Página inicial > Antiguidade > Neoplatonismo (245-529 dC) > Plotino (204-270 dC) – Tratados Enéadas > Plotino - Tratado 24,6 (V, 6, 6) — O Bem é além da dualidade entre a realidade (...)

ENÉADAS

Plotino - Tratado 24,6 (V, 6, 6) — O Bem é além da dualidade entre a realidade e a intelecção

Enéada V, 6, 6

terça-feira 14 de junho de 2022, por Cardoso de Castro

Capítulo 6: O Bem é além da dualidade entre a realidade e a intelecção.

  • 1-11: A atividade do Bem não é uma intelecção
  • 11-28: Toda realidade inteligível se dissocia entre o ser e a intelecção do ser
  • 28-36: O Bem é portanto ao mesmo tempo além da realidade e além da intelecção

Míguez

6. Si se habla con propiedad, no hay lugar alguno para el pensamiento en el Bien, porque, para el que piensa, es preciso que el bien sea otra cosa. Pero el Bien, entonces; no actúa. Y, realmente, ¿cómo podría actuar, si es un acto? En términos generales, ningún acto posee, a su vez, un acto. Y si se puede conceder atributos a los otros actos, siempre que se refieran a otra cosa, conviene también que el primero de todos ellos, esto es, el acto del que todos los demás dependen, sea verdaderamente lo que es, sin necesidad de añadirle nada. He aquí, pues, que el acto primero no es el pensamiento, ya que no tiene nada en qué pensar, siendo como es el primero. Por otra parte, aunque poseyese el pensamiento, tampoco podría pensar; porque se necesitan dos cosas en el ser que piensa, lo cual no se da de ningún modo en el pensamiento. Lo comprobaremos mejor si aprehendemos con claridad de qué manera constituye una doble naturaleza el sujeto que piensa. Al decir nosotros que los como tales, esto es, los seres en sí y los seres verdaderos, se encuentran en la región inteligible, no lo afirmaran sólo porque posean una esencia que es siempre la misma, en tanto las cosas sensibles se ofrezcan como fluyentes y no idénticas — pues aun entre éstas pueden darse permanentes —, sino porque poseen por sí mismos la perfección de su ser. Ya que conviene que la esencia, en el primitivo del término, no tenga sombra de ser, sino posea la plenitud de él. Pero el ser alcanza su plenitud cuando toma la forma del pensamiento y la vida; por lo cual, en lo que es se dan, a la vez, el pensamiento, la vida y el ser. Si es ser, es también inteligencia, y si es inteligencia, es igualmente ser, ya que el pensamiento se da a la vez con el ser. Pensar, por tanto, supone multiplicidad, y no unidad. Necesariamente, pues, quien no es múltiple puede poseer el pensamiento. Recorred, en efecto, cada de los distintos seres: el hombre y el pensamiento del hombre, el caballo y el pensamiento del caballo, lo justo y pensamiento de lo justo. Todas estas cosas son dobles, pero asimismo, una dualidad que camina hacia la unidad. Lo que no se incluye entre ellas, no puede constituir cada una de esas unidades, ni estar hecho de cosas dobles o ser todo una dualidad. Cómo la dualidad proviene de la unidad es algo que dejamos para otro lugar. Pero digamos, en fin, que lo que está más allá de la esencia está, también, más allá del pensamiento. No es, por tanto, ilógico que no se conozca a sí mismo, porque nada tiene que aprender de sí, al ser verdaderamente uno. Ni debe tampoco conocer las otras cosas, sino darles algo mejor y más importante que el conocimiento que pudiera tener de ellas. Se trata del bien de las otras cosas, pero, hablando con más propiedad, esas mismas cosas se identifican con él en la medida en que pueden alcanzarlo.

