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ENÉADAS

Plotino - Tratado 23,10 (VI, 5, 10) — É em permanecendo nela mesma que a unidade verdadeira pode estar presente

Enéada VI, 5, 10

terça-feira 29 de março de 2022, por Cardoso de Castro

Cap 10: É em permanecendo nela mesma que a unidade verdadeira pode estar presente nas outras coisas, que se suspendem a ela; é necessário que o mundo inteligível difira do mundo sensível.

Míguez

10. La unidad, pues, es prudente para permanecer en sí misma y no dirigirse a ningún otro lugar. Son las otras cosas las que se encuentran suspendidas a ella como si tratasen de descubrir el lugar donde se halla. Llamemos Eros a ese deseo en vigilia constante, siempre fuera y siempre apasionado de lo bello, contento siempre con alcanzar en lo posible su participación en él [1]. En este mundo, el amante no recibe la belleza del amado y sólo se halla cercano a ella. Es el mismo caso de la unidad, que permanece en sí misma, mientras la multitud de sus amantes, que la aman toda entera, se hallan en su cercanía. No obstante, cuando la poseen, la poseen toda entera, porque es ella también, toda entera, el objeto de su amor. ¿Cómo, nos preguntamos, no basta esta unidad a todos sus amantes cuando permanece en sí misma? Porque esto, justamente, podría ser una razón de suficiencia, y desde luego decimos que es bella porque se da enteramente en todas las cosas.

Ahí tenemos el ejemplo de la prudencia, que se ofrece por entero en todas las cosas; por ello es toda de todos y no se da en parte aquí y en parte allá. Ridículo sería afirmar que la prudencia tiene necesidad de un lugar. Con la prudencia no ocurre lo que con la blancura, porque no es algo que pertenezca a un cuerpo. Si nosotros participamos realmente en la prudencia, quiere decirse que participamos en una cosa única, idéntica en sí misma y que se da toda entera en sí misma. Otro tanto pasa con la unidad: no la tomamos por partes separadas, y ni yo ni tú la recibimos por entero pero a la vez separadamente. Sería cosa de imaginarse una asamblea y toda una reunión de hombres que, llevados de su prudencia, adoptasen una decisión compartida de modo unánime. Cada uno separadamente apenas sería capaz de ella, pero en reunión conjunta todo toma otro cariz: y así, en esa convergencia y comprensión verdadera producen y encuentran lo que resulta más prudente.

¿Qué obstáculo se opone a que la inteligencia no se dé en sí misma, si realmente se asigna a personas diferentes? Pues, aunque no lo parezca, todas estas personas reúnense en un mismo ser. Veamos un ejemplo: si una cosa es tocada por nosotros con varios dedos, pensamos en verdad que tocamos varías cosas; de igual manera, si no la viésemos podríamos tocar más de una vez la misma cuerda. Convendría reflexionar, por tanto, sobre el modo como es alcanzado el bien por nuestras almas. Es indudable que yo no alcanzo un bien y tú otro, sino ambos al mismo. Y no parece creíble que una corriente de ese mismo bien llegue hasta mí y la otra hasta ti, pero de manera que el bien siga en lo alto y radique aquí sólo lo que de él proviene. Necesítase que el que nos da el bien, nos lo dé para que lo recibamos realmente; esa dávida no la concede a seres extraños, sino a seres que provienen de él. Lo que pertenece al intelecto no es un don transportable, ya que en los cuerpos que aparecen separados en cuanto al lugar pueden recibirse dones afines y éstos y sus acciones venir a parar a un mismo resultado, Digamos al menos del cuerpo del universo que actúa y sufre en sí mismo y que nada recibe de fuera. Si, pues, hay un cuerpo al que nada le viene de fuera, aunque ese cuerpo tienda por naturaleza a huir de sí mismo, ¿cómo podría recaer algo extraño en una cosa que carece de extensión? Ciertamente, por estar colocados en un mis-mo lugar vemos el bien e incluso lo tocamos; nos hallamos en ese lugar donde se hallan también nuestros objetos inteligibles.

