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Kabir (CA) – tirania da morte

segunda-feira 5 de setembro de 2022

    
Tant que la mèche de la lampe reste imbibée d’huile,
tout reste visible,
Mais quand l’huile est épuisée, la mèche s’éteint,
et la maison reste vide... [1]
 
Insensé ! Il ne te reste pas même une heure :
Invoque donc le Nom de Râm !
 
Qui donc a une mère ? Qui a un père ?
Quel homme a une femme?
A peine le vase est-il brisé que nul ne s’en soucie plus,
mais tous, d’une seule voix, s’écrient : « Dehors, dehors ! » [2]
 
Assise sur le seuil, la mère pleure,
mais déjà les frères sont partis avec la civière,
La femme sanglote, les cheveux épars,
mais l’âme est partie seule...
 
Dit Kabîr : O Saints, écoutez,
tant qu’il reste dans l’Océan de l’Existence,
L’homme est soumis à la tyrannie de la Mort,
et il ne peut lui échapper, ô Révérends !
 
[S. K. asâ 9]

Ver online : Kabir


[1Il s’agit de la lampe de la vie, où brûle la mèche de l’âme ; la maison qu’elle éclaire est le corps.

[2Le vase brisé est le cadavre, dont la famille a hâte de se débarrasser, comme on se hâte de balayer les débris d’un pot cassé.