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Huang-Po : celui qui transcende le monde

samedi 5 mai 2018

Français

18. Si un homme? ordinaire, au moment de mourir, ne voit que les cinq éléments de la conscience? comme nuls ; les quatre éléments physiques comme ne constituant pas un « je » ; le vrai Esprit? comme sans forme et ni venant ni allant ; sa nature? comme quelque chose? ni commençant à sa naissance ni décédant à sa mort, mais entière et immobile en sa propre profondeur ; son Esprit et ses objets environnementaux en tant qu’un - s’il pouvait vraiment accomplir cela, il recevrait l’Illumination dans [45] un éclair. Il ne serait plus empêtré par le Triple Monde? ; il serait un transcendant du monde. Il serait sans même la moindre tendance à la renaissance. S’il voyait la vue glorieuse de tous les bouddhas venant l’accueillir, entouré de toutes sortes de manifestations magnifiques, il ne ressentirait aucun désir de les approcher. S’il voyait toutes sortes de formes horribles autour de lui, il ne ressentirait aucune terreur. Il serait juste lui-même, inconscient de la pensée conceptuelle et un avec l’Absolu?. Il aurait atteint l’état d’être inconditionné. Voilà donc le principe fondamental. [1]

Blofeld

18. If an ordinary man, when he is about to die, could only see the five elements of consciousness as void? ; the four physical elements as not constituting an ‘I’ ; the real Mind as formless and neither coming nor going ; his nature as something neither commencing at his birth nor perishing at his death, but as whole and motionless in its very depths ; his Mind and environmental objects as one—if he could really accomplish this, he would receive Enlightenment in [45] a flash. He would no longer be entangled by the Triple World ; he would be a World-Transcendor. He would be without even the faintest tendency towards rebirth. If he should behold the glorious sight of all the Buddhas coming to welcome him, surrounded by every kind of gorgeous manifestation, he would feel no desire to approach them. If he should behold all sorts of horrific forms surrounding him, he would experience no terror. He would just be himself, oblivious of conceptual thought and one with the Absolute. He would have attained the state of unconditioned being. This, then, is the fundamental principle. [2]


Voir en ligne : THE ZEN TEACHING OF HUANG PO - JOHN BLOFELD


[1Ce paragraphe est peut-être l’un des plus beaux exposés de l’enseignement du Zen, car il englobe en quelques mots presque toute la portée de cette vaste et pénétrante sagesse.

[2This paragraph is, perhaps, one of the finest expositions of Zen teaching, for it encompasses in a few words almost the entire scope of that vast and penetrating wisdom.