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Hulin (DSDT:17-18) – le principe de conscience

jeudi 8 mars 2018

Le point de départ de la doctrine est l’identification de la suprême Déesse, Tripurâ, et du principe de conscience? ou cittattva. [...]

[...] Le principe de conscience constitue, en effet, l’essence commune de la Déesse et de ses adorateurs. Mais, chez ces derniers, il ne se présente plus à l’état pur, défiguré qu’il est par toutes sortes de projections imaginaires : les objets réputés « extérieurs », l’image du corps, les fonctions sensorielles, les idéations..., bref, par ce que l’école de Çankara Shankara
Shamkara
Sankara
Śañkara
Shankarasharya
Çankara
Śankara
Çamkara
appelle upādhi ou « conditions limitantes extrinsèques » (cf. n. 57). Le seul culte digne de la Déesse consiste alors en un effort de la part du méditant pour se dépouiller systématiquement de toutes ces pseudo-appartenances contingentes et individualisantes. A la limite, le méditant doit pouvoir entrer en coïncidence avec l’aperception pure, c’est-à-dire devenir absolument identique à Tripura elle-même, conformément à l’axiome védântique du tat tvam asi?-. Ici ou là -, le texte entreprend de décrire la conscience pure comme une sorte de substratum permanent, dont la continuité ininterrompue et la perpétuelle identité à soi-même contrastent avec l’alternance des états de veille et de sommeil, l’hétérogénéité des perspectives individuelles et l’impermanence générale des vécus concrets. Caractéristique à cet égard est la méthode de tri que la princesse Hemalekhâ propose à son mari, le prince Hemacüda : « Efforce-toi d’éliminer systématiquement tout de qui en toi peut être appelé « mien ». Reconnais ensuite ce qui reste comme le Soi suprême » (p. 86). En suivant ce fil conducteur, Hemacüdda traverse alors des couches d’expérience de plus en plus profondes — mais qui restent toujours formées de « vécus » particuliers — jusqu’au moment où il se fond (ou croit se fondre) dans la conscience absolue. Toujours dans le même esprit? — et presque dans les mêmes termes que Çankara- — Hemalekhā s’attache à faire comprendre à son mari combien il est absurde de prétendre démontrer l’existence? (ou l’inexistence) de la conscience pure, parce que sa présence est déjà présupposée dans tout déploiement des moyens de connaissance?, « parce qu’elle est l’âme de toute démonstration » (p. 90). (p. 17-18)


Voir en ligne : LA DOCTRINE SECRÈTE DE LA DÉESSE TRIPURA