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SEEING AND APPEARENCE

Timalsina : conscience et phénoménalité

Les principes du modèle Sṛṣṭidṛṣṭi

lundi 11 juin 2018

Extrait des pages 33-35

Français

1. Le modèle SD [1] accepte le monde comme une transformation de l’ignorance? composée de trois qualités, [Gūdhārthatattvāloka (GTĀ), App. 47.] considérant le désir de Dieu comme sa cause instrumentale et le principe du facteur invisible (adṛṣṭa) comme cause instrumentale associée. [GTĀ, App. 47.]

2. SD est défini comme sṛṣṭau satyām dṛṣṭir jñānam (savoir, ou voir, quand il y a une existence? [indépendante] de la création). [GTĀ, App. 47.]

3. Même avec l’absence ausência
Abwesenheit
Abwesung
absence
ausência
apousia
ἀποὐσία
de connaissance?, les entités, qui sont le produit de l’ignorance, ont leur existence phénoménale. [GTĀ, App. 47.]

4. Puisque les entités durent plusieurs moments, elles peuvent être reconnues et vues par de nombreux sujets. [GTĀ, App. 47.]

5. Il existe une troisième catégorie de vérité, la vérité de l’apparition (prātītika) qui est présente, par exemple, dans des entités vues dans un rêve ou une perception erronée, comme voir un serpent dans une corde. [GTĀ, App. 47.] Les deux autres sont des vérités réelles (paramārtha) et phénoménales (vyāvahārika).

6. Si intrinsèquement sans forme, la simple conscience? est acceptée, il n’y aurait aucune différenciation dans tous les objets. Dans ce cas, il n’y aura pas d’efficacité causale et toutes les actions pourraient démarrer à partir de n’importe quel objet?. [GTĀ, App. 47.]

7. Des entités sont imposées au Brahman? non-dual, de la forme de conscience qui imprègne toutes les entités. [GTĀ, App. 48.]

8. SD est plus soucieux de se distinguer des différents courants de la philosophie bouddhiste. Les entités, selon le bouddhisme Yogācāra, sont considérées comme illusoires et sont comparées avec des entités de rêve ou de fausses perceptions. Après SD, les entités de la réalité empirique ne sont pas parallèles aux entités de rêve, et ne sont donc pas étiquetées comme fictives (tuccha). [2]

9. SD accepte la fonction de perception directe même en cas de perception erronée. L’argument est que le moyen de connaissance (pramāna) par lequel la perception est apparue est le contact entre les sens et leurs objets. Même s’il n’y a pas de connaissance de l’objet réel par contact sens-objet dans une perception erronée, il existe néanmoins une connaissance d’un objet. Cet objet perçu peut être de forme générique, ou peut être un objet faussement perçu, comme dans le cas d’une coquille perçue comme de l’argent. En réalité, la coquille n’est pas argentée. L’erreur est que l’objet directement perçu est vu comme autre chose?. [GTĀ, App. 50.]

10. Suivant ce modèle, la perception d’un objet est l’identité de la conscience sous la forme d’un objet. [GTĀ, App. 51.]

Original

1. The SD [3] model accepts the world as a transformation of ignorance composed of three qualities,[GTĀ, App. 47.] considering the desire of God as its instrumental cause and the principle of the unseen factor (adṛṣṭa) as its associate instrumental cause.[GTĀ, App. 47.]

2. SD is defined as sṛṣṭau satyām dṛṣṭir jñānam (knowledge, or seeing, when there is an [independent] existence of creation).[GTĀ, App. 47.]

3. Even with the absence? of knowledge, entities, which are the product of ignorance, have their phenomenal existence.[GTĀ, App. 47.]

4. Since entities last for several moments, they can be recognized and seen by many subjects.[GTĀ, App. 47.]

5. There is a third category of truth, the truth of appearance (prātītika) which is present, for example, in entities seen in a dream or erroneous perception, like seeing a snake in a rope.[GTĀ, App. 47.] The other two are real (paramārtha) and phenomenal (vyāvahārika) truths.

6. If intrinsically formless, mere awareness is accepted, there would not be any differentiation in all objects. In this case, there will not be a causal efficiency and all actions could start from any object.[GTĀ, App. 47.]

7. Entities are imposed on the non-dual Brahman, of the form of awareness that permeates all entities.[GTĀ, App. 48.]

8. SD is more concerned with distinguishing itself from various streams of Buddhist philosophy. The entities, according to Yogācāra Buddhism Bouddha
Buddha
Buda
boudhisme
buddhism
budismo
, are considered as illusory and are compared with dream entities or false perception. Following SD, the entities of empirical reality are not parallel to dream entities, and so are not labeled as fictitious (tuccha). [4]

9. SD accepts the function of direct perception even in the case of erroneous perception. The argument is that the means of knowledge (pramāna) by which perception has arisen is the contact between senses and their objects. Even though there is no cognition of the real object through sense-object contact in an erroneous perception, there is nevertheless a cognition of an object. This perceived object may be generic in form, or it may be an object falsely perceived, as in the case of a shell perceived as silver. In reality, the shell is not silver. The error is that the object directly perceived is seen as something else.[GTĀ, App. 50.]

10. Following this model, the perception of an object is the identity of consciousness in the form of an object.[GTĀ, App. 51.]


Voir en ligne : SEEING AND APPEARENCE


[1Sṛṣṭidṛṣṭi (SD), accepte que les entités existent indépendamment de la perception et la conscience des entités repose sur leur phénoménalité.

[2GTĀ, App. 49. Madhusūdana définit vyāvahārikatva comme alīkatva, en l’expliquant comme tuccha. Advaitaratnaraksana p. 23, l. 3.

[3Sṛṣṭidṛṣṭi (SD), accepts that entities exist independent of perception and the awareness of entities rests upon their phenomenality.

[4GTĀ, App. 49. Madhusūdana defines vyāvahārikatva as alīkatva, explaining it as tuccha. Advaitaratnaraksana p. 23, l. 3.