Bouillet

VI. Si les raisons que nous donnons sont justes, il n’y a pas dans le Bien de place pour la pensée. Ce qui pense doit avoir son bien hors de soi. Le Bien est donc inactif (ἀνενέρητον). Comment l’Acte aurait-il besoin d’agir? On ne peut sans pléonasme dire que l’Acte agit. Si l’on attribue quelque chose aux actes qui se rapportent à un principe autre qu’eux-mêmes, du moins le premier Acte auquel tous les autres actes se rapportent doit être simplement ce qu’il est. Cet Acte n’est pas la pensée; il n’a rien à penser, étant le Premier. D’ailleurs, ce qui pense n’est pas la pensée, mais ce qui possède la pensée : il y a ainsi dualité dans ce qui pense ; or il n’y a pas de dualité dans le Premier.

On le voit avec plus d’évidence encore si l’on considère comment cette double nature se montre dans tout ce qui pense à un degré supérieur. Nous disons que les essences considérées comme essences, que toutes les choses qui sont par elles-mêmes et qui possèdent la véritable existence ont pour lieu le monde intelligible, non seulement parce qu’elles demeurent toujours les mêmes tandis que les choses sensibles sont dans un écoulement et un changement perpétuel (09) (bien qu’il y ait aussi des choses sensibles qui demeurent les mêmes (10)), mais plutôt parce qu’elles possèdent par elles-mêmes la perfection de leur existence. L’Essence première doit avoir une existence qui ne soit pas l’ombre de l’existence, mais qui soit l’existence complète. Or l’existence est complète quand elle a pour forme la pensée et la vie. L’Essence première contiendra donc à la fois la pensée, l’existence et la vie. Ainsi l’existence de l’Être implique celle de l’Intelligence; et celle de l’Intelligence, celle de l’Être, en sorte que la pensée est inséparable de l’existence, et qu’elle est multiple au lieu d’être une. Ce qui n’est pas multiple [l’Un] ne doit donc pas penser. Dans le monde intelligible, on trouve l’homme et la pensée de l’homme, le cheval et la pensée du cheval, le juste et la pensée du juste; chaque chose y est dualité; l’unité y est dualité, et la dualité y passe à l’unité. Le Premier n’est ni toutes les choses qui impliquent dualité, ni aucune d’elles; il n’y a en lui aucune dualité.

Nous examinons ailleurs comment la dualité sort de l’unité. Ici nous devons reconnaître que l’Un, étant supérieur à l’être, l’est aussi à la pensée. Il est donc raisonnable d’affirmer qu’il ne se connaît pas, qu’il n’a rien à connaître en lui-même, parce qu’il est simple. Il doit d’ailleurs encore moins connaître les autres êtres. Il leur donne quelque chose de plus grand et de plus précieux que la connaissance des êtres (puisqu’il est le bien de tous les êtres) ; ils tiennent de lui ce qui est plus important, la faculté de s’identifier à lui autant que cela est possible.

Bréhier

6. Si j’ai raison, il n’y a pas de place pour la pensée dans le Bien ; pour qui pense, il faut autre chose qui soit son bien. - Le Bien n’agit donc pas ? - Et comment le Bien, s’il est acte, aurait-il à agir ? D’une manière générale, aucun acte ne possède à son tour un acte. Et si l’on peut donner des attributs aux autres actes, parce qu’ils se rapportent à autre chose qu’à eux-mêmes, le premier de tous les actes du moins, celui dont tous les autres dépendent, doit être ce qu’il est, sans rien de plus. L’acte premier n’est donc pas la pensée ; il n’a rien à penser, puisqu’il est premier. De plus, serait-il la pensée, il ne penserait pas ; ce qui pensé, c’est ce qui a la pensée, et il faut par conséquent deux choses dans un sujet pensant ; or la pensée, toute seule, n’est pas ces deux choses. On le verra mieux, si l’on saisit plus clairement en quel sens le sujet pensant a une nature double. Si nous disons que les êtres en tant qu’êtres, les êtres en soi, les êtres véritables sont dans la région intelligible, ce n’est pas seulement parce qu’ils ont une essence permanente et identique, tandis que les choses sensibles s’écoulent et ne sont pas permanentes ; car il y a peut-être, même dans les choses sensibles, des êtres permanents ; c’est parce qu’ils possèdent d’eux-mêmes la perfection de leur être. L’essence, au sens primitif du terme, n’est pas l’ombre de l’être mais elle possède l’être accompli. Or l’Être est accompli, lorsqu’il prend la forme de la pensée et de la vie. Donc en ce qui est, il y a à la fois pensée, vie et être. S’il est être, il est intelligence, et, s’il est intelligence, il est être ; la pensée est inséparable de l’être. Donc penser, c’est être multiple et non pas un. Qui n’est point multiple ne doit point posséder la pensée. Parcourez les êtres un à un : l’homme et la pensée de l’homme, le cheval et la pensée du cheval, le juste et la notion du juste, tous sont doubles ; un fait deux, mais deux qui reviennent à un. Ce qui n’est point parmi ces êtres, n’est pas non plus chacune de ces unités, n’est pas fait de toutes ces dualités, et n’est pas du tout une dualité (Comment la dualité vient de l’unité, c’est ce que nous verrons ailleurs). D’ailleurs ce qui est au delà de l’essence est aussi au delà de la pensée. Il n’est donc pas absurde qu’il ne se connaisse pas lui-même ; il n’a rien à apprendre en lui, puisqu’il est un. Mais il ne doit pas non plus connaître les autres choses ; il leur donne quelque chose de meilleur et de plus important que la connaissance qu’il pourrait en prendre ; il est le bien des autres choses ; que dis-je ? autres ; elles ont l’identité avec lui dans la mesure où elles peuvent entrer en contact avec lui.

