Página inicial > Antiguidade > Neoplatonismo (245-529 dC) > Plotino (204-270 dC) – Tratados Enéadas > Plotino - Tratado 15,3 (III, 4, 3) — O demônio que se é e o demônio que se (...)

ENÉADAS

Plotino - Tratado 15,3 (III, 4, 3) — O demônio que se é e o demônio que se tem

Enéada III, 4, 3

terça-feira 24 de maio de 2022, por Cardoso de Castro

Capítulo 3: O demônio que se é e o demônio que se tem.

  • 1-3. Correspondências entre os modos de vida e as reencarnações (continuação): que tipo de homem se torna um demônio (o demônio que se é).
  • 3-5. Definição do demônio que se tem: é o princípio imediatamente superior à parte que é ativa no homem durante sua vida.
  • 5-8. Ilustrações deste princípio
  • 8-25. Consequência: somos nós que escolhemos este demônio e a alma pode assim abandonar, ou se elevar ao mais alto.
  • 25-27. Precisão: a parte da alma que se mantém no inteligível produz um "ato" dela manifestado.

Míguez

3-¿Cuál es, por tanto, el demonio que nos guía? Sin duda, un demonio de este mundo. ¿Y qué dios? ¿También un dios de este mundo? Porque es claro que se trata de una facultad activa que conduce a cada uno y le dirige aquí abajo. ¿Pero es ella realmente el demonio que nos ha tocado en suerte? En modo alguno, dado que el demonio es algo anterior a ella; algo que, sin actuar, se halla al frente de nuestra vida, pues sólo actúa verdaderamente la facultad que viene después. Supongamos que priva en nosotros la sensibilidad: nuestro demonio es, en tal caso, un principio razonable. Si, en cambio, vivimos de acuerdo con la razón, nuestro demonio se sitúa por encima de ella y, sin necesidad de actuar, condesciende con la actividad de la razón. De ahí que diga (Platón  ) que somos nosotros los que elegimos [1] porque al escoger un género de vida escogemos también un demonio superior a ella. Pero, ¿por qué nos conduce? No es lógico que conduzca al que ya ha concluido su vida, mas sí que lo haga con anterioridad, en tanto nosotros vivimos; terminada nuestra vida obedecemos a otro demonio, pues hemos muerto ya a la vida en acto.

Por tanto, mientras vivimos, nuestro demonio quiere conducirnos y, en efecto, nos domina; pero, a la vez, él mismo tiene otro demonio. Si nos vemos agobiados por el peso de nuestras malas costumbres, encuentra el castigo para nuestra falta. De tal modo es castigado el malo que se ve reducido a una vida inferior, semejante por su misma actividad a la vida de las bestias. Si, por el contrario, podemos seguir al demonio que está por encima de nosotros, tendemos hacia arriba en convivencia con él y, entonces, este demonio se convierte en nuestra parte mejor, a la que concedemos el gobierno; pero otro vendrá todavía después de él hasta llegar al demonio más alto. Porque el alma es una multiplicidad y es también todas las cosas, tanto las de arriba como las de abajo, en toda la extensión de la vida. Cada uno de nosotros constituimos un mundo inteligible, enlazados por el cuerpo con las cosas inferiores, y con las cosas superiores por la parte inteligible. Permanecemos en lo alto por nuestra parte totalmente inteligible, pero, en cambio, por la parte que ocupa el último lugar nos encadenamos a las cosas de este mundo, como si infundiésemos a éstas una emanación, y aún mejor, una actividad de la parte inteligible, que, sin embargo, no queda por ello disminuida.

