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Tao Te Ching

XXXIX - Le principe de la simplicité

Le noble a pour racine l’infime ; l’élevé a pour fondement le bas.

dimanche 25 février 2018

Waley

As for the things that from of old have understood the Whole —
The sky through such understanding remains limpid,
Earth remains steady,
The spirits keep their holiness,
The abyss is replenished,
The ten thousand creatures bear their kind,
Barons and princes direct their people.
It is the Whole that causes it.
Were it not so limpid, the sky would soon get torn,
Were is not for steadiness, the earth would soon tip over,
Were it not for their holiness, the spirit would soon wither away.
Were it not for this replenishment, the abyss would soon go dry,
Were it not that ten thousand creatures can bear their kind,
They would soon become extinct.
Were the barons and princes no longer directors of their people
And for that reason honoured and exalted, they would soon be overthrown.
Truly “ the humble is the stem upon which the mighty grows,
The low is the foundation upon which the high is laid.”
That is why barons and princes refer to themselves as “The Orphan”,
“The Needy”, “The Ill-provided.
Is this not indeed a case of might rooting itself upon humility ?
True indeed are the sayings :
“Enumerate the parts of a carriage,
And you still have not explained what a carriage is,”
And They did not want themselves to tinkle like jade-bells,
While others resounded like stone chimes”.

Wieger

A. Voici les êtres qui participent à la simplicité primitive. Le ciel, qui doit à cette simplicité sa luminosité. La terre, qui lui doit sa stabilité. L’action? génératrice universelle, qui lui doit son activité?. L’espace médian, qui lui doit sa fécondité. La vie commune à tous les êtres. Le pouvoir de l’empereur et des princes. (Vie et pouvoir étant des émanations du Principe).

B. Ce qui les fait tels, c’est la simplicité (primitive à laquelle ils participent. Si le ciel venait à la perdre, il tomberait. Si la terre venait à la perdre, elle vacillerait. Si l’action génératrice la perdait, elle cesserait. Si l’espace médian la perdait, il s’épuiserait. Si la vie la perdait, tous les êtres disparaîtraient. Si l’empereur et les princes la perdaient, c’en serait fait de leur dignité.

C. Toute élévation, toute noblesse, est assise sur l’abaissement et la simplicité (caractères propres du Principe). Aussi est ce avec raison, que l’empereur et les princes, les plus exaltés des hommes, se désignent par les termes, seul, unique, incapable, et cela sans s’avilir.

D. (Appliquant le même principe de la simplicité dans leur gouvernement), qu’ils réduisent les multitudes de leurs sujets à l’unité, les considérant comme une masse indivise avec une impartialité sereine, n’estimant pas les uns précieux comme jade et les autres vils comme cailloux.

Duyvendak

Ceux qui, jadis ont atteint l’unité sont les suivants :

Le ciel a atteint l’unité et est devenu clair.

La terre a atteint l’unité et est devenue tranquille.

Les esprits ont atteint l’unité et sont devenus animés.

Les vallées ont atteint l’unité et sont devenues remplies.

Les dix mille êtres ont atteint l’unité et sont nés.

Les rois vassaux ont atteint l’unité et sont devenus rectificateurs de Tout sous le ciel.

Ce qui a causé tout cela, (c’est l’unité).

Si, grâce à elle, le ciel n’était pas clair, on craindrait qu’il ne se déchirât.

Si, grâce à elle, la terre n’était pas tranquille, on craindrait qu’elle ne succombât.

Si, grâce à elle, les esprits n’étaient pas animés, on craindrait qu’ils ne s’évanouissent.

Si, grâce à elle, les vallées n’étaient pas remplies, on craindrait qu’elles ne s’épuisassent.

Si, grâce à elle, les dix mille êtres n’étaient pas nés, on craindrait qu’ils ne s’éteignissent.

Si, grâce à elle, les rois vassaux n’étaient pas nobles et élevés, on craindrait qu’ils ne trébuchassent.

Car le noble a pour racine l’infime ; l’élevé a pour fondement le bas.

C’est pourquoi les rois vassaux s’appellent « l’orphelin », « le délaissé », « l’indigent ». N’est ce pas parce qu’ils considèrent l’infime comme racine ?

Car l’honneur suprême est sans honneur.

Il ne désire pas être finement taillé comme le jade, mais il préfère être éparpillé comme des cailloux.

