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Daumal (Masui) – Kena Upanixade (extratos)

terça-feira 13 de setembro de 2022

  Sommaire  
    

 I

1. Par qui lancé, le mental   va-t-il frapper sa cible ?
Par qui attelé, le premier souffle de vie va-t-il son chemin ?
Par qui lancée, cette parole que l’on parle ?
L’œil et l’oreille, quel dieu   les a mis à leurs tâches ?
2. Cela, qui est ouïe derrière l’ouïe, mental du mental,
Verbe derrière la parole — cela aussi est vie du souffle de vie,
et vue derrière la vue. Par delà, les sages trouvent leur libération,
et continuant leur route après ce monde, ils deviennent immortels.
3. Là n’atteint pas la vue, n’atteint pas la parole, ni le mental.
Nous ne savons, et ne pouvons discerner comment de Cela on doit instruire;
car il est autre que le connu, et il est au-dessus et au delà de l’inconnu;
ainsi l’avons-nous entendu dire aux anciens qui ont enseigné Cela à notre entendement.
4. Cela, que la parole n’exprime, et par quoi elle est exprimée,
sache que le Brahman  , c’est Cela, et non ceci qu’on recherche ici-bas.
5. Cela, qui ne pense pas par le mental, et par quoi le mental est pensé,
sache que le Brahman, c’est Cela, et non ceci qu’on recherche ici-bas.
6. Cela, qui ne voit pas par l’œil, et par quoi l’on voit les visions de l’œil,
sache que le Brahman, c’est Cela, et non ceci qu’on recherche ici-bas.
7. Cela, qui n’entend pas par l’oreille, et par quoi l’audition est ouïe,
sache que le Brahman, c’est Cela, et non ceci qu’on recherche ici-bas.
8. Cela, qui ne respire pas par le souffle, et par quoi le souffle de vie est mené en ses voies, sache que le Brahman, c’est Cela, et non ceci qu’on recherche ici-bas.

 II

1. Si tu penses : «je le connais bien», tu connais bien peu la forme du Brahman. Ce qui de Lui est toi, ce qui dans Lui est dans les dieux, cela, tu dois   tâcher de le comprendre. — Je pense qu’il est connu.
2. Je ne pense pas : «je le connais bien», et cependant je connais que Cela ne m’est pas inconnu.
Celui d’entre nous qui le connaît, connaît cela; il connaît que cela ne lui est pas inconnu.
3. Celui qui n’en a pas la pensée, celui-là pense; celui qui en a la pensée ne le connaît pas.
Il est inconnu au discernement de ceux qui lui appliquent leur discernement; par ceux qui ne cherchent pas à lui appliquer leur discernement, il est discerné.
4. Lorsqu’il est connu par la perception qui le reflète, alors on en a la pensée, car on trouve l’immortalité; par le Moi   on trouve la force de l’atteindre et par la connaissance on trouve l’immortalité.
5. Si l’on a ici-bas atteint cette connaissance, alors on est vraiment;
si l’on n’a pas ici-bas atteint la connaissance, grande alors est la perdition.
En toutes sortes de devenirs, les sages distinguent Cela, et continuant (leur route), après ce monde, ils deviennent immortels.

 IV

4. Cela qui est désigné ainsi : c’est comme cet éclair qui éclate sur nous, ou comme ce battement de paupière — ainsi en ce qui est des dieux.
5. Maintenant, en ce qui est du Moi : c’est comme le mouvement de ce mental qui semble atteindre Cela, et par quoi ensuite la volonté en pensée se rappelle constamment Cela.
6. Cela a nom « Ce Délice » : c’est « Ce Délice » que l’on doit rechercher. Celui qui connaît Cela ainsi, vers lui en vérité toutes les existences tournent leurs désirs.

Ver online : René Daumal