Guthrie

THE GOOD AS SUPRA-COGITATIVE IS ALSO SUPRA-ACTIVE.

6. If the above arguments be worth while, the Good has no place for thought. What thinks must have its good outside of itself. The Good, therefore, is not active; for what need to actualize would actualization have? To say that actualization actualizes, is tautology. Even if we may be allowed to attribute something to actualizations which relate to some principle other than themselves, at least the first actualization to which all other actualizations refer, must be simply what it is. This actualization is not thought; it has nothing to think, as it is the First. Besides, that which thinks is not thought, but what possesses thought. Thus there is duality in what thinks; but there is no duality in the First.

PRIMARY EXISTENCE WILL CONTAIN THOUGHT, EXISTENCE AND LIFE.

This may be seen still more clearly by considering how this double nature shows itself in all that thinks in a clearer manner. We assert that all essences, as such, that all things that are by themselves, and that possess true existence, are located in the intelligible world. This happens not only because they always remain the same, while sense-objects are in a perpetual flow and change6—although, indeed, there are sense-objects (such as the stars), that remain the same— but rather because they, by themselves, possess the perfection of their existence. The so-called primary "being" must possess an existence which is more than an adumbration of existence, and which is complete existence. Now existence is complete when its form is thought and life. Primary "being," therefore, will simultaneously contain thought, existence and life. Thus the existence of essence will imply that of intelligence; and that of intelligence, that of essence; so that thought is inseparable from existence, and is manifold instead of being one. That which is not manifold (the One), cannot, therefore, think. In the intelligible world, we find Man, and the thought of man, Horse and the thought of horse, the Just Man and the thought of the just man; everything in it is duality; even the unity within it is duality, and in it duality passes into unity. The First is neither all things that imply duality, nor any of them; it contains no duality whatever.

THE FIRST, THEREFORE, BEING SUPRA-COGITATIVE, DOES NOT KNOW ITSELF.

Elsewhere we shall study how duality issues from unity. Here we merely insist that as the One is superior to "being," it must also be superior to thought. It is, therefore, reasonable to insist that it does not know itself, that it does not contain anything to be known, because it is simple. Still less will it know other beings. It supplies them with something greater and more precious than knowledge of beings, since it is the Good of all beings; from it they derive what is more important (than mere cogitation), the faculty of identifying themselves with it so far as possible.