Matgioi

Qui garde la rectitude gagne l’unité ou perfection. Le ciel, pour perfection, a la pureté. La terre, pour perfection, a la paix. L’âme, pour perfection, a la surnaturelle connaissance?. Le vide?, pour perfection, a la plénitude. Les dix mille êtres, pour perfection, ont la naissance (la vie). Les rois, pour perfection, ont les hommes droits, Or, tout ceci est justement l’unité. Si le ciel n’était pas en pureté, il frémirait de sa ruine. Si la terre n’était pas en paix, elle frémirait de son écroulement. Si l’âme n’était pas en surnaturelle connaissance, elle frémirait de sa disparition. Si le vide n’était pas en plénitude, il frémirait de son anéantissement. Si les dix mille êtres n’étaient pas en vie, ils frémiraient de leur fin. Si les rois et les grands n’étaient pas en droiture, ils frémiraient de leur renversement. C ’est pourquoi les grands regardent l’argent (ce qui est faux) comme le remède du mal. Les princes ont les petits pour aides, et ainsi les rois agissent sans hypocrisie. Bien certainement, c’est l’argent qui fait les voleurs n’est-ce pas vrai ? Ce qui est juste n’est pas le Juste. Qui donc ne veut pas que le bonheur, semblable au diamant, lui tombe du ciel comme des cailloux ?

Haven

Eis o que, desde as origens, possui a unidade :

O Céu possui a unidade por sua pureza.

A terra, por seu repouso.

Os espíritos, por sua transcendência.

Os vales, porque podem ser preenchidos.

Os dez mil seres, por sua potência geradora.

Os príncipes e reis, pelo exercício do poder.

Por isso possuem a unidade.

Se o Céu cessasse de ser puro, se dissolvería.

Se a terra não estivesse em repouso, se desagregaria.

Se os espíritos perdessem sua transcendência, pereceríam. Se os vales não fossem preenchidos, se tornariam estéreis. Se os dez mil seres não se reproduzissem mais, se extinguiriam.

Se os príncipes e reis não exercessem mais o poder, seriam destronados.

O precioso tem por origem o que não tem valor.

O elevado funda-se no que está embaixo.

Por isso os príncipes e reis chamam a si mesmos drfãos, indignos e sem mérito.

Não estarão mostrando com isso sua origem humilde ?

E não terão razão ?

Um carro cujas peças estão separadas não é um carro.

Não se deve desejar ser estimado como o jade, nem desprezado como uma pedra.

Mitchell

Em harmonia com o Tao,
o céu é claro e espaçoso,
a terra é clara e plena,
todas as criaturas florescem juntas,
contentes com a maneira que são,
infinitamente repetindo-se a si mesmas,
infinitamente renovadas.
Quando homem? interfere com o Tao,
o céu se torna imundo,
a terra se torna desprovida,
o equilíbrio desmorona,
as criaturas se tornam extintas.
O Mestre vê as partes com compaixão,
porque compreende o todo.
Sua constante prática é a humildade.
Ele não brilha como uma jóia
mas se deixa ser dado forma pelo Tao,
tão áspero e comum como uma pedra.

Legge

The things which from of old have got the One (the Tao) are —

Heaven which by it is bright and pure ;
Earth rendered thereby firm and sure ;
Spirits with powers by it supplied ;
Valleys kept full throughout their void
All creatures which through it do live
Princes and kings who from it get
The model which to all they give.

All these are the results of the One (Tao).

If heaven were not thus pure, it soon would rend ;
If earth were not thus sure, ’twould break and bend ;
Without these powers, the spirits soon would fail ;
If not so filled, the drought would parch each vale ;
Without that life, creatures would pass away ;
Princes and kings, without that moral sway,
However grand and high, would all decay.

Thus it is that dignity finds its (firm) root in its (previous)
meanness, and what is lofty finds its stability in the lowness (from
which it rises). Hence princes and kings call themselves ’Orphans,’
’Men of small virtue,’ and as ’Carriages without a nave.’ Is not this
an acknowledgment that in their considering themselves mean they see
the foundation of their dignity ? So it is that in the enumeration of
the different parts of a carriage we do not come on what makes it
answer the ends of a carriage. They do not wish to show themselves
elegant-looking as jade, but (prefer) to be coarse-looking as an
(ordinary) stone.


Voir en ligne : TAO TE CHING