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Corbin (ICSIA): Ao redor da Caaba Mística

segunda-feira 1º de agosto de 2022

    

tradução parcial

Posta as premissas, destacados estes contextos, que grau e que forma de experiência religiosa anunciam a aparição e a visualização de uma Imagem como aquela de Corbin Hadith Visão   - nosso hadith? Lembremos aqui de novo a visão do Templo   na «Corbin Coração   - Presença   Imaginativa» acima, sua significação, sua função, e sua constância em todos os graus espirituais: é inteiramente fechado; só uma coluna emerge da muralha, coluna que é a intérprete, a hermeneuta, entre o Impenetrável e os místicos visionários. Ela é homologada à Pedra Negra guardada no Templo material da Caaba. Ora a Pedra Negra é a designação do «Polo místico» e de cada manifestação   do Polo. A intérprete do Impenetrável, a hermeneuta do Templo, é portanto o Polo (Qotb), quer dizer ainda o Espírito   Santo (Ruh al-Qods), o Espírito   maometano (Ruh mohammadi), identificado também por vezes com o Anjo   Gabriel, o que desvela assim o segredo das Revelações proféticas, posto que, Ibn Arabi   nos ensina, se o místico visualiza uma pessoa   projetando nele os altos conhecimentos que não pôde alcançar, é de sua própria hecceidade eterna, seu Polo celeste, seu «Anjo», que tem assim a visão.

Original

Alors ces prémisses posées, ces contextes relevés, quel degré et quelle forme d’expérience religieuse annoncent l’apparition et la visualisation d’une Image comme celle de notre hadîth? Rappelons-nous ici de nouveau la vision du Temple dans la « Présence Imaginative » (ci-dessus, p. 181), sa signification, sa fonction et sa constance à tous les degrés spirituels : il est entièrement clos ; seule une colonne émerge de la muraille, colonne qui est l’interprète, l’herméneute, entre l’impénétrable et les mystiques visionnaires. Elle est homologuée à la Pierre Noire enchâssée dans le Temple matériel de la Ka’ba. Or la Pierre Noire est la désignation du « Pôle mystique » et de chaque manifestation du Pôle. L’interprète de l’impénétrable, l’herméneute du Temple, c’est donc le Pôle (Qotb), c’est-à-dire encore l’Esprit-Saint (Rûh al-Qods), l’Esprit mohammadique (Rûh mohammadî), identifié aussi parfois avec l’Ange Gabriel, ce qui dévoile ainsi le secret des Révélations prophétiques, puisque, Ibn ’Arabî nous l’apprend, si le mystique visualise une personne projetant en lui les hautes connaissances qu’il n’avait pu atteindre, c’est de sa propre heccéité éternelle, son Pôle céleste, son « Ange », qu’il a ainsi la vision.

C’est à l’ombre du Temple de la Ka’ba, typification sensible   du Temple contemplé en Imagination, que nous retrouvons maintenant Ibn ’Arabî, et que va se produire pour lui l’exaucement de la prière que Sohravardî adressait à sa Nature Parfaite. Déjà une rencontre mémorable que nous avons méditée dans la première partie de ce livre (chap. II), s’était produite pour notre shaykh à l’ombre de la Ka’ba, en une Nuit de l’Esprit, lorsque procession-nant autour du Temple, il improvisait à haute voix quelques vers où chantait la mélancolie de ses doutes, et que soudain émergea de l’ombre la Figure féminine qui fut pour lui la manifestation terrestre de Sophia   aeterna (il n’est pas question de fixer ici une chronologie de ces visions, mais ce que l’analyse psychologique pourrait y déceler, c’est une superposition des traits et des figures d’apparition). L’événement visionnaire auquel je voudrais référer pour clore le présent essai, forme à la fois le prélude et la source mystique du livre colossal des « Conquêtes spirituelles de La Mekke ». Ce qu’il nous faut en dire ici très brièvement concerne en propre l’identité de l’Apparition, comme visualisation de l’Image en laquelle se réalise la totalité de l’être personnel, parce que cette « Forme de Dieu   » est son origine et sa fin, son compagnon éternel. Ici trouve son dénouement la situation vécue que caractérise la récurrence de l’Image du Temple. Le Temple devenant vivant et transparent, livre le secret qu’il recélait, cette « Forme de Dieu » qui est le Soi  , ou plutôt la Figure qui éminemment le personnalise et se fait reconnaître comme l’Alter Ego divin du mystique. Et le dénouement est celui-ci : la période de circumambulation autour du Temple prend fin ; ensemble, les deux « compagnons » pénètrent dans le Temple. (Que l’on veuille bien se reporter, pour ce qui suit, aux textes traduits ou résumés dans nos Notes; ils sont d’une beauté et d’une importance inappréciable.)


Ver online : Excertos de "A Imaginação criadora no sufismo de Ibn Arabi"