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SEEING AND APPEARENCE

Timalsina : être conscient d’être conscient

Les principes du modèle Dṛṣṭisṛṣṭi

lundi 11 juin 2018

Extrait des pages 35-37

Français

1. [Dṛṣṭisṛṣṭi (DS)] [1] c’est la doctrine appropriée seulement pour ceux qui ont un esprit? avancé, complètement purifié. [Gūdhārthatattvāloka (GTĀ), App. 52.]

2. Puisque les entités de rêve ou de perception erronée apparaissent tant qu’elles ne sont pas sous-utilisées, elles sont différentes de tuccha. Même le monde? empirique porte le même degré de vérité. [GTĀ, App. 52.]

3. Dṛṣṭi est l’apparition (pratīti). [GTĀ, App. 52.]

4. Comme il n’y a pas d’existence? d’argent vu dans une coquille avant que cette qualité n’arrive à la conscience?, et que l’origine? de la cognition de l’argent émerge quand la vision consciente se produit, de la même manière les entités continuent à exister tant qu’il n’y a pas la connaissance? de la vérité du Brahman? non-dual. Tant qu’il y a modification (vṛtti) de la connaissance, il n’y a aucune preuve pour prouver que les choses existent quand elles ne sont pas connues. [GTĀ, App. 52.]

5. La définition? de DS est « être imprégné par la connaissance de soi » ou « être envahi par une absence? d’ignorance? de soi ». [GTĀ, App. 52.]

6. Comme un objet? est originaire au moment où il est connu, la reconnaissance de cet objet provient également du moment de la reconnaissance. [GTĀ, App. 52.]

7. La destruction et ainsi de suite des entités est la connaissance conventionnelle. [GTA, App. 53.]

8. Le problème avec l’acceptation de cette théorie est de savoir si elle diffère ou non des théories bouddhistes. Dharmadatta répond que ce problème est soulevé en raison de ne pas connaître l’intention des textes de DS. La différence fondamentale entre cette doctrine et le concept Yogācāra est que les entités, selon Vedānta, sont la transformation de l’ignorance ; à son tour, l’ignorance a pour fondement Brahman. Ce qui existe est l’être même qui est identique à la conscience dans sa forme véritable. C’est l’ignorance de voir cette réalité? sous la forme du monde. Et donc, vivarta doit percevoir Brahman comme le monde. Cette illusion? ne correspond pas à l’illustration Mādhyamaka d’une fleur céleste, qui est une perception non substantielle. [GTĀ, App. 53.] En essence, accepter Brahman ou la vacuité? comme la base de l’illusion distingue ces deux philosophies.

9. Dharmadatta, comme Madhusūdana, accepte six entités, y compris jīva, comme sans commencement et hors du domaine de DS. [GTĀ, App. 54.] Ces six catégories sont : jīva, īśvara, la conscience pure, la différence entre jīva et īśa, l’ignorance et le rapport de l’ignorance avec la conscience.

10. Le domaine de DS ne réside que dans l’objet de la perception sensorielle. Par conséquent, dans le contexte d’une impression ou de ce qui est invisible (adṛṣṭa), il n’y a pas de DS. [GTĀ, App. 54.]

11. Sauf pour la connaissance de Brahman, toutes les autres connaissances sont erronées. [GTĀ, App. 54.]

12. Les passages mentionnant la création de l’espace, et ainsi de suite, sont égaux aux phrases décrivant les entités du rêve. [GTĀ, App. 55.]

13. Le passage Upaniṣadique donné comme source pour DS est « tous les mondes, tous les prāṇas ». . . sont manifestés hors de ce soi même. » [2] Tel que mentionné précédemment, ce texte explique la création de prāṇa et ainsi de suite, émergeant du soi éveillé du sommeil profond. Dharmadatta admet que, tout en mentionnant antyadṛṣṭi, Sarvajñātman pensait à DS [GTĀ, App. 55.] Il cite "avidyāyonayo. . . "Comme une preuve supplémentaire, affirmant qu’il se trouve dans divers textes traitant de DS. [3]

En résumé, la compréhension de Dharmadatta de DS contient la plupart des éléments de l’exposition de Madhusūdana. Néanmoins, sa compréhension de dṛṣṭi est beaucoup plus semblable à ce que Vyāsatīrtha avait en tête - une vision momentanée s’effondrant dans chaque cas - et ainsi sa DS explique la nature? fictive de l’existence. Même si le gloss de Dharmadatta est très court, il révèle à quel point l’analyse advaitique de l’origine a évolué en deux écoles contradictoires qui aboutissent néanmoins à la même conclusion. Cette fusion de trajectoires philosophiques apparemment divergentes - l’une centrée sur la perception (DS) et l’autre sur le perçu (Sṛṣṭidṛṣṭi) - souligne notre thèse selon laquelle la méthode herméneutique adoptée par les philosophes de l’Advaita? se termine par deux modèles distincts issus du débat philosophique la question de ce qui est immédiatement connu. Dharmadatta cite le chapitre Kausītaki discuté ci-dessus et le verset très familier qui confirme que les entités sont à l’origine de l’ignorance (avidyāyonayo bhāvāḥ). Avec son identification de dṛṣṭi comme conscience, il connecte clairement DS avec Abhāsa.

