Página inicial > Antiguidade > Neoplatonismo (245-529 dC) > Plotino (204-270 dC) – Tratados Enéadas > Plotino - Tratado 34,15 (VI, 6, 15) — Números numerados e números (...)

ENÉADAS

Plotino - Tratado 34,15 (VI, 6, 15) — Números numerados e números numerantes

Enéada VI, 6, 15

sábado 18 de junho de 2022, por Cardoso de Castro

    

Míguez

15. De nuevo convendrá volver al punto de partida y afirmar que el ser   universal  , el ser verdadero, es no sólo ser sino inteligencia y vida perfectas. Reúne en sí todos los seres y toda vida, y esa unidad de vida que es nuestro universo   le imita de la manera que le es posible. Porque es evidente   que la naturaleza de lo sensible   escapa al uno inteligible por el hecho de que debe ser naturaleza sensible. Conviene que el número   encierre la totalidad de perfección, ya que si el número no fuese perfecto, se quedaría atrás en algo. Y, por otra parte, si no encerrase en sí el número total de seres vivos, no sería el ser vivo total. He aquí pues, que el número ha de ser anterior   a todo ser vivo, e incluso al ser vivo total. El hombre y todos los demás seres vivos se dan necesariamente en lo inteligible, por cuanto ese ser inteligible da razón de ellos. Porque también el hombre de aquí abajo es partícipe del universo y de la vida; y cada ser vivo, sea el que sea, queda igualmente incluido en el ser vivo total.

En la inteligencia como tal inteligencia se dan todas las inteligencias, y cada una de ellas, a la vez, constituye una parte de aquélla; el número se aplica por tanto a estas inteligencias. Pero el número, con todo, no se ofrece primitivamente en la inteligencia; considerémoslo, si acaso, como los sucesivos actos de la inteligencia, como esos actos que son nada menos que la justicia, la prudencia, las restantes virtudes, la ciencia misma y cuantas cosas debe poseer realmente la inteligencia. Alguien preguntaría: ¿Cómo, entonces? ¿La ciencia no se da en otra cosa"? Contestaríamos que en el universo inteligible son lo mismo y se ofrecen simultáneamente el término sabio, la cosa sabida y la ciencia; y otro tanto ocurre con todo lo demás. Cada uno de los inteligibles se encuentra primitivamente en la inteligencia y no, por tanto, en calidad de accidente; sólo para el alma  , como tal alma, la justicia constituye un accidente. Las virtudes están en ella en potencia las más de las veces, y únicamente en acto si el alma se dirige a la inteligencia y tiende a unirse a ella. Después de esto viene ya el Ser y en El se da el número, con el cual Aquél engendra los seres según el número. La existencia de los números queda puesta antes que la de los seres, y la misma unidad del ser refiere el Ser al Primero. Los números no son encargados de relacionar los demás inteligibles con el Primero; basta en este caso con la referencia del Ser.

El Ser vuelto número reúne a los demás seres consigo mismo; y se divide, no en tanto que unidad, puesto que su propia unidad permanece. Se divide según su naturaleza en tantas partes como quiere, ve en cuántas se divide y. engendra así el número que, por tanto, ya se daba en él. Se divide gracias a las potencias del número y engendra tantos seres cuantos permite el número. De ahí que el principio y la fuente   de la existencia de los seres sea el número, pero el número primero y verdadero. Por ello también, en este mundo, la generación se produce de acuerdo con el número; y según el número que cada uno toma, así engendra otras cosas o no engendra nada. Hablamos ahora de los primeros números, de los números que se consideran generadores. Los números que se dan en las otras cosas reúnen dos propiedades: como números que vienen de aquéllos, son números que pueden ser contados; y por su conformidad con ellos, miden a su vez las otras cosas y pasan a ser de este modo números que cuentan relativamente a lo que puede ser contado. ¿Cómo se diría diez sin una referencia a los números en sí mismos?

Bouillet

XV. Revenons maintenant à ce que nous avons dit en commençant. L’Être universel et véritable est Être, Intelligence et Animal   parfait; il est en même temps tous les animaux. Notre univers, qui est aussi un animal, imite par son unité, autant qu’il le peut, l’unité de l’Animal parfait : je dis autant qu’il le peut, parce que par sa nature le monde sensible s’est écarté de l’unité du monde intelligible ; sinon, il ne serait pas le monde sensible. Il faut en outre que l’Animal universel soit le Nombre universel : car s’il n’était pas un nombre parfait, il lui manquerait quelque nombre; et, s’il ne contenait pas le nombre total des animaux, il ne serait pas l’Animal parfait. Le Nombre existe donc avant tout animal et avant l’Animal universel. L’homme et les autres animaux sont dans le monde intelligible, en tant qu’ils sont animaux et que le monde intelligible est l’Animal universel : cap l’homme, même ici-bas, est une partie de l’Animal, en tant qu’il est lui-même animal et que l’Animal est universel; les autres animaux sont également dans l’Animal, en tant que chacun d’eux est animal.

