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ENÉADAS

Plotino - Tratado 42,19 (VI, 1, 19) — O agir e o padecer

Enéada VI, 1, 19

sexta-feira 17 de junho de 2022, por Cardoso de Castro

Igal

19 Examinemos, por otra parte, si es probable que algunos actos sean incompletos por cuanto emplean tiempo, de suerte que vengan a ser lo mismo que los movimientos, por ejemplo el vivir y la vida. En efecto, la vida de cada uno se realiza en un tiempo completo, y la felicidad es un acto que no se cifra en un instante, sino que es tal y como ellos pretenden que es el movimiento. En consecuencia, debemos admitir que ambos son movimientos, y que el movimiento es una realidad una y un género uno, percatándonos de que, además de la cuantidad inherente a la sustancia y además de la cualidad, también el movimiento es inherente a ella. Y, si se quiere, dividiremos los movimientos en somáticos y psíquicos, o bien en los que parten de los sujetos y los que, causados por otros, terminan en aquéllos, o bien en los que emanan de los sujetos y los que emanan de otros, y a los que emanan de los sujetos los llamaremos «acciones», sea que terminen en otros, sea que sean absolutos, y a los que emanan de otros, «pasiones».

Sin embargo, aun los movimientos que terminan en otros son idénticos a los que emanan de otros. Porque el corte, tanto el que parte de quien corta como el que está en lo cortado, es el mismo; pero cortar y ser cortado son dos cosas distintas. Pero bien puede ser que ni siquiera el corte, el que parte de quien corta y el que está en lo cortado, sea uno solo, sino que el cortar consista en que del acto o movimiento cortante resulte en lo cortado un movimiento distinto sucesor de aquél. O tal vez la diferencia no está en el cortar mismo, sino en otra cosa: en la moción sobreañadida, cual es el dolor, ya que en esto consiste el padecer.

—Y cuando no hay dolor, ¿qué es lo que queda?

—¿Qué ha de quedar sino el acto del agente en una cosa concreta? Porque así es como resulta lo que se denomina «acción» es este sentido. Y así, la acción es de dos clases: la que no subsiste en otro y la que subsiste en otro. No es que la una sea acción y la otra pasión, sino que el hecho de que la acción exista en otro dio pie para pensar que son dos cosas: la una, acción, y la otra, pasión. El escribir, por ejemplo, aunque existe en otro, no implica pasión, porque no produce en la tablilla algo distinto del acto de quien escribe, como sería el dolor. Decir que se ha escrito, no quiere decir que haya pasión. Así también, en el caso del caminar, aunque haya un suelo sobre el que se camina, ello no implica la idea de pasión; sólo cuando se camina sobre el cuerpo de un animal piensa uno en la idea adicional de pasión, que es un efecto ulterior, infiriéndolo del dolor, no del caminar. De lo contrario, ya lo hubiera pensado antes. Así también, en todos los casos referentes a la acción, hay que pensar que la acción forma una sola cosa con lo que se denomina no «pasión», sino «el reverso», mientras que lo que se denomina «pasión» es el efecto ulterior; no el reverso, como lo es el «ser quemado» del «quemar», sino lo que resulta del quemar y ser quemado, que son una sola cosa, lo que se añade a esto, sea dolor, sea otra cosa, por ejemplo la consunción.

—Pero si alguno hace algo precisamente para molestar, ¿no es verdad que, entonces, el uno hace y el otro padece, aun cuando las dos cosas por las que el uno hace y el otro padece sean resultado de un solo acto?.

—La intención de molestar no entra en el acto; el acto produce un efecto distinto por el que surge la molestia, un efecto que, pasando al futuro paciente y formando una sola y misma cosa con el acto, produce un efecto ulterior: la molestia.

—Pero ese efecto mismo que forma una sola cosa con el acto, aun antes de producir la molestia y aun sin producirla en absoluto, ¿no es ya una pasión del sujeto en que termina el acto? Por ejemplo, el oír.

—No, el oír no es una pasión, como lo es, en general, la sensación; lo que sí es una pasión es la molestia, la cual no es el reverso de la acción.

