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ENÉADAS

Plotino - Tratado 44,21 (VI, 3, 21) — Movimento e Modificação

Enéada VI, 3, 21

sábado 18 de junho de 2022, por Cardoso de Castro

    
  • Cap 21, 1-4: Introdução
  • Cap 21, 5-9: Não se reduz à substância  , à qualidade   ou ao agir e ao padecer?
  • Cap 21, 9-21: Não se reduz à relação ou à quantidade?
    

Igal

21 Pasando a los grados, parecíanos que los participantes en la cualidad los admiten, pero se planteaba el problema de si los admiten la salud y la justicia misma. Pues bien, si cada una de las cualidades mismas admite una gama, hay que admitir que también los hábitos mismos la admiten. En cambio, en el mundo inteligible cada cosa es la cosa entera. Así que no admite grados.

Pasando al movimiento, he aquí como se puede estudiar si hay que considerarlo como género: primero, si no convendría reducirlo a otro género; segundo, si no se puede predicar de él ningún predicado esencial superior; tercero, si forma especies valiéndose de varias diferencias.

¿A qué géneros se le podría reducir? Porque ni la sustancia ni la cualidad son de las cosas que lo contienen. Es más, tampoco se lo puede reducir a la acción, pues hay muchos movimientos que entran en la pasión, ni tampoco a la pasión, pues hay muchos movimientos que son acciones; acciones y pasiones, en cambio, son reductibles al movimiento. Tampoco sería correcto reducirlo a la relación alegando que el movimiento es de algo y no subsiste en sí mismo  . Según eso, también la cualidad entraría en la relación, ya que la cualidad es de algo y está en algo. Dígase lo mismo de la cuantidad. Y si porque estas dos son algo aunque sean de algo, han sido denominadas, en cuanto son, la una cualidad y la otra cuantidad, así, del mismo modo, porque el movimiento, aunque sea de algo, es algo antes de ser algo, hay que considerar lo que es en sí mismo. Porque, en general, hay que definir   como relativo no lo que primero es y luego es de algo, sino lo que es producto de la relación, no siendo otra cosa, en cuanto se predica, aparte de la relación. Por ejemplo, lo doble, en cuanto se predica como doble, toma su origen   y su realidad de su comparación con lo que mide un codo, no siendo concebido, antes de eso, como ninguna otra recibe su nombre y su ser de su comparación con otra cosa.

¿Qué es, pues, esto que, aun siendo de otro, es algo para poder ser, además, de otro, al igual que la cualidad, la cuantidad y la sustancia? Pero antes hay que considerar que nada anterior   se predica, como género, del movimiento. Mas si alguno dijera que el cambio es anterior al movimiento, en primer lugar, o está identificando el cambio con el movimiento, o si piensa que el cambio es un género, hará de él un género distinto de los mencionados anteriormente. En segundo lugar, es evidente   que hará del movimiento una especie del cambio, y al movimiento le contrapondrá otra especie, quizá la generación, afirmando que también la generación es un cambio, pero no un movimiento.

Ahora bien, ¿por qué la generación no es un movimiento? Si es porque el ser   generado no existe todavía y porque el movimiento no reside en el no-ser, es evidente que la generación tampoco podrá ser cambio. Y si es porque la generación no es otra cosa que una alteración y un crecimiento por razón de que la generación se da con la alteración y el crecimiento de ciertas cosas, se la está confundiendo con los antecedentes de la generación. Pero la generación en estas cosas hay que concebirla como una especie distinta. Porque el generarse y la generación no consisten en sufrir pasivamente una alteración, como calentarse o emblanquecerse, pues bien puede ser que, generadas estas cosas, aún no queden generadas con generación absoluta, sino que sean generadas bajo un aspecto, ni más ni menos que el de la alteración, sino en que un animal   o una planta   reciba una forma. Diríamos que sería más adecuado concebir el cambio como especie que no el movimiento: «cambio» quiere decir permuta de una cosa por otra, mientras que movimiento incluye aun la mudanza no desposeedora, como es el movimiento local, o si se rechaza este caso, al menos el aprender  , el tocar la cítara o, en general, el movimiento procedente de un hábito  .

En conclusión, es más bien la alteración la que, siendo como es un movimiento desposeedor, es una especie del movimiento.

Bouillet

XXI. [Mouvement.] Passons au mouvement (93). On reconnaît qu’il est un genre aux caractères suivants : d’abord le mouvement ne se ramène à aucun autre genre ; ensuite, on ne saurait affirmer de lui rien de plus élevé sous le rapport de l’essence ; enfin, il offre un grand nombre de différences qui constituent des espèces.