De même, l’Intelligence, en tant qu’Intelligence, contient toutes les intelligences individuelles en qualité de parties (57) ; or celles-ci forment un nombre; par conséquent, le nombre qui est dans l’Intelligence n’occupe pas le premier degré. En tant que le nombre est dans l’Intelligence, il est égal à la quantité des actes de l’Intelligence; or, ces actes sont la sagesse, la justice, et les autres vertus, enfin la science et toutes lès-essences dont la possession fait de l’Intelligence l’Intelligence véritable. Comment donc [si la science existe dans l’Intelligence] se peut-il qu’elle ne soit pas là dans un principe autre qu’elle-même? C’est que, dans l’Intelligence, ce qui sait, ce qui est su et la science sont une seule et même chose ; et il en est de même en elle pour tout le reste. C’est pourquoi chaque essence existe au premier degré dans l’Intelligence; en elle la justice, par exemple, n’est pas un accident, quoiqu’elle soit un accident dans l’âme, en tant qu’âme : car les intelligibles sont en puissance dans l’âme [tant qu’elle demeure simplement âme], et ils sont en acte quand l’âme s’élève à l’Intelligence et habite avec elle (58).

Outre l’Intelligence, et antérieurement à elle, existe l’Être ; il contient le Nombre, avec lequel il engendre les êtres : car il les engendre en se mouvant selon le Nombre (59), constituant ainsi les nombres avant de donner l’existence aux êtres, de même que l’unité [de l’Être] précède l’existence de l’Être et le relie au Premier [à l’Un absolu]. Les nombres ne relient point les autres choses au Premier : il suffit que l’Être lui soit relié, parce que l’Être, en devenant Nombre, rattache à lui-même tous les êtres. S’il est divisé, ce n’est pas en tant qu’il est un (car son unité est permanente); mais, s’étant divisé conformément à sa nature en autant de choses qu’il l’a voulu, il a vu en combien de choses il s’était divisé, et par là il a engendré le Nombre qui existe en lui : car il s’est divisé en vertu des puissances du Nombre, et il a engendré autant d’êtres que le Nombre le comportait.

Le Nombre premier et véritable est donc la source et le principe (60) de l’existence pour les êtres. C’est pourquoi, même ici-bas, la génération de chaque chose est réglée par des nombres (61), et, avec un nombre différent, c’est une autre chose qui est engendrée, ou rien ne peut plus être engendré. Tels sont les nombres premiers, en tant qu’ils peuvent être nombres. Quant aux nombres qui subsistent dans les autres choses, ils ont deux rôles : en tant qu’ils procèdent des premiers, ils peuvent être nombres; en tant qu’ils sont au-dessous d’eux, ils mesurent les autres choses, ils servent à nombrer et les nombres et les choses qui peuvent être nombrées. Comment pourrait-on en effet dire dix si ce n’est à l’aide des nombres qu’on a en soi?

Guthrie

NUMBER EXISTS BEFORE EVERY ANIMAL, AND THE UNIVERSAL ANIMAL.

15. (From the above discussion about the intelligibility of numbers) let us now return to what we said in the beginning. The universal (Being) is veritable Essence, Intelligence, and perfect living Organism; and at the same time contains also all the living organisms. Our universe, which also is an organism, by its unity imitates so far as it can the unity of the perfect living Organism. I say, to the extent of its capacity, because, by its nature, the sense-world has departed from the unity of the intelligible world; otherwise, it would not be the sense-world. Moreover, the universal living Organism must be the universal Number; for if it were not a perfect number, it would lack some number; and if it did not contain the total number of living organisms, it would not be the perfect living Organism. Number therefore exists before every living organism, and before the universal living Organism. Man and the other living organisms are in the intelligible world; so far as they are living organisms, and so far as the intelligible world is the universal living Organism; for man, even here below, is a part of the living Organism, so far as itself is a living organism, and as the living Organism is universal; the other living orgamsms are also in the living Organism, so far as each of them is a living organism.

THE INTELLIGIBLE AS POTENTIAL AND ACTUALIZED IN THE SOUL.

