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música

sábado 18 de setembro de 2021

A mousike? remete à Arte? das Musas? (seguidoras de Apolo?), a toda cultura? do espírito?, artístico? ou científico, em oposição? à ginástica, cultura do corpo?. Mas nenhuma tradução? de mousike pode dar a unidade? do termo? grego?, que ao mesmo tempo? articula as artes entre eles e articula cada um segundo uma mesma medida? da qual resulta a beleza? daquilo que se obra (poien: fazer, compôr, produzir) conforme às "regras da arte". Por "arte" não é preciso portanto ouvir somente as "belas-artes?", mas totalmente prática que põe em obra medida justa e proporção reta. [Monique Dixsaut]


Na República? (VIII, 548b), Platão? enuncia uma proposição?: a obra de arte (mousike) autêntica é "aquela que se acompanha de raciocínios (logoi) e da filosofia?" (cf. Fedro? 259d: as cigarras assinalam a Urania e Calíope "aqueles que passam sua vida? a filosofar e que honram o tipo? de mousike ao qual elas presidem"). A filosofia é a mais alta obra de arte? [Monique Dixsaut]


Basta lembrar a importância da música na primitiva formação? dos Gregos e a íntima relação? entre a matemática? pitagórica e a música, para se ver que a primeira teoria? filosófica sobre a ação? educativa da música teria de resultar da visão? das leis numéricas do mundo? sonoro. A conexão que Pitágoras? estabeleceu entre a Música e a Matemática foi, a partir daí, uma aquisição definitiva do espírito grego. [Werner Jaeger, Paideia]


Le latin musica dérive du grec mousikè. Toujours en latin, mousigena signifie « enfant des Muses » qui sont les neuf déesses qui président aux arts. Filles de Zeus et de Mnémosyne, Clio préside à l’art de l’histoire, Euterpe à celui de la danse et Terpischore à celui de la musique (on? ne les citera pas toutes). L’étymologie grecque peut encore ici nous instruire. Mousa signifie « muse » mais aussi « science? », « chant », « parole », hè mousikè ne désignant pas d’abord l’art strictement musical mais l’ensemble des arts présidés par les muses. Ainsi, hè technè musikè ne désigne pas ce que nous, nous appelons la musique mais l’un des neuf arts se rapportant aux muses. Quant à l’art strictement musical, il ne se dit pas mousikè mais mousikos akousma, ce dernier terme signifiant littéralement « ce qu’on entend ». Un peu en retrait du sens strict de l’emploi sus-cité de l’adjectif mousikôs, l’expression mousikôs anèr ne désigne pas le musicien au sens usuel du mot mais l’homme? lettré et cultivé, instruit des arts que président les muses. (Claude Obadia, L’éducation dans la République de Platon? : une antinomie politique ?)


Plotin ne dévalorise pas la beauté naturelle (voir l’exemple de l’éclair qui suit à la ligne 34), mais la suite de la phrase où il est question de mousike (voir note suivante) met en avant le rapport de l’homme et des Muses. La beauté sonore est envisagée d’abord comme assemblage de sonorités harmonieuses dans la parole humaine. Le beau qui se trouve dans la synthesis?, la combinaison ou l’assemblage, de logoi – les mots ou les paroles – conduit à la mousike, puis à la ligne 3, aux chants (mele) et aux rythmes (rhythmoi). Si les plus belles statues sont les plus vivantes (traité 38 (VI, 7), 22) les plus beaux sons se trouvent dans les chants où la musique vocale va de pair avec la pensée vivante. L’idée selon laquelle la beauté dans les sons est celle d’une synthesis est particulièrement développée dans l’opuscule rhétorique de Denys d’Halicarnasse (Ier siècle av. J.-C.) (La Composition stylistique, trad. G. Aujac et M. Lebel, Paris, Les Belles Lettres, 1981). [Jérôme Laurent]