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Dyczkowski : connaissance et action

mercredi 2 mai 2018

Français

[71] La conscience? sert à relier l’objectivité à la subjectivité de telle sorte que l’objet? finisse par se reposer dans la conscience de soi du sujet. En réalité?, la conscience réflexive est toujours conscience du « je » (ahaṃvimarśa) ; elle ne s’objective jamais même quand, sous la forme de la conscience de ’ceci’ (idaṃvimarśa), elle réfléchit sur l’objet. L’expérience que nous avons des choses qui existent en dehors de la conscience est due à un manque de conscience de soi. La conscience de l’objet n’est jamais « là-bas » ; elle est enregistré et connu dans le sujet. Toutes les formes de conscience viennent se reposer dans le sujet :

« De même que chaque goutte d’eau s’immobilise dans l’océan, tous les actes et toutes les connaissances [viennent se reposer] dans le Grand Seigneur, l’océan de la conscience. Même un peu d’eau sur le sol, ivre par les rayons du soleil, va, comme la pluie, vers le grand océan. De même, toute connaissance? et action? dans l’univers fusionnent dans l’océan de Siva soit spontanément et évidemment (sphuṭam), soit par elle-même, soit [indirectement] par une série d’autres [processus]. » La conscience individuelle et universelle est une. Les mêmes processus fonctionnent dans les deux ; la seule différence entre eux est que dans le cas de la conscience individuelle, ces processus sont des représentations (saṃkucita) restreintes ou limitées de l’opération (vikāsita) maximalement étendue de la conscience universelle. L’activité? de l’esprit? est celle de la conscience elle-même, ou pour être plus précis, de sa conscience réflexive, le pouvoir de Spanda. Ainsi, au niveau individuel, la conscience réflexive :

La capacité du Soi à se connaître dans toute sa pureté dans l’état de parfaite liberté de toutes sortes d’affections ; analyser tous ses états d’affections diverses, dus soit aux causes internes, soit aux causes extérnes ; conserver ces affections sous la forme de traces résiduelles (saṃskāra) ; enlever, à volonté, à tout moment, quelque chose? du fonds existant des saṃskāras et ramener un état ancien de soi affecté comme dans le cas du souvenir ; créer un tout nouvel état d’amour-propre en faisant une sélection judicieuse du stock existant et en affichant le matériel ainsi choisi sur le fond de l’aspect prakāśa? comme au temps de l’imagination libre.

Original

[71] Awareness serves to relate objectivity with subjectivity in such a way that the object ultimately comes to rest in the self-awareness of the subject. In reality, reflective awareness is always awareness of ‘I’ (ahaṃvimarśa) ; it never objectivises even when, in the form of the awareness of ‘this’ (idaṃvimarśa), it reflects upon the object. The experience we have of things existing outside consciousness is due to a lack of self-awareness. The awareness of the object is never ‘out there’ ; it is registered and known within the subject. All forms of awareness come to rest in the subject :

“Just as every drop of water comes to rest in the ocean, so all acts and cognitions [come to rest] in the Great Lord, the ocean of consciousness. Even a little water on the ground drunk by the sun’s rays goes, as rain, to the great ocean. Similarly all knowledge and action in the universe merge in the ocean of Siva either spontaneously and evidently (sphuṭam), by itself or [indirectly] through a series of other [processes].” Individual and universal consciousness are one. The same processes operate in both ; the only difference between them is that in the case of individual consciousness these processes are restricted or limited (saṃkucita) representations of the maximally expanded (vikāsita) operation of universal consciousness. The activity of the mind is that of consciousness itself, or to be more precise, of its reflective awareness, the power of Spanda. Thus, on the individual level, reflective awareness :

Is the capacity of the Self to know itself in all its purity in the state of perfect freedom from all kinds of affections ; to analyse all its states of varying affections, due either to the internal or the external causes ; to retain these affections in the form of residual traces (saṃskāra) ; to take out, at will, at any time, anything out of the existing stock of the saṃskāras and bring back an old affected state of itself as in the case of remembrance ; to create an altogether new state of self-affection by making a judicious selection from the existing stock and displaying the material so selected on the background of the prakāśa aspect as at the time of free imagination.


Voir en ligne : THE DOCTRINE OF VIBRATION