Likewise, Intelligence, as such, contains all the individual intelligences as its parts. These, however, form a number. Consequently, the number which is in the Intelligence does not occupy the first degree. So far as the number is in Intelligence, it is equal to the quantity of the actualizations of Intelligence. Now, these actualizations are wisdom, justice, and the other virtues, science, and all the (ideas) whose possession characterizes it as veritable Intelligence. (If then science exist in the Intelligence) how does it happen   that it is not there in some principle other than itself? In Intelligence the knower, the known, and science are one and the same thing; and with everything else within it. That is why every (entity) exists in the intelligible world in its highest degree. For instance, within it, Justice is no accident, though it be one in the soul, as such; for intelligible entities are in the soul (only in) potential condition (so long as she remains no more than soul); and they are actualized when the soul rises to Intelligence and dwells with it.

NUMBER AS THE UNIVERSAL BOND OF THE UNIVERSE.

Besides Intelligence, and anterior thereto, exists Essence. It contains Number, with which it begets (beings); for it begets them by moving according to number, determining upon .the numbers before giving hypostatic existence to the (beings), just as the unity (of essence) precedes its (existence), and interrelates it with the First (or, absolute Unity). Numbers interrelate nothing else to the First; it suffices for Essence to be interrelated with Him, because Essence, on becoming Number, attaches all (beings) to itself: Essence is divided not so far as it is a unity (for its unity is permanent); but having divided itself conformably to its nature in as many things as it decided on, it saw into how many things it had divided itself; and through this (process) it begat the number that exists within itself; for it divided itself by virtue of the potentialities of number, and it begat as many (beings) as number comported.

THE GENERATION OF EVERYTHING REGULATED BY NUMBER.

The first and veritable Number is therefore the source and principle of hypostatic existence for beings. That is the reason that even here below, the classified both discrete and continuous quantity and, with a different number, it is some other thing that is begotten, or nothing more can be begotten. Such are the primary Numbers, so far as they can be numbered. The numbers that subsist in other things play two parts. So far as they proceed from the First, they can be numbered; so far as they are below them, they measure other things, they serve to enumerate both numbers and things which can be enumerated. How indeed could you even say «ten» without the aid of numbers within yourself?

MacKenna

15. We must repeat: The Collective Being, the Authentic, There, is at once Being and Intellectual-Principle and the Complete Living Form; thus it includes the total of living things; the Unity There is reproduced by the unity of this living universe in the degree possible to it - for the sense-nature as such cannot compass that transcendental unity - thus that Living-All is inevitably Number-Entire: if the Number were not complete, the All would be deficient to the extent of some number, and if every number applicable to living things were not contained in it, it would not be the all-comprehending Life-Form. Therefore, Number exists before every living thing, before the collective Life-Form.

Again: Man exists in the Intellectual and with him all other living things, both by possession of Real-Being and because that is the Life-Form Complete. Even the man of this sphere is a member of the Intellectual since that is the Life-Form Complete; every living thing by virtue of having life, is There, There in the Life-form, and man is There also, in the Intellectual, in so far as he is intellect, for all intelligences are severally members of That. Now all this means Number There. Yet even in Intellect Number is not present primally; its presence There is the reckoning of the Acts of Intellectual-Principle; it tallies with the justice in Intellectual-Principle, its moral wisdom, its virtues, its knowledge, all whose possession makes That Principle what it is.

But knowledge - must not this imply presence to the alien? No; knowledge, known and knower are an identity; so with all the rest; every member of Intellectual-Principle is therefore present to it primally; justice, for example, is not accidental to it as to soul in its character as soul, where these virtues are mainly potential becoming actual by the intention towards Intellectual-Principle and association with it.

Next we come to Being, fully realized, and this is the seat of Number; by Number, Being brings forth the Beings; its movement is planned to Number; it establishes the numbers of its offspring before bringing them to be, in the same way as it establishes its own unity by linking pure Being to the First: the numbers do not link the lower to the First; it suffices that Being is so linked; for Being, in taking form as Number, binds its members to itself. As a unity, it suffers no division, remaining self-constant; as a thing of division, containing its chosen total of members, it knows that total and so brings forth Number, a phase therefore of its content: its development of part is ruled by the powers of Number, and the Beings it produces sum to that Number. Thus Number, the primal and true, is Principle and source of actuality to the Beings.

Hence it is that in our sphere, also, Number accompanies the coming to be of particular things and to suppose another number than the actual is to suppose the production of something else or of nothing.

These then are the primal numbers; they are numerable; the numbers of the other order are of a double character; as derived from the first numbers they are themselves numerable but as acting for those first they are measures of the rest of things, numbering numbers and numerables. For how could they declare a Decad save in the light   of numbers within themselves?