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Reymond : OM

vendredi 30 mars 2018

Le son vivant de l’Omkara qui contient le silence de Shakti? joue le rôle de fixateur de Shakti chaque fois qu’elle est invoquée à se manifester. C’est une syllabe sonore nommée bîja-mantra dont la seule articulation établit le contact avec la vibration divine. Le plus connu de ces sons sacrés est « Aum ». Il contient un principe de force centripète et de force centrifuge qui fait dire : « Si le son meurt, la terre mourra. » Ce son sacré est si important que de nombreuses règles devenues littéralement tabou ont fixé son emploi, sa prononciation, son intonation. C’est par la puissance du bîja-mantra que les éléments primordiaux se sont groupés à l’époque où le langage? s’est formé : terre, eau, lumière?, air et éther?. Quand je dis « Tard » (arbre) il y a une forme qui exprime un son se rattachant à un mantra créateur comme la pulsation dans mes veines est la vibration de Shakti.

Sans une initiation rigoureuse et toutes les conditions requises de purification sur tous les plans, le bîja-mantra n’est jamais divulgué au chercheur. Peu nombreux sont ceux qui passent par la porte étroite, mais nombreux sont les sâdhaks sur la voie qui ont leur vie remplie tout entière — quelquefois pour plusieurs vies humaines successives — par la seule vision fugitive de Shakti, sa connaissance? intellectuelle, son évocation. Deux pouvoirs sont nécessaires pour ce sâdhak : « une aspiration constante et infaillible appelant d’en bas et une Grâce suprême répondant d’en haut » [Shrî Aurobindo, La Mère, p. 1]. Shrî Aurobindo ajoute encore : « Le don de soi doit être total et s’étendre à toutes les parties de l’être. » C’est dans ces conditions seulement que la Shakti peut se manifester.


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