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Corbin (IP): Sufismo e sofiologia

terça-feira 2 de agosto de 2022

    

tradução parcial

Há um hadith — uma tradição   santa — que tem curso no sufismo iraniano. Encontra-se em um contexto referindo ao templo   do Fogo   como a uma forma e símbolo do amor divino  , subjugando e exclusivo. A este amor, Zaratustra   (Zoroastro) deu forma visível   nele erigindo o altar do Fogo. Quando os exércitos do Islã triunfaram no Irã, este mistério foi velado ao mundo e se retirou no secreto íntimo dos corações. Mas a pessoa   de uma mulher   revelou o emblema: a princesa real   Shahrbanou, filha de Yazdegard III (último soberano sassanida), que se tornou a mãe do IV Imã dos xiitas, depois de sua entrada na família dos Puríssimos por seu casamento   com o Príncipe dos Mártires, o imã Hosayn. Eis porque os próprios lábios do Profeta do Islã enunciaram esta ordem: Não tenhais jamais propósitos hostis ou irreverenciais contra Zaratustra, pois Zaratustra foi no Irã o profeta enviado   pelo Senhor de amor.

Original

Il y a un hadîth — une tradition sainte — qui a cours dans le soufisme iranien. On le trouve dans un contexte référant au temple du Feu comme à une forme et symbole de l’amour divin, subjuguant et exclusif. A cet amour, Zarathoustra (Zoroastre) donna forme visible en lui érigeant l’autel du Feu. Lorsque les armées de l’Islam eurent triomphé de l’Iran, ce mystère fut voilé au monde et se retira dans le secret intime des cœurs. Mais la personne d’une femme en releva l’emblème: la princesse royale Shahrbanou, fille de Yazdegard III (le dernier souverain sassanide), qui devint la mère du IVe Imâm des shî’ites, après son entrée dans la famille des Très-Purs par son mariage avec le Prince des Martyrs, l’imâm Hosayn. C’est pourquoi les propres lèvres du Prophète de l’Islam ont énoncé cet ordre: Ne tenez jamais de propos hostiles ou irrévérencieux contre Zarathoustra, car Zarathoustra fut en Iran le prophète envoyé par le Seigneur d’amour.

Disons que, peut-être bien, la critique historique perd ici ses droits; mais l’enjeu est beaucoup trop grave pour dépendre des opinions de la critique historique. Il s’agit de ce qui se passe dans les consciences, de leur vie réelle, des événements dont elles sont pour elles-mêmes le lieu. Et c’est cela qui compte. Or, ces quelques lignes résument au mieux comment il est arrivé à l’Iran shî’ite de se situer par rapport à l’Iran zoroastrien, et comment le soufisme iranien, la religion d’amour des ménestrels d’Iran, salua en Zarathoustra son plus ancien prophète, par l’organe même du Prophète de l’Islam.


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