Bouillet

III. Qu’est donc notre démon ? C’est une des puissances de notre âme. Qu’est notre dieu? C’est également une des puissances de notre âme (16). [Est-ce la puissance qui agit principalement en nous comme le croient quelques-uns?] Car la puissance qui agit en nous semble être ce qui nous conduit, puisque c’est le principe qui domine en nous (17). Est-ce là le démon auquel nous sommes échus pendant le cours de notre vie (18) ? Non : notre démon est la puissance immédiatement supérieure à celle que nous exerçons : car elle préside à notre vie sans agir elle-même. La puissance qui agit en nous est la puissance inférieure à celle qui préside à noire vie, et c’est elle qui nous constitue essentiellement. Si donc nous vivons de la vie sensitive, nous avons pour démon la Raison ; si nous vivons de la vie rationnelle, nous avons pour démon le principe supérieur à la raison [l’Intelligence], principe qui préside à notre vie, mais n’agit pas lui-même et laisse agir la puissance inférieure. Platon   dit avec vérité que « nous choisissons notre démon» : car, par le genre de vie que nous préférons, nous choisissons le démon qui préside à notre vie. Pourquoi donc nous conduit-il? Il nous conduit durant le cours de notre vie mortelle [parce qu’il nous est donné pour nous aider à accomplir notre destinée] ; mais il ne peut plus nous conduire quand notre destinée est accomplie, parce que la puissance à l’exercice de laquelle il présidait laisse agir à sa place une autre puissance (car elle est morte, puisque la vie dans laquelle elle agissait est terminée). Cette autre puissance veut agir à son tour, et, après avoir établi sa prépondérance, elle s’exerce durant le cours d’une nouvelle vie, ayant elle-même un autre démon (19). Si nous venons alors à nous dégrader en laissant prévaloir en nous une puissance inférieure, nous en sommes punis. En effet, le méchant déchoit, parce que la puissance qu’il a développée dans sa vie le fait descendre à l’existence de la brute en le rendant semblable à elle par ses mœurs. S’il pouvait suivre le démon qui lui est supérieur, il deviendrait lui-même supérieur en partageant sa vie. Il prendrait ensuite pour guide une partie de lui-même supérieure à celle qui le gouverne, puis une autre partie supérieure encore, jusqu’à ce qu’il fût parvenu à la plus élevée. En effet, l’âme est plusieurs choses, ou plutôt, elle est toutes choses : elle est à la fois les choses inférieures et les choses supérieures ; elle contient tous les degrés de la vie (21). Nous sommes chacun en quelque sorte le monde intelligible : nous sommée liés par notre partie inférieure au monde sensible, et par notre partie supérieure au monde intelligible ; nous demeurons là-haut par ce qui constitue notre essence intelligible; nous sommes attachés ici-bas par les puissances qui tiennent le dernier rang dans l’âme. Nous faisons passer ainsi de l’intelligible dans le sensible une émanation ou plutôt un acte qui ne fait rien perdre à l’intelligible (22).

Bréhier

3. - Quel démon nous mène donc ? Un démon qui est ici-bas. Quel dieu ? Est-ce bien un dieu ici-bas ? Car c’est une faculté agissante que chacun a pour guide, parce qu’elle le dirige ici-bas. Cette faculté est-elle donc le démon auquel est échue notre vie ?-Nullement ; ce démon est un principe supérieur à cette faculté ; il préside à notre vie sans agir lui-même, et c’est la faculté inférieure qui agit. Par exemple, si notre faculté active est la sensibilité, notre démon est un principe raisonnable ; si nous vivons d’une vie conforme à la raison, notre démon est un principe supérieur à la faculté de la raison ; il préside à notre vie sans agir lui-même, et permet à notre faculté rationnelle d’entrer en activité. C’est pourquoi Platon   dit avec raison que « nous choisirons notre démon » ; car en choisissant un genre de vie, nous choisissons un démon supérieur à cette vie. - Pourquoi, alors, nous « conduit-il ? » - Il ne peut conduire l’être qui a achevé sa vie ; auparavant, il nous conduit pendant toute la durée de notre vie ; mais, une fois la vie terminée, l’on obéit à un autre démon, parce que l’on est mort à la vie en acte.

Pendant la vie, donc, notre démon veut nous conduire ; il domine ; et il vit lui-même sous la conduite d’un autre démon. Si nous venons à déchoir sous l’influence de nos mauvaises moeurs, nous en sommes châtiés ; ainsi est puni le méchant ; son vice le fait tomber à un rang inférieur, et il mène la vie qui ressemble aux seules facultés alors agissantes en lui, la vie d’une bête. Si, au contraire, nous pouvons suivre le démon qui est au-dessus de nous, nous nous élevons nous-mêmes en vivant de sa vie ; ce démon, vers qui nous sommes conduits, devient la partie la meilleure de nous-mêmes, et celle à qui nous donnons la puissance ; après lui, nous prenons pour guide un autre démon encore supérieur, et ainsi, jusqu’au plus élevé. Car l’âme est plusieurs choses ; elle est toutes choses, les choses supérieures et les choses inférieures, et elle s’étend dans tout le domaine de la vie. Chacun de nous est un monde intelligible ; liés aux choses inférieures par ce que l’on voit de nous, nous touchons aux choses supérieures par ce que nous avons d’intelligible ; par notre partie pleinement intelligible, nous demeurons en haut ; mais, par la partie qui tient le dernier rang, nous sommes enchaînés aux choses d’en bas, répandant sur elles une émanation ou plutôt une activité émanée de la partie pleinement intelligible, qui n’en est d’ailleurs nullement amoindrie.

