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Pandey : Utpaladeva

samedi 9 juin 2018

Français

Utpaladeva?, Utpalācārya, ou simplement Utpala, construisit le grand édifice du Pratyabhijñā? sur les fondations posées par son professeur Somānanda. Il a écrit son célèbre Īśvarapratyabhijñā Sūtra ou Kārikā? en élaborant longuement les idées germinales du fondateur du système (Utpala traite son Kārikā comme le reflet du Śivadṛṣṭi) et en fournissant une clôture appropriée contre les assauts des systèmes contraires des philosophies indiennes.

Utpala prône la permanence et l’universalité du soi et critique la théorie du momentané et de l’individualité de Vijñānavādin. Il affirme que la liberté de volonté, de pensée et d’action? est l’essence même de l’être. L’être doit avoir le pouvoir inné de devenir à volonté. Il s’oppose avec véhémence au Brahman? passif de Vedānta et au manque d’intégralité entre Puruṣa? et Prakṛti du Sāmkhya. Vasugupta avait reconnu trois voies de la liberté finale des êtres humains : Śāmbhava, Sākta et Āṇava. Ces manières exigeaient une vie ascétique de détachement complet et une pratique austère du Yoga. Somānanda et Utpala montrent un nouveau chemin vers la liberté et la béatitude?. La réalisation dans le système Pratyabhijñā, pour citer l’introduction du vol. II (pp. V-vi) par le Dr. K. C. Pandey, « consiste non pas en l’actualisation du potentiel, ni en l’accomplissement de quelque chose? de nouveau, mais en pénétrant à travers le voile qui fait apparaître Maheśvara comme l’individu dont chacun est immédiatement conscient et en reconnaissant le Maheśvara en l’individu ».


Utpala soutient que l’être humain? est essentiellement libre ; la liberté est la nature? même de l’individu. Cependant, le voile de l’ignorance? couvre cette liberté de l’homme et le maintient ainsi loin du Dieu en lui. L’homme doit supprimer cette ignorance ; il doit pénétrer à travers le voile pour reconnaître son soi réel, éternellement libre, omniscient et omnipotent. La reconnaissance est le moyen de retrouver la liberté perdue. Incidemment, il est significatif de noter que la philosophie d’Utpala a des parallèles intimes dans le Dakṣiṇāmūrtistotra d’Acārya Śaṅkara, tel qu’interprété par son grand disciple, Sureśvara (voir Abhinavagupta?, pp. 151-52) et les paroles du Saundaryalaharī.

Original

Utpaladeva, Utpalācārya, or simply Utpala, built the great edifice of the Pratyabhijñā on the foundations laid by his teacher Somānanda. He wrote his famous Īśvarapratyabhijñā Sūtra or Kārikā by working out at great length the germinal ideas of the founder of the system (Utpala treats his Kārikā as the reflection of the Śivadṛṣṭi) and by providing a suitable fencing against the onslaughts of the counter systems of Indian philosophy.

Utpala advocates the permanence and universality of the self and criticises the Vijñānavādin’s theory of momentariness and individuality. He asserts that freedom of will, thought and action is basic essence of being. Being must have innate power to become at will. He vehemently opposes the passive Brahman of Vedānta and lack of integrality between Puruṣa and Prakṛti of the Sāmkhya. Vasugupta had recognized three ways of final freedom of human beings : Śāmbhava, Sākta and Āṇava. These ways required an ascetic life of complete detachment and austere practice of Yoga. Somānanda and Utpala show a new way to freedom and beatitude. The realization in the Pratyabhijñā system, to quote from the Introduction of Vol. II (pp. v-vi) by Dr. K. C. Pandey, “consists, not in the actualisation of the potential, nor in the attainment of something new, but in penetrating through the veil that makes the Maheśvara appear as the individual of which everyone is immediately aware and in recognising the Maheśvara in the individual.”


Utpala holds that the human being is essentially free ; freedom is the very nature of the individual. However, the veil of ignorance covers this freedom of man and thus keeps him away from the God within him. Man must remove this ignorance ; he must penetrate through the veil to recognize his real self, eternally free, omniscient and omnipotent. Recognition is the way to regain the lost freedom. Incidentally, it is significant to note that the philosophy of Utpala has intimate parallels in the Dakṣiṇāmūrtistotra of Acārya Śaṅkara, as interpreted by his great disciple, Sureśvara (See Abhinavagupta, pp. 151-52) and the lyrics of the Saundaryalaharī.


Voir en ligne : ĪŚVARA-PRATYABHIJÑĀ-VIMARŚINI OF ABHINAVAGUPTA