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THE METHOD OF THE VEDANTA

Satchidānandendra : Ça c’est le Soi

A Critical Account of the Advaita Tradition

lundi 11 juin 2018

Extrait de l’Introduction

Français

Il y a un point dont les étudiants attentifs et aigus des Māṇḍūkya Kārikās de Śrī Gaugapāda et les commentaires de Śrī Śaṅkara sur les Brahma Sūtras, Upanishads et Bhagavad Gītā sont bien conscients. Ils savent que le souci des Upanishads est de communiquer aux chercheurs sincères l’expérience directe de la réalité? suprême comme leur propre Soi - cette réalité suprême qui est non-duelle, n’a pas de caractéristiques particulières, et est au-delà de la portée de la parole et de l’esprit?. Ils savent que, à cette fin, les textes commencent par attribuer faussement à cette entité divers attributs qu’elle ne possède pas réellement. Ils savent que les textes s’y réfèrent par des termes tels que « Être », « l’Absolu? », « le Soi » et ainsi de suite, et en parlent comme étant connaissables, comme étant de nature? Conscience? et Béatitude?, comme étant accessibles à travers les enseignements du Véda et du Maître, en tant que transformation réelle (pariṇamā) pour se manifester en tant que monde?, et entrer, dans la forme de l’âme individuelle, dans l’univers qu’il a projeté, et en profiter comme d’un objet? d’expérience. Ainsi, nous trouvons des textes tels que : « Au commencement, mon cher, ce (monde) était l’être seul » (Chānd.VI.II.1), « En vérité, au commencement ce (ce monde) était l’Absolu » (Bṛhad.I.iv.10), « Au commencement ce (monde) était vraiment le Soi, un seul » (Ait.I.i.1), « C’est ce qui doit être connu, l’éternel, l’auto-existant » (Śvet.I.12), « L’Absolu est la Conscience et la Béatitude » (Bṛhad.III.IX.28,7), « Ce but que tous les Vedas proclament » (Kaṭha I.ii.15), « Celui qui a un Enseignant peut savoir » (Chānd.VI.xiv.2), « Il devint à la fois le solide et l’impalpable » (Taitt.II.6), et « Laissez-moi? entrer en tant qu’âme vivante et dévoiler le nom et la forme » (Chānd.VI.iii.2).

Mais ces attributs ne sont imaginés de cette manière qu’à des fins d’instruction. Ces mêmes textes upanishadiques veulent éviter tout soupçon que les attributs superposés appartiennent à la réalité suprême. Ainsi, à la fin de divers passages de l’enseignement, ils se rétractent clairement ce qu’ils avaient dit plus tôt. Ainsi nous avons des textes tels que : Le Soi doit être appréhendé simplement comme « Il est », ceci étant la vérité de ses deux formes (avec et sans adjonctions apparentes de conditionnement). Quand il a été appréhendé simplement comme « Il est », sa vraie nature devient claire (Kaṭha II.iii.13), « Il sait, et il n’y a pas de connaisseur de Lui » (Śvet.III.19), « Vous ne pouvez pas connaître le connaisseur de la connaissance? » (Bṛhad III.iv.2), « D’où les mots retombent sans atteindre l’accès, avec l’esprit » (Taitt.II.9), « Il ne naît pas, il ne meurt pas non plus » (Kaṭha I.ii.18), « Bien que vraiment à naître, il apparaît comme né sous de nombreuses formes différentes » (Yajurveda blanc? xxxi.19), « Tout cet univers n’est que l’absolu (brahman?) seul » (Muṇḍ.II.ii.11), (Nous trouvons que, sous analyse), la flamme du feu a disparu : une modification est un simple nom, une suggestion de parole »(Chānd.VI.iv.1), et « Ça c’est le réal. Ça c’est le Soi. Ça tu es « (Chānd.VI.viii.7).

Alston

There is one point of which careful and acute students of the Māṇḍūkya Kārikās of Śrī Gaugapāda and the commentaries of Śrī Śaṅkara on? the Brahma Sūtras, Upanishads and Bhagavad Gītā are well aware. They know that the concern of the Upanishads is to communicate to sincere enquirers direct experience of the supreme reality as their own Self — that supreme reality which is non-dual, has no particular? features, and is beyond the range of speech and mind. They know that, to this end, the texts begin by falsely ascribing to this entity various attributes that it does not really possess. They know that the texts refer to it by such terms as ’Being’, ’the Absolute’, ’the Self’ and so on, and speak of it as knowable, as being of the nature of Consciousness and Bliss, as being accessible through the teachings of the Veda and the Teacher, as undergoing a real? transformation (pariṇamā) to manifest as the world, and as entering, in the form of the individual soul, into the universe it has projected, and enjoying it as an object of experience. Thus we find such texts as, ’In the beginning, my dear one, this (world) was Being alone’ (Chānd.VI.II.1), ’Verily, in the beginning this (world) was the Absolute’ (Bṛhad.I.iv.10), ’In the beginning this (world) was verily the Self, one only’ (Ait. I.i.1), ’This is what has to be known, the eternal, the self-existent’ (Śvet.I.12), ’The Absolute is Consciousness and Bliss’ (Bṛhad.III.ix.28,7), ’That goal which all the Vedas proclaim’ (Kaṭha I.ii.15), ’He who has a Teacher can know’ (Chānd.VI.xiv.2), ’He became both the solid and the impalpable’ (Taitt.II.6), and ’Let me enter as the living soul and unfold name and form’ (Chānd.VI.lii.2).

But these attributes are only imagined in this way for purposes of instruction. These same upanishadic texts mean to ward off any suspicion that the superimposed attributes belong to the supreme reality. So at the end of various passages of teaching they clearly retract what they had said earlier. Thus we have such texts as : The Self must be apprehended simply as "It is", this being the truth of both its two forms (with and without apparent conditioning adjuncts). When it has been apprehended simply as "It is", its true nature becomes clear* (Kaṭha II.iii.13), ’He knows, and there is no knower of Him’ (Śvet.III.19), ’You cannot know the knower of knowing’ (Bṛhad. III.iv.2), ’That from which words fall back without attaining access, together with the mind’ (Taitt.II.9), ’It is not born, neither does it die’ (Kaṭha I.ii.18), ’Though really unborn, it appears as if born in many different forms’ (White Yajurveda xxxi.19), ’All this universe is but the Absolute (brahman) alone’ (Muṇḍ. II. ii . 11) , ’ (We find that, under analysis), the firehood of fire has vanished : a modification is a mere name, a suggestion of speech’ (Chānd.VI.iv.1), and ’That is the real. That is the Self. That thou art’ (Chānd.VI.viii.7).


Voir en ligne : THE METHOD OF THE VEDANTA