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Shankara : d’où vient l’âme individuelle ?

dimanche 29 avril 2018

Français

Si l’Absolu? est un sans second du point de vue de la vérité finale, pur et non touché par les peines de la vie transmigratrice, alors d’où vient cette forme de Soi semblable à une masse, revêtue de traits de l’expérience transmigratrice comme « né », « mort », « heureux », « misérable », « je » et « le mien » ?

Nous répondons : Les mots du texte d’Upanishad Upanishad
Upanishads
Upanixade
Upanixades
« De ces éléments » se rapportent au corps et aux organes sensoriels de l’âme individuelle et aux objets qu’elle aime, qui évoluent à partir de ces éléments. Ces facteurs dans la vie de l’individu sont de la nature? du nom et de la forme et sont comparables à l’écume et aux bulles, où le Soi suprême est l’eau pure. Il a déjà été déclaré que tout cela, jusqu’aux objets des sens, se dissout dans l’Absolu comme une Conscience? Massée (prajnāna-ghana) comme des fleuves dans la mer à travers la connaissance? de la vérité finale atteinte par la discrimination.

« De ces éléments » - c’est-à-dire du corps, des organes sensoriels et des objets - désignés comme réalité (empirique) (satya), l’âme apparaît « comme une boule de sel ». Comme un reflet du soleil ou de la lune se lève sur l’eau, ou comme la couleur rouge se lève sur un cristal quand un objet? teint en rouge est placé près de lui, de manière à constituer son ’adjonction externe’, ainsi le Soi apparaît comme une ’masse’ sous la forme de l’âme individuelle, formée à travers les adjonctions externes (superposées) du corps, du mental? et des sens. Finalement, les éléments transformés en l’organisme individuel et les objets de son expérience - qui conditionnent la forme grumeleuse de l’âme individuelle - sont dissous comme des fleuves dans la mer à travers les instructions du Véda et du Maître. Quand ils disparaissent comme de l’écume et des bulles sur l’eau, cette existence? individuelle en forme de boule disparaît avec eux. Lorsque le reflet du soleil ou de la lune dans l’eau, ou le reflet de la couleur dans le cristal, est détruit par l’enlèvement d’un des facteurs de la réflexion, soit l’eau dans laquelle les luminaires sont réfléchis ou l’objet teint rouge qui se reflète dans le cristal, puis la lune, le soleil ou le cristal se détachent dans leur vraie nature. Et de la même manière, avec la suppression de la conscience individuelle, la Conscience massée se distingue dans sa vraie nature, infinie, insondable, pure et brillante.

Alston

If the Absolute is one without a second from the standpoint of final truth, pure and untouched by the pains of transmigratory life, then whence comes this lump-like form of the Self,28 overlaid by such features of transmigratory experience as ‘born’, ‘dead’, ‘happy’, ‘miserable’, ‘I’ and ‘mine’ ?

We reply : The words in the Upanishad text ‘From these elements’ refer to the body and sense-organs of the individual soul and the objects it enjoys, which evolve from those elements. These factors in the life of the individual are of the nature of name and form and are comparable to the foam and bubbles, where the supreme Self stands as the pure water. It has already been declared that all this, down to the objects of the senses, dissolves into the Absolute as massed Consciousness (prajnāna-ghana) like rivers into the sea through a knowledge of the final truth attained through discrimination.

‘From these elements’ — that is, from the body, sense-organs and objects — designated as (empirical) reality (satya), the soul arises ‘like a lump of salt’. As a reflection of the sun or moon comes up on water, or as red colour comes up on a crystal from some object dyed red and placed near it so as to constitute its ‘external adjunct’, so the Self arises as a ‘lump’ in the form of the individual soul, formed through the (superimposed) external adjuncts of the body, mind and senses. Eventually the elements as transformed into the individual organism and the objects of its experience — which are what condition the lump-like form of the individual soul — are dissolved like rivers in the sea through the instructions of the Veda and the Teacher. When they vanish like foam and bubbles on the water, this lump-like individual existence vanishes with them. When the reflection of the sun or moon in the water, or the reflection of colour in the crystal, is destroyed by the removal of one of the factors of the reflection, be it the water in which the luminaries are reflected or the object dyed red which is reflected in the crystal, then the moon, the sun or the crystal stand out in their true nature. And in the same way, with the removal of the individual consciousness, massed Consciousness stands out in its true nature, infinite, unfathomable, pure and bright.


Voir en ligne : SANKARA ON THE SOUL