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eph hemin / ἐφ’ ᾐμῖν / ἐφ’ ᾐμῖν / eph’ hēmîn / eph’ autoi / nostra potestate / depende de nós / ἡμεῖς / nós

A noção de aquilo-que-depende-de-nós (τὸ ἐφ’ ᾐμῖν, in nostra potestate) é algumas vezes também traduzida "aquilo que está em nosso poder", ou "aquilo que cabe a nós", ou mesmo "responsabilidade", ou "liberdade".


L’expression ep’ autoîs, qui jouera un rôle fondamental dans le traité est d’origine aristotélicienne. Aristote   s’interroge, dans le livre III de l’Éthique à Nicomaque, sur la distinction entre les actes accomplis volontairement et ceux qui ne le sont pas (hekoúsia et akoúsia), et c’est dans ce cadre qu’il fait intervenir les expressions eph’ autō̂i (ce qui « dépend de soi ») ou eph’ hēmîn (ce qui « dépend de nous »). Ainsi par exemple : « les choses dont le principe sont dans l’homme, il dépend de lui de les faire ou de ne pas les faire. Les actes de ce genre sont donc accomplis volontairement » (Éthique à Nicomaque III 1, 1110a17-18, trad. Tricot). Par ailleurs, l’interrogation sur la distinction entre « ce qui dépend de nous » et « ce qui ne dépend pas de nous » connaît une grande fortune dans le stoïcisme. Le problème principal est, dans l’ancien stoïcisme, de comprendre l’articulation entre la nécessité du destin et la liberté de l’âme individuelle : comment des choses peuvent-elles réellement dépendre de nous si tout est déterminé par un enchaînement nécessaire ? Voir, par exemple, sur la résolution de ce problème par les Stoïciens, l’exposé d’Alexandre d’Aphrodise  , Traité du destin, chapitre 13 (SVF II, 279). Pour le stoïcisme impérial, la juste délimitation de ce qui dépend de nous est l’un des points fondamentaux de l’éthique (ainsi les premières pages des Entretiens d’Épictète sont-elles consacrées à cette question). On trouve d’ailleurs chez Plotin   une allusion à cette articulation, dans le stoïcisme, entre la nécessité et l’existence de choses qui dépendent de nous, dans le traité 3   (III, 1  ) Sur le destin : « cette conception est aussi assurément proche de celle qui affirme que toutes les dispositions et tous les mouvements – les nôtres comme tous les autres – ont pour origine l’âme de l’univers, quand bien même elle consent à nous accorder, en tant qu’individus, d’accomplir une action qui dépend de nous (par’ hēmōn) » (7, 4-8, traduction A. Petit). L’un des enjeux du traité 39   (VI, 8  ) va être cependant de déterminer s’il est légitime de transposer aux êtres intelligibles ou à l’Un, une notion qui, dans le stoïcisme, ne s’applique qu’aux hommes ou aux animaux. (Plotino - Tratado 39,1 (VI, 8, 1) — Exposição do objeto da pesquisa)