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Gênesis: Segundo Relato (Gn 2,7)

domingo 20 de março de 2022

    
Gen 2,7 E YHWH Deus   concebeu o Homem   leveza fora do pesadume.
E soprou nele uma consciência   de existir.
E o Homem se tornou um animal   [Nothomb  , Túnicas de Cego  ]

Puis Dieu souffle — toujours le symbole du vent — non pas dans la bouche mais littéralement « dans les narines » de l’Homme. Dans la typologie biblique les narines sont le siège de l’émotion et, lorsqu’elles « s’enflamment », de la colère, en particulier de la colère de Dieu. Mais il s’agit ici du souffle créateur qui, après avoir fait exister l’Homme « légèreté », lui en fait prendre conscience. Déjà « image de Dieu » « en soi » l’Homme le devient « pour soi » en la réfléchissant, comme le suggère au même niveau dans la colonne de gauche l’inversion de l’ordre des mots dans l’énoncé de la deuxième phrase par rapport à la première, au contenu apparemment identique. Plutôt qu’une respiration c’est donc une inspiration qu’il reçoit, une révélation de sa propre nature. Ce second stade est celui de la [69] lucidité, du discernement, de la réflexion, s’ajoutant au sentiment « naturel » fondamental que l’Homme a de sa liberté et de son immortalité.

Le texte dit que Dieu souffla « dans les narines » de l’Homme (2, 7). Après la « Chute » c’est « à la sueur de ses narines » que l’Homme en exil subsistera péniblement (3, 19). Ces deux seules attestations de ’pym (prononcez « appayim ») dans la Bible   des origines sont aussi allégoriques que les fréquents emplois de l’expression dans les Bibles historique et prophétique pour dépeindre la colère de Dieu.

Enfin, conclut la séquence la plus ancienne, « l’Homme devint un animal ». Non par ses propres forces, ou celles de l’évolution mais, nous apprend la phrase correspondante dans la colonne d’en face  , par un troisième et dernier acte créateur de Dieu, qui ajoute ainsi — comme en prime, comme en cadeau — l’animalité (et plus précisément la sexualité) à sa nature. Car il faut lire attentivement le texte : qui devient un animal ? Ce n’est pas un pré-homme, un embryon d’homme, un « golem », une effigie, une statue inerte dans laquelle Dieu souffle pour en faire, comme prétendent nos bibles, une « âme   vivante ». C’est l’Homme, déjà existant « en soi » et « pour soi », déjà deux fois Créé par Dieu, qui devient de surcroît, par une troisième Création un animal. Il est l’Homme avant de devenir un animal. Et il l’est même déjà, « en soi » avant d’en prendre conscience, dès que selon les deux séquences, Dieu Crée ou conçoit l’Homme — qui n’en sait encore rien « pour soi ».

En hébreu le verbe « devenir » s’exprime par le verbe d’existence hyh suivi de la préposition l qui marque le passage d’un état à un autre, d’un point à un autre, etc. En 2, 7 « et l’Homme devint un animal » s’écrit « wyhy h’dm lnp(sh) hyh ». Ce qui distingue cette phrase de celles du type, fréquent dans le récit des Six jours « wyhy ’wr » (« et il [70] y eut lumière ») c’est qu’en plus d’un sujet elle a un attribut. Elle constate non pas l’apparition mais la transformation de son sujet, en l’occurrence l’Homme.


Leo Schaya  

tradução

E YHWH   Elohim (depois de ter atualizado Adam qadmon, o «Homem-Princípio», no «Mundo da Emanação» transcendente, e tê-lo manifestado em modo puramente espiritual no «Mundo da Criação» prototípico de sua Imanência  ), forma (no «Mundo da Formação» celeste, em seguida na «terra   celeste» ou edênica e incorruptível   do corpo primordial do homem e de tudo o que existe no Éden, e Ele soprou em suas narinas (na receptividade perfeita de sua substância   etérea) um sopro de vida (nishmat hayim, o Espírito   do Deus vivo e imanente); e o homem se tornou ser vivente (nephesh hayah], uma «alma» ou «pessoa vivente»: uma personificação de Deus, de sua Essência, de seu Espírito e da materia prima ou do «Éter do alto»).

original

Et YHVH Elohim   (après avoir actualisé Adam   qadmon, l’« Homme-Principe », dans le « Monde de l’Émanation » transcendante, et l’avoir manifesté en mode purement spirituel dans le « Monde de la Création » prototypique de son Immanence,) forma (dans le « Monde de la Formation » céleste  , puis sur la « terre céleste » ou édénique qui en est le prolongement inférieur et paradisiaque,) l’homme (Adam terrestre) de la poussière de la terre (Adamah, cette poussière étant la substance pure, éthérée et incorruptible du corps primordial de l’homme et de tout ce qui existe dans l’Éden  ), et Il souffla dans ses narines (dans la réceptivité parfaite de sa substance éthérée) un souffle de vie (nishmath hayim, l’Esprit du Dieu vivant ou immanent) ; et l’homme devint un être vivant (nephesh hayah, une « âme » ou « personne vivante » : une personnification de Dieu, de son Essence, de son Esprit et de la materia prima ou de l’« Éther d’en haut »).


ÍNDICE: Segundo Relato

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