Taylor

VI. If, therefore, these things are rightly asserted, intelligence will have no place whatever in the good. For the good which is present with an intellective1 nature is different from the good itself. Hence the good is unenergetic. For why is it necessary that energy should energize ? For in short, no energy whatever has again energy. But if to other energies which are directed to another thing, we attribute something else, it is however necessary, that the first energy from which other energies are suspended, should be that very thing which it is, and that nothing else should be added to it. An energy, therefore, of this kind is not intellectual perception. For it does not possess that which it intellectually perceives ; since it is the first energy. In the next place, neither does intelligence intellectually perceive, but that which possesses intelligence. Again, therefore, two things take place in that which perceives intellectually. But that which is first is by no means two. Farther still, the truth of this may be seen in a still greater degree by him who considers how this twofold nature subsists in every thing which is more clearly intellective. For we say, indeed, that beings as beings, that each thing itself [by itself,] and truly existing beings, are in the intelligible place; and this not merely because some things abide invariably the same in essence, but others, and these are such as are in the sensible region, continually flow and are not permanent. For perhaps there are some things in sensibles of a permanent nature. But we assert this of intelligibles, because they possess the perfection of existence. For it is necessary that the essence which is primarily so called, should not be the shadow of existence, but should have the fulness of being. Existence, however, is then full, when it receives the form of intellectual perception, and of life. Hence, in [real] being, to perceive intellectually, to live, and to exist, are consubsistent. If, therefore, it is being, it is also intellect, and if it is intellect it is being. And intellectual perception is simultaneous with existence. Hence, to perceive intellectually is many things, and not one thing. It is necessary, therefore, that with the nature which is not a thing of this kind, there should not be intellectual perception. Hence, among the several forms contained in true beings, there are man, and the intellectual perception of man; horse, and the intellectual perception of horse; the just, and the intellection of the just. Hence too, all things there are double, and the one is two. And again, two passes into one. But that which is the first of things is not either of these; nor does it consist of all the things which are two; nor is it, in short, two. It has been, however, elsewhere shown by us, how two derives its subsistence from the one. But since the one is beyond essence, it is also beyond intellectual perception. There will be no absurdity therefore, in asserting that the one does not know itself. For being one it does not possess with itself that which it may learn. But neither is it necessary that it should kuow other things. For it imparts to them something better and greater than the knowledge of them; and this is the good of other things. But it rather imparts to them the ability, as much as possible, of coming into contact with it in the same thing.

MacKenna

6. If this reasoning is valid, The Good has no scope whatever for intellection which demands something attractive from outside. The Good, then, is without Act. What Act indeed, could be vested in Activity’s self? No activity has yet again an activity; and whatever we may add to such Activities as depend from something else, at least we must leave the first Activity of them all, that from which all depend, as an uncontaminated identity, one to which no such addition can be made.

That primal Activity, then, is not an intellection, for there is nothing upon which it could Exercise intellection since it is The First; besides, intellection itself does not exercise the intellective act; this belongs to some principle in which intellection is vested. There is, we repeat, duality in any thinking being; and the First is wholly above the dual.

But all this may be made more evident by a clearer recognition of the twofold principle at work wherever there is intellection:

When we affirm the reality of the Real Beings and their individual identity of being and declare that these Real Beings exist in the Intellectual Realm, we do not mean merely that they remain unchangeably self-identical by their very essence, as contrasted with the fluidity and instability of the sense-realm; the sense-realm itself may contain the enduring. No; we mean rather that these principles possess, as by their own virtue, the consummate fulness of being. The Essence described as the primally existent cannot be a shadow cast by Being, but must possess Being entire; and Being is entire when it holds the form and idea of intellection and of life. In a Being, then, the existence, the intellection, the life are present as an aggregate. When a thing is a Being, it is also an Intellectual-Principle, when it is an Intellectual-Principle it is a Being; intellection and Being are co-existents. Therefore intellection is a multiple not a unitary and that which does not belong to this order can have no Intellection. And if we turn to the partial and particular, there is the Intellectual form of man, and there is man, there is the Intellectual form of horse and there is horse, the Intellectual form of Justice, and Justice.

Thus all is dual: the unit is a duality and yet again the dual reverts to unity.

That, however, which stands outside all this category can be neither an individual unity nor an aggregate of all the duals or in any way a duality. How the duals rose from The One is treated elsewhere.

What stands above Being stands above intellection: it is no weakness in it not to know itself, since as pure unity it contains nothing which it needs to explore. But it need not even spend any knowing upon things outside itself: this which was always the Good of all gives them something greater and better than its knowledge of them in giving them in their own identity to cling, in whatever measure be possible, to a principle thus lofty.