A quel genre voulez-vous ramener le mouvement? Il ne constitue ni la substance ni la qualité des êtres dans lesquels il se trouve. Il ne se ramène même pas à l’action : car il y a dans la passion plusieurs sortes de mouvements ; ce sont au contraire les actions et les passions qui se ramènent au mouvement. Ensuite, de ce que le mouvement n’existe pas en lui-même, qu’il appartient à un être et qu’il est dans un sujet, il ne s’en suit pas qu’il soit un relatif ; sinon, il faudrait placer aussi la qualité dans le genre de la relation : car la qualité appartient à un être et est dans un sujet; il en est de même de la quantité. Dira-t-on que, bien qu’elles soient chacune dans un sujet, l’une en tant que qualité et l’autre en tant que quantité, elles n’en sont pas moins en elles-mêmes des espèces d’êtres? Le même argument s’appliquera au mouvement : quoiqu’il appartienne à un sujet, il est quelque chose avant d’appartenir à un sujet, et nous devons considérer ce qu’il est en lui-même. Le relatif n’est pas ce qui est d’abord quelque chose par lui-même et est ensuite la chose d’une autre chose (94), mais ce qui naît du rapport même existant entre deux objets et n’est rien autre chose en dehors du rapport auquel il doit son nom : ainsi le double, en tant qu’il est appelé double, n’est engendré et n’existe que dans la comparaison qu’on établit entre lui et la moitié, puisque, n’étant point conçu auparavant, il doit son nom et son existence à la comparaison qu’on établit (95).

Qu’est donc le mouvement ? Tout en appartenant à un sujet, il est par lui-même quelque chose avant d’appartenir à un sujet, comme le sont la qualité, la quantité et l’essence. D’abord, rien ne s’affirme avant lui et de lui en qualité de genre. Dira-t-on que le changement (μεταβολή) (96) est antérieur au mouvement? Changement est ici identique à mouvement, ou, si l’on fait du changement un genre, il formera un genre à ajouter à ceux qui ont été déjà reconnus. Ensuite, il est évident que, dans cette hypothèse, on fera du mouvement une espèce, et qu’on lui opposera une autre espèce, la génération (γένεσις  ), par exemple: on dira de celle-ci qu’elle est un changement, et non un mouvement (97). Pourquoi alors veut-on que la génération ne soit pas un mouvement? Est-ce parce que ce qui est engendré n’existe pas encore et que le mouvement ne saurait exister dans le non-être? Il en résultera que la génération ne sera pas non plus un changement. Est-ce parce que la génération n’est qu’une altération et un accroissement, et qu’elle suppose que certaines choses sont altérées et s’accroissent? Parler ainsi, c’est s’occuper des choses qui précèdent la génération. Pour qu’il y ait ici génération, il faut qu’il y ait production d’une autre forme : car la génération ne consiste pas dans une altération subie passivement, telle qu’être échauffé ou être rendu blanc; ces effets peuvent être produits avant que la génération ne soit réalisée. Que se passe-t-il donc alors dans la génération ? Il y a altération. La génération consiste dans la production d’un animal ou d’une plante, dans la réception d’une forme. Il serait donc plus raisonnable de faire du changement une espèce que du mouvement, parce que le mot changement signifie qu’une chose prend la place d’une autre, tandis que mouvement signifie l’acte par lequel un être passe de ce qui lui est propre à ce qui ne l’est pas, comme dans la translation d’un lieu à un autre. Si l’on n’admet pas cela [pour définir le mouvement], on reconnaîtra du moins que l’action d’étudier, celle de toucher de la lyre, et, en général, tous les mouvements qui modifient une habitude, rentrent dans notre définition. L’altération (ἀλλοίσις) ne saurait donc être qu’une espèce de mouvement, puisqu’elle est un mouvement qui fait passer d’un état à un autre (ἐκστατικὴ κίνησις) (98).

Guthrie

REASONS WHY MOVEMENT IS A CATEGORY.

21. Let us pass to movement. Admittedly movement is a genus with the following characteristics: first, movement cannot be reduced to any other genus; then, nothing higher in the scale of being can be predicated of it; last, it reveals a great number of differences which constitute species.

MOVEMENT CANNOT BE REDUCED TO ANY HIGHER GENUS.

To what genus could (movement) be reduced? It constitutes neither the being nor the quality of the (being) in which it exists. It is not even reducible to action, for in passion (or, experience) there are several kinds of movements; and it is the actions and passions which are reducible to movement. Further, movement need not necessarily be a relative merely because movement does not exist in itself, that it belongs to some being, and that it exists in a subject; otherwise, we should have to classify quality also as a relation; for quality belongs to some (being) and exists in a subject; it is not so however, with a quantity. It might be objected that, though each of them exist in some subject, the one by virtue of its being a quality, and the other, of being a quantity, they themselves are not any the less species of essences. The same argument would apply to movement; though it belong to some subject, it is something before belonging to a subject, and we must consider what it is in itself. Now what is relative is not at first something by itself, and then the predicate of something else; but what is born of the relation existing between two objects, is nothing else outside the relation to which it owes its name; thus the double, so far as it is called doubleness, is neither begotten, nor exists except in the comparison established between it and a half, since, not being conceived of before, it owes its name and its existence to the comparison thus established.