Original

1. [Dṛṣṭisṛṣṭi (DS)] [4]It is the doctrine appropriate only for those having an advanced, fully purified mind.[GTĀ, App. 52.]

2. Since the entities of dream or erroneous perception appear as long as they are not sublated, they are different from tuccha. Even the empirical world bears the same degree of truth.[GTĀ, App. 52.]

3. Dṛṣṭi is appearance (pratīti).[GTĀ, App. 52.]

4. As there is no existence of silver seen in a shell prior to that quality coming into awareness, and as the origination of the cognition of silver emerges when conscious seeing occurs, in the same way entities continue to exist as long as there is no knowledge of the truth of non-dual Brahman. As long as there is modification (vṛtti) of knowledge, there is no evidence to prove that things exist when they are not known.[GTĀ, App. 52.]

5. The definition of DS is ‘to be pervaded by self-knowledge’ or ‘to be pervaded by an absence of ignorance of oneself’.[GTĀ, App. 52.]

6. As an object is originated in the moment it is known, recognition of that object as well is originated in the moment of recognition.[GTĀ, App. 52.]

7. Destruction and so forth of entities is conventional knowledge.[GTA, App. 53.]

8. The problem with accepting this theory pertains to whether or not it differs from Buddhist theories. Dharmadatta replies that this problem is raised due to not knowing the intention of the texts propounding DS. The fundamental difference between this doctrine and the Yogācāra concept is that entities, according to Vedānta, are the transformation of ignorance ; ignorance, in turn, has Brahman as its foundation. What exists is being itself which is identical with awareness in its true form. It is ignorance to see this reality in the form of the world. And therefore, vivarta is to perceive Brahman as the world. This illusion does not fit with the Mādhyamaka illustration of a sky-flower, which is a non-substantial perception.[GTĀ, App. 53.] In essence, accepting either Brahman or emptiness as the basis of illusion distinguishes these two philosophies.

9. Dharmadatta, like Madhusūdana, accepts six entities, including jīva, as beginningless and out of the domain of DS.[GTĀ, App. 54.] These six categories are : jīva, īśvara, pure consciousness, the difference between jīva and īśa, ignorance, and the relationship of ignorance with consciousness.

10. The domain of DS lies only within the object of sensory perception. Therefore, in the context of an impression or that which is unseen (adṛṣṭa), there is no DS.[GTĀ, App. 54.]

11. Except for the knowledge of Brahman, all other knowledge is erroneous.[GTĀ, App. 54.]

12. The passages mentioning the creation of space, and so on, are equal to the sentences describing the entities of dream.[GTĀ, App. 55.]

13. The Upaniṣadic passage given as a source for DS is ‘all the worlds, all the prāṇas . . . are manifested out of this very self’. [5] This text, as previously addressed, explains the creation of prāṇa and so on, emerging from the self awakened from deep sleep. Dharmadatta accepts that, while mentioning antyadṛṣṭi, Sarvajñātman had DS in mind.[GTĀ, App. 55.] He cites “avidyāyonayo. . . ” as further evidence, claiming that it is found in various texts dealing with DS. [6]

In summary, Dharmadatta’s understanding of DS contains most of the elements of Madhusūdana’s exposition. Nonetheless, his understanding of dṛṣṭi is much more similar to what Vyāsatīrtha had in mind —a momentary vision collapsing in each instance—and so his DS explains the fictional nature of existence. Even though the gloss of Dharmadatta is very short, it reveals to some degree how the Advaitic analysis of origination evolved into two contradictory schools which nevertheless come to the same conclusion. This merging of apparently divergent philosophical trajectories— one centered on perceiving (DS) and the other on the perceived (Sṛṣṭidṛṣṭi) —highlights our thesis that the hermeneutic method the Advaita philosophers adopted concludes with two distinct models as a consequence of the philosophical debate that concerns the issue of what is immediately cognized. Dharmadatta cites the Kausītaki chapter discussed above and the very familiar verse which confirms that entities are of the origin of ignorance (avidyāyonayo bhāvāḥ). With his identification of dṛṣṭi as awareness, he clearly connects DS with Abhāsa.


Voir en ligne : SEEING AND APPEARENCE


[1Adopté par ceux qui projettent l’Advaita dans ces courants comme une doctrine qui prône l’existence d’entités dépendantes de la conscience perceptuelle.

[2GTĀ, App. 55. Dharmadatta a emprunté cette ligne au chapitre DS sur Advaitasiddhi.

[3GTĀ, App. 55. Cette ligne est également empruntée à Advaitasiddhi.

[4It is interpreted by those who project Advaita within these streams as a doctrine that advocates the existence of entities dependent upon perceptual awareness.

[5GTĀ, App. 55. Dharmadatta borrowed this line from the DS-chapter on Advaitasiddhi.

[6GTĀ, App. 55. This line is also borrowed from Advaitasiddhi.