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memória

domingo 17 de outubro de 2021

Dans le traité 28  , il est question de la nature alors que, traitant de la mémoire, et plus exactement de la mémoire que les âmes conservent de la vie qu’elles ont menée alors qu’elles étaient attachées « ici-bas » à un corps, Plotin   se prononce sur l’âme du monde. Dans les chapitres 10 à 13 de ce traité, Plotin   se demande si Zeus, lorsqu’il est identifié à la partie directrice ou « hégémonique » de l’âme du monde, possède également la mémoire. [BPT27-29  :30-31]


Ce passage [Plotino - Tratado 27,25 (IV, 3, 25) — A memória não pertence ao intelecto] rappelle le début du traité d’Aristote   sur ce sujet : « Qu’est-ce que la mémoire? Qu’est-ce que c’est que se souvenir? Quelle est la cause de ces phénomènes? Entre les parties diverses de l’âme, quelle est celle à laquelle se rapportent et cette faculté, et l’acte qui constitue le souvenir, la réminiscence? » (De la Mémoire et de la Réminiscence, 1; trad. de M. Barthélémy-Saint-Hilaire  , p. 109.) [BouilletE2  :Nota]
Voici la distinction que Platon   établit entre la mémoire et la réminiscence : « Si l’on disait que la mémoire est la conservation de la sensation, on parlerait juste, du moins à mon avis... Lorsque l’âme, sans le corps et retirée en elle-même, se rappelle ce qu’elle a éprouvé, nous appelons cela réminiscence; et aussi, lorsque ayant perdu le souvenir, non plus seulement d’une sensation, mais d’une connaissance, elle se rend à elle-même ce souvenir. Voilà tout ce que nous appelons mémoire et réminiscence. » (Philèbe  , t. II, p. 359 de la trad. de M. Cousin.) [BouilletE2  :Nota]
Plotin   reproduit ici la théorie d’Aristote  , sans faire cependant concourir comme lui le corps à l’acte du souvenir: « Ici on pourrait se demander comment il se fait que, la modification de l’esprit étant seule présente, et l’objet même étant absent, on se rappelle ce qui n’est pas présent. Évidemment on doit croire que l’impression qui se produit par suite de la sensation dans l’âme, et dans cette partie du corps qui perçoit la sensation, est analogue à une espèce de peinture, et que la perception de cette impression constitue précisément ce qu’on appelle la mémoire... Voilà donc ce qu’est la mémoire et ce que c’est que se souvenir. Répétons-le : c’est la présence dans l’esprit de l’image, comme copie de l’objet dont elle est l’image ; et la partie de l’âme à laquelle elle appartient en nous, c’est le principe même de la sensibilité [le sens commun], par lequel nous percevons la notion de temps. » (De la Mémoire, 1; trad. de M. Barthélemy-Saint-Hilaire  , p. 115, 120.) Voy. aussi Porphyre  , Des Facultés de l’âme, t.1, p. LXVII, note 3. [BouilletE2  :Nota; Plotino - Tratado 27,29 (IV, 3, 29) — A memória depende da faculdade representativa (2)]
LÉXICO: memória. V. anamnesis