IS CHANGE ANTERIOR TO MOVEMENT?

What then is movement? While belonging to a subject, it is something by itself before belonging to a subject, as are quality, quantity, and being. To begin with, nothing is predicated before it, and of it, as a genus. Is change anterior to movement? Here change is identical with movement, or if change is to be considered a genus, it will form a genus to be added to those already recognized. Besides, it is evident that, on this hypothesis  , movement will become a species, and to it will be opposed, as another species, “generation,” as, for instance, “generation” is a change, but not a movement. Why then should generation not be a movement? Is it because what is generated does not yet exist, and because movement could not exist in non-being? Consequently, neither will generation be a change. Or is this so because generation is an alteration and increase, and because it presupposes that certain things are altered, and increase? To speak thus is to busy ourselves with things that precede generation. Generation presupposes production of some other form; for generation does not consist in an alteration passively undergone, such as being warmed, or being whitened; such effects could be produced before realization of the generation. What then occurs in generation? There is alteration. Generation consists in the production of an animal or plant, in the reception of a form. Change is much more reasonably to be considered a species, than movement; because the word change means that one thing takes the place of another, while movement signifies the actualization by which a being passes from what is proper to it, to what is not, as in the translation from one place to another. If that be not admitted (to define movement), it will at least have to be acknowledged that the action of studying it, as that of playing the lyre, and in general, all the movements that modify a habit, would be subsumed within our definition. Alteration therefore could not be anything else but a species of movement; since it is a movement which produces passage from one state to another.

MacKenna

21. The claim of Motion to be established as a genus will depend upon three conditions: first, that it cannot rightly be referred to any other genus; second, that nothing higher than itself can be predicated of it in respect of its essence; third, that by assuming differences it will produce species. These conditions satisfied, we may consider the nature of the genus to which we shall refer it.

Clearly it cannot be identified with either the Substance or the Quality of the things which possess it. It cannot, further, be consigned to Action, for Passivity also comprises a variety of motions; nor again to Passivity itself, because many motions are actions: on the contrary, actions and passions are to be referred to Motion.

Furthermore, it cannot lay claim to the category of Relation on the mere ground that it has an attributive and not a self-centred existence: on this ground, Quality too would find itself in that same category; for Quality is an attribute and contained in an external: and the same is true of Quantity.

If we are agreed that Quality and Quantity, though attributive, are real entities, and on the basis of this reality distinguishable as Quality and Quantity respectively: then, on the same principle, since Motion, though an attribute has a reality prior to its attribution, it is incumbent upon us to discover the intrinsic nature of this reality. We must never be content to regard as a relative something which exists prior to its attribution, but only that which is engendered by Relation and has no existence apart from the relation to which it owes its name: the double, strictly so called, takes birth and actuality in juxtaposition with a yard’s length, and by this very process of being juxtaposed with a correlative acquires the name and exhibits the fact of being double.

What, then, is that entity, called Motion, which, though attributive, has an independent reality, which makes its attribution possible - the entity corresponding to Quality, Quantity and Substance?

But first, perhaps, we should make sure that there is nothing prior to Motion and predicated of it as its genus.

Change may be suggested as a prior. But, in the first place, either it is identical with Motion, or else, if change be claimed as a genus, it will stand distinct from the genera so far considered: secondly, Motion will evidently take rank as a species and have some other species opposed to it - becoming, say - which will be regarded as a change but not as a motion.

What, then, is the ground for denying that becoming is a motion? The fact, perhaps, that what comes to be does not yet exist, whereas Motion has no dealings with the non-existent. But, on that ground, becoming will not be a change either. If however it be alleged that becoming is merely a type of alteration or growth since it takes place when things alter and grow, the antecedents of becoming are being confused with becoming itself. Yet becoming, entailing as it does these antecedents, must necessarily be a distinct species; for the event and process of becoming cannot be identified with merely passive alteration, like turning hot or white: it is possible for the antecedents to take place   without becoming as such being accomplished, except in so far as the actual alteration [implied in the antecedents] has «come to be»; where, however, an animal or a vegetal life is concerned, becoming [or birth] takes place only upon its acquisition of a Form.

The contrary might be maintained: that change is more plausibly ranked as a species than is Motion, because change signifies merely the substitution of one thing for another, whereas Motion involves also the removal of a thing from the place to which it belongs, as is shown by locomotion. Even rejecting this distinction, we must accept as types of Motion knowledge and musical performance - in short, changes of condition: thus, alteration will come to be regarded as a species of Motion - namely, motion displacing.