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Tao Te Ching

XXXVIII - La Vertu supérieure ne fait pas valoir sa vertu

Quando o Tao foi abandonado, fez-se a Virtude

vendredi 23 février 2018

Waley

The man? of highest “power” does not reveal himself as a possessor of “power” ;
Therefore he keeps his “power”.
The man of inferior “power” cannot rid it of the appearance of “power” ;
Therefore he is in truth without “power”.
The man of highest “power” neither acts nor is there any who so regards him ;
The man of inferior “power” both acts and is so regarded.
The man of highest humanity, though he acts, is not regarded ;
Whereas a man of even the highest morality both acts and is so regarded ;
While even he who is best versed in ritual not merely acts,
But if people fail to respond
Then he will pull up his sleeves and advance upon them.
That is why it is said :
“After Tao was lost, then came the ’power’ ;
After the ’power’ was lost, then came human kindness.”
After human kindness was lost, then came morality,
After morality was lost, then came ritual.
Now ritual is the mere husk of loyalty and promise-keeping
And is indeed the first step towards brawling.”
Foreknowledge may be the “flower of doctrine”,
But it is the beginning of folly.
Therefore the full-grown man takes his stand upon the solid substance
And not upon the mere husk,
Upon the fruit and not upon the flower.
Truly, “he reject that and takes this”.

Wieger

A. Ce qui est supérieur à la Vertu du Principe (le Principe lui même considéré dans son essence), n’agit pas, mais conserve en soi la Vertu à l’état d’immanence. Tout ce qui est inférieur à la Vertu du Principe (les règles de conduite artificielles), n’est qu’un palliatif à la perte de la Vertu ; palliatif qui n’a avec elle rien de commun.

B. Ce qui est supérieur à la Vertu (le Principe), n’agit pas en détail. Ce qui est inférieur à la Vertu (les règles artificielles), n’existe que pour l’action? en détail.

C. Ce qui est au dessus de la bonté (artificielle confucéenne, le Principe) n’agit pas en détail. Ce qui est au dessus de l’équité (artificielle, la bonté) agit en détail. Ce qui est au dessus des rits (l’équité) lutte avec les penchants des divers êtres, d’où les rits et les lois.
En d’autres termes, après l’oubli de la nature? avec ses instincts naturels bons, vinrent les principes artificiels palliatifs de ce déficit ; lesquels sont, dans l’ordre descendant, la bonté, l’équité, les rits et les lois.
Oui, les rits ne sont qu’un pauvre expédient pour couvrir la perte de la droiture et de la franchise originelles. Ils sont une source de troubles (étiquette, rubriques) plutôt que d’ordre.
Enfin le dernier terme de cette évolution descendante, la sagesse politique, fut le commencement de tous les abus.

D. L’homme vraiment homme, s’en tient a la droiture et au bon sens naturels, méprisant les principes artificiels. Usant de discernement, il rejette cela (le faux), pour embrasser ceci (le vrai).

Duyvendak

La Vertu supérieure ne fait pas valoir sa vertu ; c’est pourquoi elle a de la vertu.

La Vertu inférieure n’abandonne jamais sa vertu ; c’est pourquoi elle n’a pas de vertu.

La Vertu supérieure est inactive et sans aucune intention.

La Vertu inférieure est active et a des intentions.

L’humanité supérieure est active et sans aucune intention.

La justice supérieure est active et a des intentions.

La conduite rituelle supérieure est active, et, si l’on n’y répond pas, elle retrousse ses manches et joue des mains.

Donc : Si l’on abandonne la Voie, alors (on fait valoir) la Vertu. Si l’on abandonne la Vertu, alors (on fait valoir) l’humanité. Si l’on abandonne l’humanité, alors (on fait valoir) la justice. Si l’on abandonne la justice, alors (on fait valoir) la conduite rituelle.

En effet, la conduite rituelle est l’écorce mince de la fidélité et de la bonne foi, et le commencement du désordre. La connaissance? prématurée n’est qu’une fleur superficielle de la Voie, et le début de la sottise.

C’est pourquoi le grand « adulte » s’en tient à ce qui est épais et ne s’arrête pas à ce qui est mince ; il s’en tient au noyau et ne s’arrête pas à la fleur.

Donc : il rejette cela et choisit ceci.

