces pensées, et les distinguer des autres qu’on peut appeler étrangères, | ||
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| + | Aucune chose de celles que nous attribuons à Dieu ne peut venir des objets extérieurs comme d’une cause exemplaire : car il n’y a rien en Dieu de semblable aux choses extérieures, | ||
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| + | Et je demande ici de quelle façon ce philosophe tire l’intellection de Dieu des choses extérieures : car pour moi j’explique aisément quelle est l’idée que j’en ai, en disant que par le mot d’idée j’entends la forme de toute perception ; car qui est celui qui conçoit quelque chose qui ne s’en aperçoive, et partant qui n’ait cette forme ou cette idée de l’intellection, | ||
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| + | Mais, d’autant que je me suis servi de l’idée de Dieu qui est en nous pour démontrer son existence, et que dans cette idée une puissance si immense est contenue que nous concevons qu’il répugne, s’il est vrai que Dieu existe, que quelque autre chose que lui existe si elle n’a été créée par lui, il suit clairement de ce que son existence a été démontrée qu’il a été aussi démontré que tout ce monde, c’est-à-dire toutes les autres choses différentes de Dieu qui existent, ont été créées par lui. | ||
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| + | Enfin, lorsque je dis que quelque idée est née avec nous, ou qu’elle est naturellement empreinte en nos âmes, je n’entends pas qu’elle se présente toujours à notre pensée, car ainsi il n’y en aurait aucune ; mais j’entends seulement que nous avons en nous-mêmes la faculté de la produire. | ||
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