Página inicial > Glossário > monas

monas

domingo 17 de outubro de 2021

gr. μονάς, monás: unidade, o uno. A unidade é ou a arche primária dos pitagóricos (D. L. VIII, 25) ou, juntamente com a Dyas, um dos co-princípios primários (Aristóteles  , Meta. 986a), eticamente associada com o bem (agathon) e considerada um deus (theos) (Aécio I, 7  , 18), ainda que a posição do limite (peras) e do apeiron à cabeça da lista sugerisse que estes fossem mais antigos. Aristóteles   é bastante explícito em que o número (arithmos) tem os seus próprios elementos (stoicheia) mais básicos, i. e., «O Mesmo» e «O Outro» (Meta. 986a). Segundo Aristóteles   todos os filósofos concordam em fazer da monas a arche do número (arithmos), contudo os pitagóricos insistem em que as suas unidades têm extensão espacial (ibid. 1080b) que é indivisível (ibid. 1083b), confusão entre a unidade aritmética e o ponto geométrico que foi esclarecida mais tarde (Nicômaco, Arith. intro. II, 6   e 7). A própria definição aristotélica da monas é «substância sem posição», nitidamente distinta do «ponto» (stigme) que é «substância com posição», Anal. post. I, 87a; ver arithmos, megethos.


Hegel   montre d’une manière approfondie le vide de notre usage ordinaire des nombres ; mais ce reproche ne touche aucunement l’usage des nombres propre à l’Antiquité et dont nous n’avons que des fragments très incomplets, mais sur lequel l’école de l’Espagnol Martinez Pasqualis (le maître de Saint-Martin  ) a donné un enseignement plus complet, et un enseignement tel que l’on se persuade au premier coup d’œil qu’il est ici question d’autre chose que du vide conceptuel moderne et de l’ancien enfantillage cabalistique. — Hegel   lui-même remarque (Logique, I, p. 166 25) «que le un, le deux, le trois, le quatre, en tant qu’ils sont Henas ou Monas, Dyas, Trias, Tetraktys, sont encore très proches de simples concepts. » Or il est possible de démontrer que ceci vaut pour les dix nombres (car il ne faudrait pas imaginer que la décadique soit chose fortuite) et que ces dix nombres sont très proches non seulement de concepts rationnels en qualité de compagnons inséparables de signes ou guides 26 de ces concepts, mais on peut démontrer également de quels concepts ils sont proches et de quelle manière. — Au surplus ce que Hegel   en particulier nous dit de rationnel sur certaines parties soi-disant irrationnelles de la mathématique nous donne à penser que ces dernières pourraient peut-être n’être que les restes, et dès lors également les commencements [180] d’un autre usage des nombres et non vide de contenu conceptuel. — « Enfin, dit Saint-Martin  , cela me paraît faire descendre les nombres dans la région du calcul vulgaire où les géomètres et les mathématiciens trouvent à s’exercer beaucoup dans le calcul des effets et du mouvement des Etres, mais nullement dans la science des raisons et de l’Esprit (que Saint-Martin   distingue partout de l’intellect) de ces Etres ; aussi est-on très savant dans ce siècle sur les révolutions des astres, sur leur distance, sur les lois   de réfraction de la lumière, etc., mais on n’a pas encore fait le premier pas pour nous apprendre la raison (le caractère rationnel) de la moindre de ces merveilles27. » — Au contraire, physiciens et théologiens n’ont pas tiré mince vanité de cette ignorance critique, et lorsqu’on exigeait d’eux qu’ils conçussent la nature et l’histoire d’une manière rationnelle, ils nous répondaient en souriant : « Un esprit créé ne peut pénétrer à l’intérieur de la nature. » — Castis omnia casta, autrement dit, en la circonstance : tout se présente superficiellement à l’esprit superficiel. [BAADER  ]
LÉXICO: MONAS; uno; henas