El mundo inteligible de que hablamos posee una unidad mucho mayor que eí mundo sensible. Si se dividiese lo mismo que éste, se darían entonces dos mundos sensibles. Así, naturalmente, la esfera inteligible no diferiría en nada de la esfera sensible, supuesto que su unidad es la misma. Bien ridículo resultaría, si por razonable necesidad hemos de otorgar un volumen a la esfera sensible, admitir que se despliega y sale de sí misma la esfera inteligible; porque es evidente que no tiene necesidad de ello. ¿Qué obstáculo, pues, se opone a su unidad? No hay ahí ninguna cosa que haya de empujar a otra para venir a ocupar su lugar, del mismo modo que no reducen su espacio en el alma todos los conocimientos, teoremas y, en general, todas las ciencias. Diríase que esto no es posible en cuanto a las sustancias y, en efecto, no lo es si las verdaderas sustancias poseen materialidad.

Bouillet

X. Cet Être demeure donc sagement en lui-même, et il ne saurait devenir inhérent aux autres choses. Ce sont celles-ci au contraire qui viennent se suspendre à lui, cherchant comme avec passion où il se trouve. C’est là cet amour qui veille à la porte de ce qu’il aime (31), qui se tient 355 toujours près du beau, agile du désir de le posséder et s’estimant heureux d’avoir part à ses dons. En effet, l’amant de la céleste beauté ne reçoit pas la beauté même, mais, comme il se trouve près d’elle, il a part à ses faveurs, tandis qu’elle demeure immuable en elle-même. Il y a ainsi beaucoup d’êtres qui aiment une seule et même chose, qui l’aiment tout entière, et qui, lorsqu’ils la possèdent, la possèdent tout entière dans la mesure où ils en sont capables : car c’est tout entière qu’ils souhaitent la posséder (32). Pourquoi donc cet Être ne suffirait-il pas seul à tous en demeurant en soi? Il suffit précisément parce qu’il demeure en soi : il est beau, parce qu’il est tout entier présent à tous.

La Raison (τὸ φρονεῖν) est aussi tout entière pour tous; elle est commune à tous, parce qu’elle n’est pas différente en différents lieux : il serait en effet ridicule qu’elle eût besoin d’être dans un lieu. La Raison d’ailleurs ne ressemble pas à la blancheur (33) : car [la blancheur est la qualité d’un corps, tandis que] la Raison n’appartient en rien au corps. Si nous participons réellement à la Raison, nous aspirons nécessairement à une chose une et identique, qui existe en elle-même tout entière à la fois (34). Quand nous participons à cette Raison, nous ne 356 la recevons pas par fragments, mais tout entière, et la Raison que tu possèdes tout entière n’est pas différente de celle que je possède moi-même (35). Nous trouvons une image de cette unité de la Raison dans les assemblées et dans les réunions, où tous les assistants paraissent concourir à 357 former une Raison unique : il semble que chacun, isolé des autres, soit impuissant à trouver la Raison, mais que, dans une réunion où il y a concert entre les esprits (36), tous ensemble, en s’appliquant à un seul objet, engendrent ou plutôt découvrent la Raison. Qui empêche en effet que des esprits différents ne soient unis au sein d’une seule et même Intelligence (37)? Quoique l’Intelligence nous soit ainsi commune avec les autres hommes, nous ne nous apercevons pas de cette communauté. C’est comme si, touchant un seul objet avec plusieurs doigts, on s’imaginait par suite qu’on touche plusieurs objets; ou bien encore c’est comme si l’on frappait une seule corde de la lyre sans la voir [et en croyant toucher des cordes différentes].

Revenons à notre sujet. Nous avions à rechercher comment nous atteignons le Bien avec nos âmes. Le Bien que tu atteins n’est pas différent de celui que j’atteins moimême ; il est le même. Et quand je dis qu’il est le même, je n’entends pas que du Bien découlent sur nous deux des choses différentes, de telle sorte qu’il soit, lui, quelque part là-haut, tandis que ses dons descendent ici-bas (38) ; j’entends au contraire que Celui qui donne est présent à ceux qui reçoivent, afin que ceux-ci reçoivent véritablement ; j’entends de plus qu’il fait ses dons à des êtres qui lui sont intimement unis, et non à des êtres qui lui seraient étrangers : car les dons intellectuels ne se communiquent pas d’une manière locale. On voit même des corps différents, 358 malgré la distance qui les sépare, recevoir les mêmes dons, parce que le don accordé et l’effet produit aboutissent à une même chose ; bien plus, toutes les actions et les passions qui se produisent dans le corps de l’univers sont contenues dans son sein, et rien ne lui vient du dehors. Or si un corps, qui par sa nature se fuit en quelque sorte lui-même [parce qu’il est dans un écoulement perpétuel], ne reçoit cependant rien du dehors, comment une essence qui n’a point d’étendue tiendrait-elle quelque chose du dehors? Par conséquent, étant tous contenus dans un seul et même principe, nous voyons le Bien et nous le touchons tous ensemble parla partie intelligible de notre être (39).

