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Raniero Gnoli : Abhinavagupta - Essence du Tantra

vendredi 20 avril 2018

Français

"La nature? de l’idée " cela "- dit Abhinavagupta Abhinavagupta
Abhinava
AG
Abh
Abhinavagupta (950-1020), maître du shivaïsme du Cachemire, aussi maître en yoga, tantra, poétique, dramaturgie.
ne consiste pas dans la conscience? d’un état complètement libre de chaque limitation du temps, ni dans l’expérience d’un état complètement différent. Cette idée se pose quand une chose?, après avoir été manifesté en soi, en union avec un espace donné, un temps donné et un sujet connaissant donné qui ne sont plus ceux d’aujourd’hui, au moment de la perception directe, au lieu de se dissoudre plus tard dans l’intimité, il reste couvert par une couverture de l’obscurité, dans un état, comme on dit, d’une impression latente : et que l’on enlève cette couverture qui la couvrait, de sorte qu’elle brille comme avant, comme si elle était encore en elle-même, tournée vers le sujet. Mais, il peut être object?é parce qu’elle ne brille pas alors, sous la forme de ’cela, comme avant’, mais c’est impossible, nous répondons ! Cette lumière, en fait, brille en association avec le corps etc. que le sujet avait pendant la manifestation d’alors, sans que cela implique, une [28] élimination de la conscience du temps de (liée à) la manifestation présente. La conscience d’un temps passé est, en d’autres termes, indissociable de celle du temps présent, qui le forme, pour ainsi dire, en soutien. L’expérience « cela » est donc justement dite constituée par deux consciences opposées, celle du premier et celle du maintenant. » [1]

La lumière persiste donc dans le passé et la pensée dans le présent : c’est-à-dire, pour ainsi dire, tous orientés vers l’objectivité et tout cela introverti. À ce stade, cependant, une objection sérieuse est présentée. Si, en effet, la lumière et la pensée sont associées à deux temps différents et appartiennent l’une au passé et l’autre au présent, elles ne seraient rien de plus que rien, puisqu’elles sont, comme nous l’avons dit, constituées l’un de l’autre. Très bonne observation - répond Abhinavagupta? - mais cela ne tient pas compte d’une chose, à savoir le fait que ces deux moments dans la mémoire concrète et, par extension, dans chacune de nos représentations sont ressentis comme une unité. Cette unité est le sujet même, le soi, qui se réalise précisément dans cette dichotomie - dichotomie réelle parce qu’elle représente son propre corps - de sujet et d’objet, présent et passé. L’élément garantissant ainsi toute notre expérience aussi bien que la mémoire est, en d’autres termes, la liberté même du moi, qui s’exprime dans l’unification de ce qui est différencié et dans la différenciation de l’unité. La lumière et la pensée sont en fait deux faces différentes de la même réalité et, de la même manière que la pensée contient un élément de perception, sans laquelle elle ne serait que nom inepte, de sorte que la lumière est toujours, quoique d’une manière reconnaissable, réfléchie, et cette réflexion est précisément ce qui lui donne vie et la distingue de l’inertie de la matière. La lumière et la pensée, c’est-à-dire la conscience, l’ego qui dans ces deux aspects avant nous est phénoménalisé, embrasse toute la réalité. Les choses que nous voyons autour de nous, et avec elles nos propres mouvements intérieurs, ne sont pas, disons les scivaiti, sinon les images, des manifestations libres de la force du moi qui, à travers elles, s’exprime et s’affirme.

Original

"La natura dell’idea ‘quello’ — dice Abhinavagupta non consiste né nella consapevolezza di uno stato completamente libero di ogni limitazione di tempo, né nell’esperienza di uno stato completamente differenzia to. Quest idea sorge infatti quando una cosa, dopo di essersi manifestata come a sé stante, in unione con un dato spazio, un dato tempo ed un dato soggetto conoscente che non sono più quelli di adesso, nel tempo della percezione diretta, invece di dissolversi dopo nell’iità, resta coperta come da una coltre di tenebre, in stato, come si dice, di impressione latente : e che uno toglie via questa coltre che la copriva, per cui essa risplende come prima, come, cioè, se fosse ancora a sé stante, esteriore al soggetto. Ma — ci può essere obiettato perché non risplende allora, in forma di ‘questo , come prima ? Ma è impossibile, noi rispondiamo ! Questa luce, infatti, brilla in associazione col corpo eccetera che aveva il soggetto durante la manifestazione di allora, senza che questo implichi, s’intende, una eliminazione della consapevolezza del tempo (connesso colla) manifestazione presente. La consapevolezza di un tempo passato è, in altre parole, indivisibile da quella del tempo presente, che di essa forma qui, per cosi dire, il sostegno. L’esperienza ‘quello’ è dunque giustamente detta essere costituita da due opposte consapevolezze, quella di prima e quella di adesso." [2]

La luce, dunque, insiste nel tempo passato e il pensiero nel presente : quella è, per cosi dire, tutta rivolta verso l’oggettività e questo tutto introverso. A questo punto si presenta tuttavia un’obiezione grave. Se, in effetto, la luce ed il pensiero sono associati a due tempi diversi ed appartengono l’una al passato e l’altro al presente, essi non sarebbero più che un nulla, in quanto che sono, come si è detto, costituiti l’uno dell’altro. Osservazione giustissima — risponde Abhinavagupta — ma che non tiene conto di una cosa, vale a dire del fatto che questi due momenti nella memoria concreta e, per estensione, in ogni nostra rappresentazione sono sentiti come un’unità. Quest’unità è il soggetto stesso, l’io, che si realizza come io appunto in questa dicotomia — dicotomia reale perché rappresenta il suo stesso corpo — di soggetto e di oggetto, di presente e di passato. L’elemento garante cosi di ogni nostra esperienza come della memoria è, in altre parole, la libertà stessa dell’io, che si esprime nell’unificazione di ciò che è differenziato e nella differenziazione dell’unità. La luce ed il pensiero sono insomma due facce diverse di una medesima realtà e, allo stesso modo che il pensiero contiene un elemento percettivo, senza di cui non sarebbe che nome inane, cosi la luce è sempre, sia pure in modo talvolta non ravvisabile, riflessa, e questa riflessione è appunto ciò che le dà vita e la distingue dall’inerzia della materia. La luce ed il pensiero, ossia la coscienza, l’io che in tali due aspetti davanti a noi si fenomenizza, abbraccia la realtà tutta quanta. Le cose che vediamo intorno a noi, e con esse i nostri stessi moti interiori, altro non sono, dicono gli scivaiti, se non immagini, libere manifestazioni della forza dell’io, che attraverso di esse si esprime ed afferma. (p. 28-30)


Voir en ligne : ABHINAVAGUPTA - ESSENZA DEI TANTRA


[1LV, I, iv, pp. 118-119

[2LV, i, iv, pp. 118-119