Bouillet

XIX. Examinons maintenant si certains actes paraissent être imparfaits quand ils ne sont pas joints au temps, en sorte qu’ils s’identifient avec les mouvements, comme vie s’identifie avec vivre? Car [selon les Péripatéticiens] la vie de chaque être s’accomplit dans un temps parfait, elle bonheur est un acte, non un acte indivisible, mais une espèce de mouvement (81). Il en résulte qu’il faut appeler la vie et le bonheur des mouvements, faire du mouvement un genre, reconnaître que le mouvement forme un genre bien distinct de la quantité et de la qualité, et se rapporte comme elles à la substance. Ce genre peut se diviser en deux espèces, mouvements du corps et mouvements de l’âme, ou mouvements spontanés et mouvements communiqués, ou bien encore mouvements qui procèdent des êtres mêmes et mouvements qui procèdent d’autrui (82) : dans ce cas, les mouvements qui procèdent des êtres mêmes sont des actions, soit qu’ils se communiquent, soit qu’ils restent absolus [en ne se communiquant pas, comme parler et marcher] ; et les mouvements qui procèdent d’autrui sont des passions, quoique les mouvements communiqués paraissent être identiques aux mouvements qui procèdent d’autrui. La division, par exemple, est une seule et même chose, qu’on la considère dans celui qui divise ou dans ce qui est divisé ; cependant diviser est autre chose qu’être divisé. Ou plutôt, la division n’est pas une seule et même chose selon qu’elle procède de celui qui divise ou qu’elle est reçue par ce qui est divisé : diviser, c’est de telle action et de tel mouvement faire naître dans la chose qui est divisée un autre mouvement qui en est la conséquence. Peut-être la différence ne se trouve-t-elle pas dans le fait même d’être divisé, mais dans le mouvement qui résulte de la division, dans la souffrance, par exemple : car c’est là ce qui constitue la passion. — Mais que dire s’il n’y a pas de souffrance ? — Ne peut-on répondre qu’alors l’acte de celui qui agit est simplement présent dans telle chose [sans passion corrélative]? Il y a ainsi deux manières d’agir, agir en soi, agir hors de soi. On ne dira plus alors que le premier mode est agir proprement, et le second pâtir, mais qu’il y a deux manières d’agir hors de soi, savoir agir et pâtir : écrire, par exemple, est une opération dans laquelle on agit sur une autre chose sans qu’il y ait une passion corrélative, parce qu’en écrivant on ne produit rien que l’acte même d’écrire, et non une autre chose comme la souffrance ; si l’on dit qu’on produit aussi la qualité de l’écriture, il n’y a rien là qui pâtisse. Quant à la marche, quoique la terre soit foulée par les pieds, elle ne pâtit pas par suite de ce fait. Au contraire, si c’est le corps d’un animal qui est foulé par les pieds, on conçoit qu’il y a là passion, parce qu’on pense alors à la souffrance qu’éprouvé l’animal ainsi foulé et non à la marche; sinon, on aurait conçu cette passion antérieurement [la notion de cette passion aurait été impliquée dans la notion même de la marche] (83).

C’est ainsi qu’en toutes choses agir ne fait qu’un seul et même genre avec pâtir, qui est regardé comme son contraire [par les Péripatéticiens]. Pâtir est ce qui vient après agir, sans en être le contraire: être brûlé, par exemple, vient après brûler, mais n’en est pas le contraire (84) ; dans ce cas, la passion est ce qui résulte dans l’objet même du fait de brûler et de celui d’être brûlé, lesquels ne font qu’un, que ce résultat soit une souffrance ou autre chose, un dépérissement par exemple.—Mais quoi? si un être en fait souffrir un autre, n’est-il pas vrai que l’un agit et que l’autre pâtit? — Ici d’un seul acte il résulte deux faits, une action et une passion. Il semble d’ailleurs qu’il ne faut pas comprendre dans l’action la volonté de faire souffrir; elle a seulement produit quelque autre chose par suite de laquelle elle fait souffrir, chose qui, se produisant dans l’être qui souffre et étant une et identique, a pour résultat la souffrance. Qu’est donc cette chose une et identique avant de faire souffrir? Lorsqu’il n’y a pas de souffrance, n’y a-t-il pas néanmoins une passion dans celui qui est modifié, qui entend, par exemple? Non, entendre n’est pas pâtir, et la sensation n’est pas réellement une passion (85); mais souffrir, c’est éprouver une passion, et la passion n’est point le contraire de l’action [dans le sens où nous l’avons expliqué].

Guthrie

DO CERTAIN ACTIONS APPEAR IMPERFECT WHEN NOT JOINED TO TIME?

19. Let us now examine if certain actualizations seem to be imperfect when they are not joined to time, thus identifying themselves with movements, as life identifies itself with living. For (according to the Aristotelians) the life of each (being) is accomplished in a perfect time, and happiness is an actualization; not an individual one, indeed, but a sort of movement. Consequently we will have to call life and happiness movements, and movement will have to be made a genus, though recognizing that movement forms a genus very different from quantity and quality; and, like them, relates to being. This genus could be divided into two species, movements of body and movements of soul, or movements spontaneous and communicated; or again, movements proceeding from the beings themselves, or movements proceeding from others. In this case, the movements proceeding from the beings themselves are actions, whether they communicate to others, or remain absolute in themselves (and not communicating to others, like speaking and walking); and the movements proceeding from others are "reactions" though the communicated movements seem to be identical with the movements proceeding from others. For example, division is one and the same thing, whether it be considered within him who divides, or in that which is divided; nevertheless dividing is something different from being divided. Or again, division is not one and the same thing according as it proceeds from him who divides, or as it is received by him who is divided; to divide means to cause in the divided thing another movement, which is the result of the dividing action or movement. Perhaps, indeed, the difference does not lie in the very fact of being divided, but in the movement which results from the division, as for instance, in suffering; for this is what constitutes reaction (or "passion").