D’ailleurs, le monde intelligible a bien plus d’unité que le monde sensible : autrement, il y aurait deux mondes sensibles, puisque la sphère intelligible ne différerait pas de la sphère sensible si elle n’avait pas plus d’unité que cette dernière. Elle l’emportera donc sous le rapport de l’unité. Il serait en effet ridicule d’admettre que l’une des deux sphères eût une étendue conforme à sa nature, tandis que l’autre, sans aucune nécessité, s’étendrait et s’écarterait de son centre. Pourquoi dans le monde intelligible toutes choses ne conspireraient-elles pas à l’unité? Là, en effet, aucune ne fait obstacle à l’autre par son impénétrabilité, pas plus que la conception que vous avez d’une notion ou d’une proposition ne fait obstacle à celle que j’en ai moi-même, pas plus que des notions diverses ne se font obstacle l’une à l’autre dans une seule âme. — Cette 359 union, dira-t-on, ne saurait avoir lieu pour des essences. — Oui, répondrons-nous, mais seulement si l’on ose supposer que les essences véritables sont des masses corporelles.

Guthrie

THE BEING LOVES ESSENCE AS ENTIRE.

10. Animated by wisdom, this Essence dwells in itself, and it could never inhere in other things. It is these, on the contrary, that come to depend from it, as if with passion seeking where it may be. That is the love that watches at the door of the beloved, which remains ever near the beautiful, agitated with the desire of possessing it, and esteeming itself happy to share in its gifts. Indeed, the lover of the celestial beauty does not receive Beauty itself, but, as he stands near it, he shares in its favors, while the latter remains immovable in itself. There are, therefore, many beings which love one only and same thing, who love it entire, and who, when they possess it, possess it entire in the measure in which they are capable of doing so; for they desire to possess it entire. Why then should not this Essence suffice to all by remaining within itself? It suffices precisely because it remains within itself; it is beautiful because it is present to all as an entire whole.

REASON ALSO IS A WHOLE.

For us Wisdom also is a whole; it is common to all of us, because it is not different in different places; it would, indeed, be ridiculous for it to need existence in some locality. Besides, wisdom does not resemble whiteness; for (whiteness is the quality of a body, while) Wisdom does not at all belong to the body. If we really participate in Wisdom, we necessarily aspire to some thing single and identical, which exists in itself, as a whole, simultaneously. When we participate in this Wisdom, we do not receive it in fragments, but entire; and the Wisdom which you possess entire is not different from that which I myself possess. We find an image of this unity of Wisdom in the assemblies and meetings of men, where all those present seem to help in making up a single Wisdom. It seems that each one, isolated from the others, would be powerless to find wisdom; but when the same person is in a meeting, where all the minds agree together, in applying themselves to a single object, he would produce, or rather discover, Wisdom. What indeed hinders different minds from being united within one same and single Intelligence? Although Intelligence be common to us and to other men, we do not notice this community. It is as if, touching a single object with several fingers, one should later imagine having touched several objects; or as if one had struck a single chord of the lyre without seeing it (and thinking that one had struck different chords).

BY THE INTELLIGIBLE PARTS OF THEIR BEING, ALL MEN SHARE THE SAME INTELLIGIBLE.

Let us return to our subject. We were seeking how we might attain the Good with our souls. The Good that you attain is not different from the one that I myself attain; it is the same. And when I say that it is the same, I do not mean that from the Good descended upon us both different things, so that the Good would remain somewhere on high, while His gifts descended down here; on the contrary, I mean that He who gives is present to those who receive, so that these may veritably receive; I mean besides that He gives His gifts to beings who are intimately united with Him, and not to beings who might be foreign to Him; for intellectual gifts cannot be communicated in a local manner. One even sees different bodies, in spite of the distance that separates them, receiving the same gifts, because the gift granted, and the effect produced tend to the same result; much more, all the actions and passions which produce themselves in the body of the universe are contained within it, and nothing comes to it from without. Now if a body, which by its nature as it were scatters itself (because it is in a perpetual flowing wastage), nevertheless, receives nothing from without, how would a being that has no extension retain nothing from without, how would a being that has no extension retain something from without? Consequently, as all are contained in one and the same Principle, we see the good, and we altogether touch it by the intelligible part of our nature.

