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Wei Wu Wei : Temps Père (TM70)

lundi 20 novembre 2017

Français

Ce que nous sommes, prenant pour base la conscience? et la sensibilité, est intemporel, et ce que nous semblons être - notre apparence objective? avec laquelle, hélas, nous sommes conditionnés à nous identifier - est temporel. Cela équivaut à dire que ce que nous représentons subjectivement est « intemporel » et que ce que nous pensons être est le « temps ».

’Est-ce le temps ?’ Oui, car ce que nous pensons être est quelque chose? dans l’action?, est un faire, est ce que nous faisons, physiquement ou psychiquement, comme un appareil psycho-somatique. C’est le karma, l’action apparemment volontaire et la réaction apparemment volontaire correspondante à cela. Chacune de ces actions apparentes est un « événement », et notre monde phénoménal est une structure composite d ’« événements » prolongés dans le temps - car chacun doit avoir une durée apparente pour s’étendre dans l’espace apparent et donc perceptivement manifeste.

Ce mouvement, cependant, ne fait pas de nous des entités agissant dans le ’temps’ ou soumis au ’temps’ : il nous laisse comme tout ce ’temps’ ; nous ne passons ni par quelque chose, étranger à ce que nous sommes, appelé « temps », ni par quelque chose appelée « temps » qui nous traverse. Il n’y a pas de chose ou d’objet objectif comme « temps » ou « durée » : le concept représente la durée apparente qui rend possible la perception des mouvements apparents ou actions à la suite desquels nous nous objectivons en tant qu’acteurs ou faiseurs, et sur lesquels dépend de notre supposition que nous existons en tant qu’entités autonomes.

Le « temps » n’a pas d’autre existence?, n’a pas d’existence propre, n’est pas du tout distinct de la perception sensible. Par conséquent, tout ce que le ’Temps’ peut être est un terme pour l’aspect sériel de ce que nous pensons être ou sembler être en tant que phénomènes. Et tout ce que nous sommes en réalité, c’est l’intemporalité.

(extrait de Wei Wu Wei Wei Wu Wei
Terence Gray
Pseudonyme d’un auteur, Terence James Stannus Gray, d’une série de livres selon l’école de la non-dualité, avec une message originaire de sources bouddhistes, hindouistes et taoïstes.
, Le Dixième Homme?, page 146)

Original

What we are, on the basis of consciousness and sentience, is intemporal, and what we appear to be — our objective appearance with which, alas, we are conditioned to become identified — is temporal. That is equivalent to stating that what subjectively ‘we’ represent is ‘timeless’, and that what we think we are is ‘time’.

‘Is time’ ? Yes, for what we think we are is something in action, is doing, is whatever we do, physically or psychically as psycho-somatic apparatus. That is karma, apparently volitional acting and the corresponding apparently volitional reaction to that. Each such apparent action is an ‘event’, and our phenomenal world is a composite structure of ‘events’ extended in time — for each must have apparent duration in order to extend in apparent space and so manifest perceptually.

This movement, however, does not make us entities acting in ‘time’, or subject to ‘time’ : it leaves us as all that ‘time’ is ; we neither pass through some thing, foreign to what we are, called ‘time’, nor does some thing called ‘time’ pass through us. There is no such objective thing or object as ‘time’ or ‘duration’ : the concept represents the apparent duration which renders possible the perceiving of the apparent movements or actions as a result of which we objectify ourselves as actors or doers, and on which depends our supposition that we exist as autonomous entities.

‘Time’ has no other existence, has no existence of its own, is not at all apart from sentient perceiving. Therefore all that ‘Time’ can be is a term for the serial aspect of what we think we are or appear to be as phenomena. And all that in fact we are is intemporality.

(extract from Wei Wu Wei, The Tenth Man, p. 146)


Voir en ligne : THE TENTH MAN