Matgioi

  •  Une grande vertu n’est pas la vertu ; mais être ainsi, voici venir la vertu. Une médiocre vertu n’est pas l’absence ausência
    Abwesenheit
    Abwesung
    absence
    ausência
    apousia
    ἀποὐσία
    de vertu ; mais être ainsi, voici partir la vertu. Une grande vertu ne se manifeste pas, parce qu’elle ne veut pas se manifester ; une médiocre vertu se manifeste parce qu’elle veut se manifester. Puis l’homme manifeste une grande pitié (humanité), sans s ’en rendre compte ; puis il manifeste une grande équité, et tient à s’en rendre compte ; puis il manifeste une grande générosité (solidarité et convenances), mais elle ne lui sert pas, et soulage les autres.
  •  La Voie perdue, il garde la vertu : la vertu perdue, il garde la pitié ; la pitié perdue, il garde l’équité ; l’équité perdue, il garde les rites (générosité, solidarité, convenances). Celle-là, même petite, est véritablement le commencement du mal. Voilà ce que savent dès longtemps les hommes qui connaissent la Voie ; ils ont connu cela en premier. Aussi le Sage s ’attache partout à l ’Absolu?, nulle part au contingent ; il reste dans le principe, et s ’écarte de l ’effet. Il néglige cette chose?-ci et conserve celle-là.
  • Haven

    A Virtude suprema é sem virtudes, por isso é a Virtude.

    A virtude inferior é apegada às virtudes, por isso não é a Virtude.

    A Virtude suprema não age nem tem razões para agir.

    A virtude inferior age e tem motivos para agir.

    A bondade superior age sem ter motivos para agir.

    A justiça superior age e tem razões para agir.

    O rito superior age por si mesmo e, quando não obtém resposta, procura impor-se pela força, mas é rejeitado.

    Quando o Tao foi abandonado, fez-se a Virtude.

    Quando a Virtude foi perdida, fez-se a bondade.

    Quando a bondade foi perdida, fez-se a justiça.

    Quando a justiça foi perdida, fez-se o rito.

    Sendo o rito apenas aparência da justiça, é a causa da desordem.

    Sendo o saber apenas ornamento do Tao, é o início do erro.

    Por isso o Sábio atém-se ao real e rejeita as aparências.

    É atraído pelo fruto e não pela flor.

    Larga este e colhe aquele.

    Mitchell

    O Mestre não tenta ser poderoso ;
    assim é verdadeiramente poderoso.
    O homem ordinário fica tentando alcançar poder ;
    assim nunca tem o suficiente.
    O Mestre nada faz,
    no entanto nada deixa por fazer.
    O homem ordinário está sempre fazendo coisas,
    no entanto muitas mais estão por fazer.
    O homem gentil faz algo,
    no entanto algo permanece não feito.
    O homem justo faz algo,
    e deixa muitas coisas por fazer.
    O homem moral faz algo,
    e quando ninguém responde dobra suas mangas e usa força.
    Quando o Tao é perdido, há bondade.
    Quando a bondade é perdida, há moralidade.
    Quando a moralidade é perdida, há o ritual.
    O ritual é a casca da verdadeira fé, o começo do caos.
    Assim o Mestre preocupa-se com as profundezas e não a superfície,
    com o fruto e não a flor.
    Não tem vontade própria dele.
    Mora na realidade, e deixa de lado todas as ilusões.

    Legge

    (Those who) possessed in highest degree the attributes (of the
    Tao) did not (seek) to show them, and therefore they possessed them
    (in fullest measure). (Those who) possessed in a lower degree those
    attributes (sought how) not to lose them, and therefore they did not
    possess them (in fullest measure).

    (Those who) possessed in the highest degree those attributes did
    nothing (with a purpose), and had no need to do anything. (Those who)
    possessed them in a lower degree were (always) doing, and had need to
    be so doing.

    (Those who) possessed the highest benevolence were (always seeking)
    to carry it out, and had no need to be doing so. (Those who)
    possessed the highest righteousness were (always seeking) to carry it
    out, and had need to be so doing.

    (Those who) possessed the highest (sense of) propriety were (always
    seeking) to show it, and when men did not respond to it, they bared
    the arm and marched up to them.

    Thus it was that when the Tao was lost, its attributes appeared ;
    when its attributes were lost, benevolence appeared ; when benevolence
    was lost, righteousness appeared ; and when righteousness was lost, the
    proprieties appeared.

    Now propriety is the attenuated form of leal-heartedness and good
    faith, and is also the commencement of disorder ; swift apprehension is
    (only) a flower of the Tao, and is the beginning of stupidity.

    Thus it is that the Great man abides by what is solid, and eschews
    what is flimsy ; dwells with the fruit and not with the flower. It is
    thus that he puts away the one and makes choice of the other.


    Voir en ligne : TAO TE CHING