THE INTELLIGIBLE WORLD HAS MUCH MORE UNITY THAN THE SENSE-WORLD.

Besides, the intelligible world has much more unity than the sense-world; otherwise, there would be two sense-worlds, since the intelligible sphere would not differ from the sense-sphere if the former did not have more unity than the latter. In respect to unity, therefore, the intelligible world would surpass the sense-sphere. It would indeed be ridiculous to admit that one of the two spheres would have an extension suitable to its nature; while the other, without any necessity, would extend, and would withdraw from its centre. Why would not all things conspire together to unity, in the intelligible world? There, indeed, no one thing hinders another by impenetrability, any more than the conception that you have of a notion or of a proposition in no wise hinders the one that I have in myself, any more than different notions mutually hinder each other in the same soul. To the objection that such a union could not take place for (separate) beings, an affirmative answer may be given, but only if one dare to suppose that veritable beings are corporeal masses.

MacKenna

10. It remains, then, poised in wisdom within itself; it could not enter into any other; those others look to it and in their longing find it where it is. This is that "Love Waiting at the Door," ever coming up from without, striving towards the beautiful, happy when to the utmost of its power it attains. Even here the lover does not so much possess himself of the beauty he has loved as wait before it; that Beauty is abidingly self-enfolded but its lovers  , the Many, loving it as an entire, possess it as an entire when they attain, for it was an entire that they loved. This seclusion does not prevent its sufficing to all, but is the very reason for its adequacy; because it is thus entire for all it can be The Good to all.

Similarly wisdom is entire to all; it is one thing; it is not distributed parcelwise; it cannot be fixed to place; it is not spread about like a colouring, for it is not corporeal; in any true participation in wisdom there must be one thing acting as unit upon unit. So must it be in our participation in the One; we shall not take our several portions of it, nor you some separate entire and I another. Think of what happens in Assemblies and all kinds of meetings; the road to sense is the road to unity; singly the members are far from wise; as they begin to grow together, each, in that true growth, generates wisdom while he recognizes it. There is nothing to prevent our intelligences meeting at one centre from their several positions; all one, they seem apart to us as when without looking we touch one object or sound one string with different fingers and think we feel several. Or take our souls in their possession of good; it is not one good for me and another for you; it is the same for both and not in the sense merely of distinct products of an identical source, the good somewhere above with something streaming from it into us; in any real receiving of good, giver is in contact with taker and gives not as to a recipient outside but to one in intimate contact.

The Intellectual giving is not an act of transmission; even in the case of corporeal objects, with their local separation, the mutual giving [and taking] is of things of one order and their communication, every effect they produce, is upon their like; what is corporeal in the All acts and is acted upon within itself, nothing external impinging upon it. Now if in body, whose very nature is partition, there is no incursion of the alien, how can there be any in the order in which no partition exists?

It is therefore by identification that we see the good and touch it, brought to it by becoming identical with what is of the Intellectual within ourselves. In that realm exists what is far more truly a kosmos of unity; otherwise there will be two sensible universes, divided into correspondent parts; the Intellectual sphere, if a unity only as this sphere is, will be undistinguishable from it - except, indeed, that it will be less worthy of respect since in the nature of things extension is appropriate in the lower while the Intellectual will have wrought out its own extension with no motive, in a departure from its very character.

And what is there to hinder this unification? There is no question of one member pushing another out as occupying too much space, any more than happens in our own minds where we take in the entire fruit of our study and observation, all uncrowded.

We may be told that this unification is not possible in Real Beings; it certainly would not be possible, if the Reals had extension.


[1Plotino recoge las ideas de Platón, Banquete, 203 d. El Amor, hijo de Poros, dios de la Abundancia, y de Penia, diosa de la Pobreza, es apasionado de la sabiduría y, en último término, de la belleza. Pobre y desvalido como su madre, aspira a la posesión de la belleza y de su propia felicidad.