What are we to say if there be no suffering? We might answer that the actualization of him who acts is simply present in such a thing (without correlative reaction). There are thus two manners of acting; to act within oneself, and to act outside of oneself. No more will it then be said that the first mode is proper acting, and the second reacting, but that there are two ways of acting outside of oneself, acting and reacting. For instance, writing is an operation in which one acts on something else without a correlative reaction, because in writing one produces nothing but the very actualization of writing, and not something else, like experiencing; for the quality of writing that has been produced is nothing that reacts (or, experiences). As to walking, though the earth be stepped on by the feet, it does not react (or, experience) as a consequence. On the contrary, if it be the body of an animal that is trod under feet, it may be conceived that there is reaction, because one then thinks of the suffering endured by the animal thus trod on, and not of the walking; otherwise, this reaction would have been conceived before (the notion of this reaction would have been implied in the very notion of walking).

ACTION AND REACTION FORM BUT A SINGLE GENUS.

Thus, in everything, acting forms but a single genus along with reacting, which (by the Aristotelians) is considered its opposite. Reacting is what follows acting, without being its contrary; to be burnt, for instance, follows burning, but is not its contrary. In this case, the reaction is what results in the object itself from the fact of burning, or of being burnt, which form but one (process), whether the result be suffering, or something else, as, for instance, depreciation. It might be objected, When one (being) makes another suffer, is it not true that the one acts, and the other reacts? Here from a single actualization result two facts, an action, and a reaction. Besides, it is not necessary to include in the action the will to cause suffering; it has only produced something else as a result of which it causes suffering, something which occurring in the being that suffers, and being one single (occurrence), that causes suffering. What then is this one identical thing which is anterior to the suffering? When there is no suffering, is there not nevertheless a reaction in him in whom is the modification? For instance, in him who hears? No: to hear is not to react, and sensation is not really a reaction; but to suffer is to experience a reaction, and the reaction is not the contrary of the action (in the sense we have explained).

MacKenna

19. We have to ask ourselves whether there are not certain Acts which without the addition of a time-element will be thought of as imperfect and therefore classed with motions. Take for instance living and life. The life of a definite person implies a certain adequate period, just as his happiness is no merely instantaneous thing. Life and happiness are, in other words, of the nature ascribed to Motion: both therefore must be treated as motions, and Motion must be regarded as a unity, a single genus; besides the quantity and quality belonging to Substance we must take count of the motion manifested in it.

We may further find desirable to distinguish bodily from psychic motions or spontaneous motions from those induced by external forces, or the original from the derivative, the original motions being activities, whether externally related or independent, while the derivative will be Passions.

But surely the motions having external tendency are actually identical with those of external derivation: the cutting issuing from the cutter and that effected in the object are one, though to cut is not the same as to be cut.

Perhaps however the cutting issuing from the cutter and that which takes place in the cut object are in fact not one, but "to cut" implies that from a particular Act and motion there results a different motion in the object cut. Or perhaps the difference [between Action and Passion] lies not in the fact of being cut, but in the distinct emotion supervening, pain for example: passivity has this connotation also.

But when there is no pain, what occurs? Nothing, surely, but the Act of the agent upon the patient object: this is all that is meant in such cases by Action. Action, thus, becomes twofold: there is that which occurs in the external, and that which does not. The duality of Action and Passion, suggested by the notion that Action [always] takes place in an external, is abandoned.

Even writing, though taking place upon an external object, does not call for passivity, since no effect is produced, upon the tablet beyond the Act of the writer, nothing like pain; we may be told that the tablet has been inscribed, but this does not suffice for passivity.

Again, in the case of walking there is the earth trodden upon, but no one thinks of it as having experienced Passion [or suffering]. Treading on a living body, we think of suffering, because we reflect not upon the walking but upon the ensuing pain: otherwise we should think of suffering in the case of the tablet as well.

It is so in every case of Action: we cannot but think of it as knit into a unity with its opposite, Passion. Not that this later "Passion" is the opposite of Action in the way in which being burned is the opposite of burning: by Passion in this sense we mean the effect supervening upon the combined facts of the burning and the being burned, whether this effect be pain or some such process as withering.

Suppose this Passion to be treated as of itself producing pain: have we not still the duality of agent and patient, two results from the one Act? The Act may no longer include the will to cause pain; but it produces something distinct from itself, a pain-causing medium which enters into the object about to experience pain: this medium, while retaining its individuality, produces something yet different, the feeling of pain.

What does this suggest? Surely that the very medium - the act of hearing, for instance - is, even before it produces pain or without producing pain at all, a Passion of that into which it enters.

But hearing, with sensation in general, is in fact not a Passion. Yet to feel pain is to experience a Passion - a Passion however which is not opposed to Action.