Guthrie

OUR GUARDIAN IS THE NEXT HIGHER FACULTY OF OUR BEING.

3. What then is our guardian? It is one of the powers of our soul. What is our divinity? It is also one of the powers of our soul. (Is it the power which acts principally in us as some people think?) For the power which acts in us seems to be that which leads us, since it is the principle which dominates in us. Is that the guardian to which we have been allotted during the course of our life? No: our guardian is the power immediately superior to the one that we exercise, for it presides over our life without itself being active. The power which is active in us is inferior to the one that presides over our life, and it is the one which essentially constitutes us. If then we live on the plane of the sense-life, our guardian is reason; if we live on the rational plane, our guardian will be the principal superior to reason (namely, intelligence); it will preside over our life, but it itself does not act, leaving that to the inferior power. Plato   truly said that "we choose our guardian"; for, by the kind of life that we prefer, we choose the guardian that presides over our life. Why then does He direct us? He directs us during the course of our mortal life (because he is given to us to help us to accomplish our (destiny); but he can no longer direct us when our destiny is accomplished, because the power over the exercise of which he presided allows another power to act in his place (which however is dead, since the life in which it acted is terminated). This other power wishes to act in its turn, and, after having established its preponderance, it exercises itself during the course of a new life, itself having another guardian. If then we should chance to degrade ourselves by letting an inferior power prevail in us, we are punished for it. Indeed, the evil man degenerates because the power which he has developed in his life makes him descend to the existence of the brute, by assimilating him to it by his morals. If we could follow the guardian who is superior to him, he himself would become superior by sharing his life. He would then take as guide a part of himself superior to the one that governs him, then another part, still more elevated until he had arrived at the highest. Indeed, the soul is several things, or rather, the soul is all things; she is things both inferior and superior; she contains all the degrees of life. Each of us, in a certain degree, is the intelligible world; by our inferior part we are related to the sense-world, and by our superior part, to the intelligible world; we remain there on high by what constitutes our intelligible essence; we are attached here below by the powers which occupy the lowest rank in the soul. Thus we cause an emanation, or rather an actualization which implies no loss to the intelligible, to pass from the intelligible into the sense-world.

MacKenna

3. What, then, is the spirit [guiding the present life and determining the future]?

The Spirit of here and now.

And the God?

The God of here and now.

Spirit, God; This in act within us, conducts every life; for, even here and now, it is the dominant of our Nature.

That is to say that the dominant is the spirit which takes possession of the human being at birth?

No: the dominant is the Prior of the individual spirit; it presides inoperative while its secondary acts: so that if the acting force is that of men of the sense-life, the tutelary spirit is the Rational Being, while if we live by that Rational Being, our tutelary Spirit is the still higher Being, not directly operative but assenting to the working principle. The words "You shall yourselves choose" are true, then; for by our life we elect our own loftier.

But how does this spirit come to be the determinant of our fate?

It is not when the life is ended that it conducts us here or there; it operates during the lifetime; when we cease to live, our death hands over to another principle this energy of our own personal career.

That principle [of the new birth] strives to gain control, and if it succeeds it also lives and itself, in turn, possesses a guiding spirit [its next higher]: if on the contrary it is weighed down by the developed evil in the character, the spirit of the previous life pays the penalty: the evil-liver loses grade because during his life the active principle of his being took the tilt towards the brute by force of affinity. If, on the contrary, the Man is able to follow the leading of his higher Spirit, he rises: he lives that Spirit; that noblest part of himself to which he is being led becomes sovereign in his life; this made his own, he works for the next above until he has attained the height.

For the Soul is many things, is all, is the Above and the Beneath to the totality of life: and each of us is an Intellectual Kosmos, linked to this world by what is lowest in us, but, by what is the highest, to the Divine Intellect: by all that is intellective we are permanently in that higher realm, but at the fringe of the Intellectual we are fettered to the lower; it is as if we gave forth from it some emanation towards that lower, or, rather some Act, which however leaves our diviner part not in itself diminished.


[1Cf. Platón Timeo, 33 c.