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Corbin (ICSIA): O segredo dos responsórios divinos

segunda-feira 1º de agosto de 2022

    

tradução parcial

O desafio, para o discípulo de Ibn Arabi  , é portanto grave. Que cada um se experiencie a si mesmo   e discirna seu estado   espiritual, pois assim como declara um versículo corânico: «O homem   é uma testemunha que depõe contra ele mesmo, qualquer desculpa que profere» (75/14-15). Se não percebe os «responsórios» divinos ao longo da Oração  , é que realmente não está presente   com seu Senhor; incapaz de entender e de ver, não é realmente um mosalli, um orante, nem alguém «que tenha um coração  , que ouça e seja uma testemunha ocular» (40/36). O que chamamos o «método de oração» de Ibn Arabi comporta assim três graus: presença  , audição  , visão  . Quem quer que perca um destes três graus, permanece fora da Oração e de seus efeitos, os quais estão ligados ao estado de fana. Esta palavra  , já vimos, não significa na terminologia de Ibn Arabi a «nadificação» da pessoa  , mas sua ocultação a si mesma, e tal é a condição para perceber o dhikr, o responsório divino   que é, desta vez, a ação do Senhor pondo seu fiel no presente de sua própria Presença.

Original

L’enjeu, pour le disciple d’Ibn ’Arabî, est donc grave. Que chacun s’éprouve soi-même et discerne son état spirituel, car ainsi que le déclare un verset qorânique : « L’homme est un témoin qui dépose contre lui-même, quelque excuse qu’il profère (75/14-15). » S’il ne perçoit pas les « répons » divins au cours de l’Oraison, c’est qu’il n’est pas réellement présent avec son Seigneur ; incapable d’entendre et de voir, il n’est pas réellement un mosallî, un orant, ni quelqu’un « qui a un coeur, qui prête l’oreille et est un témoin oculaire » (40/36). Ce que nous avons appelé la « méthode d’oraison » d’Ibn ’Arabî comporte ainsi trois degrés : présence, audition, vision. Quiconque manque l’un de ces trois degrés, reste en dehors de l’Oraison et de ses effets, lesquels sont liés à l’état de fanâ’. Ce mot, nous l’avons vu, ne signifie pas dans la terminologie d’Ibn ’Arabî « l’anéantissement » de la personne, mais son occultation à soi-même, et telle est la condition pour percevoir le dhikr, le répons divin qui est, cette fois, l’action du Seigneur mettant son fidèle au présent de sa propre Présence.

Un même motif fondamental est discernable. L’idée qu’il y ait un répons divin sans lequel l’Oraison ne s’accomplirait pas comme un entretien intime, implique l’idée d’une structure. Cette structure est celle d’un dialogue, et elle pose la question de savoir qui en prend l’initiative, et quel sens il y a à parler d’une initiative. En d’autres termes, qui a le premier rôle et qui a le second? Nous allons voir Ibn ’Arabî appliquer son effort à l’analyse de cette structure, telle que la commande l’intuition   la plus profonde et originale de sa théosophie.


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